Mis à jour le 21 mars 2026 par Etienne Chevalier | Temps de lecture : 12 minutes
L'essentiel : 10 ans de prix à Dijon
- Le prix moyen au m² à Dijon est passé de 1 890 € en 2016 à 2 707 € au T1 2026, soit +43% en dix ans
- Montchapet affiche la plus forte valorisation (3 450 €/m²), tandis que Chênôve reste le quartier le plus accessible (1 179 €/m²)
- Un appartement de 60 m² acheté 113 400 € en 2016 vaut aujourd’hui environ 162 420 € : +49 020 € de plus-value brute
- Dijon reste deux fois moins chère que Lyon (5 200 €/m²) et quatre fois moins que Paris (10 500 €/m²)
Sommaire
- Évolution globale des prix (2016-2026)
- Contexte année par année : ce qui a fait bouger les prix
- Évolution par quartier : gagnants et perdants
- Combien auriez-vous gagné en achetant en 2016 ?
- Dijon face aux autres métropoles
- Variations saisonnières : quand acheter ?
- Indicateurs à surveiller et prévisions
- Questions fréquentes

Évolution globale des prix au m² à Dijon (2016-2026)
En dix ans, le marché immobilier dijonnais a connu une transformation profonde. Le prix moyen au mètre carré a progressé de 43%, passant de 1 890 € en 2016 à 2 707 € au premier trimestre 2026. Cette hausse, supérieure à l’inflation cumulée sur la période (environ 18%), confirmé que la pierre dijonnaise a constitué un placement rentable pour les propriétaires.
La dynamique n’a toutefois pas été linéaire. Certaines années ont vu des accélérations brutales, d’autres des quasi-stagnations. Pour comprendre ce qui attend les acheteurs en 2026, il faut analyser les ressorts de chaque phase. Retrouvez également notre bilan complet des prix immobiliers à Dijon en 2026.
| Année | Prix moyen /m² | Évolution annuelle | Évolution cumulée |
|---|---|---|---|
| 2016 | 1 890 € | Référence | 0% |
| 2017 | 1 950 € | +3,2% | +3,2% |
| 2018 | 2 010 € | +3,1% | +6,3% |
| 2019 | 2 080 € | +3,5% | +10,1% |
| 2020 | 2 120 € | +1,9% | +12,2% |
| 2021 | 2 180 € | +2,8% | +15,3% |
| 2022 | 2 340 € | +7,3% | +23,8% |
| 2023 | 2 380 € | +1,7% | +25,9% |
| 2024 | 2 510 € | +5,5% | +32,8% |
| 2025 | 2 580 € | +2,8% | +36,5% |
| 2026 (T1) | 2 707 € | +7,9%* | +43,2% |
* Projection annualisée sur la base du premier trimestre. Source : bases notariales, notaires.fr

Contexte année par année : ce qui a fait bouger les prix
Derrière les chiffres bruts, chaque année raconte une histoire. Voici les événements structurants qui ont influencé le marché dijonnais.
2016-2017 : le décollage post-TGV
L’arrivée de la LGV Rhin-Rhône et la mise en service du TGV Dijon-Paris en 1h35 ont repositionné la ville dans le radar des investisseurs franciliens. Les taux d’intérêt historiquement bas (autour de 1,5%) ont amplifié le mouvement. Résultat : +3,2% en 2017, une hausse nette après des années de stagnation.
2018-2019 : la croissance régulière
Le marché a poursuivi sa progression à un rythme soutenu (+3,1% puis +3,5%). La métropolisation de Dijon, les programmes ANRU dans les quartiers prioritaires et la création de la Cité de la Gastronomie ont renforcé l’attractivité. Les investisseurs locatifs ont affluxé, attirés par des rendements supérieurs à 6%.
2020 : le coup de frein du COVID
La pandémie a ralenti les transactions sans provoquer de baisse. Avec seulement +1,9%, c’est la plus faible progression de la décennie. Les confinements ont gelé le marché pendant près de quatre mois. Pourtant, les prix n’ont jamais reculé : la demande refoulée a maintenu la pression.

2021-2022 : l’emballement post-COVID
Le rattrapage a été spectaculaire. En 2021, la reprise des transactions (+2,8%) a précédé l’explosion de 2022 : +7,3%, la plus forte hausse annuelle de la décennie. L’effet « quête de qualité de vie » a profité à Dijon, ville à taille humaine à 1h35 de Paris. Les taux encore bas (1,1% en début d’année) ont poussé les acheteurs à se décider vite.
2023 : le freinage par les taux
La remontée brutale des taux directeurs de la BCE (passés de 0% à 4% en 18 mois) a freiné le marché. Avec +1,7%, Dijon a résisté bien mieux que Lyon ou Bordeaux, où les prix ont reculé. Le volume des transactions a chuté de 15%, mais les vendeurs dijonnais ont tenu leurs prix.
Le saviez-vous ?
Entre 2022 et 2023, le nombre de prêts immobiliers accordés en Côte-d’Or a baissé de 22%. Pourtant, les prix n’ont reculé que dans 2 quartiers sur 12. La rareté de l’offre a compensé la baisse de la demande.
2024-2025 : la reprise confirmée
La détente progressive des taux (redescendus sous 3,5%) a relancé le marché. En 2024, la hausse de +5,5% a surpris les observateurs. L’année 2025 (+2,8%) a consolidé cette tendance. Les programmes neufs livrés dans le quartier de la gare et à la Toison d’Or ont attiré de nouveaux acquéreurs.
2026 (T1) : un début d’année très dynamique
Le premier trimestre affiche déjà +7,9% en rythme annualisé. La baisse des taux sous les 3%, couplée à une offre toujours contrainte, a créé un effet d’urgence chez les acheteurs. Pour une analyse détaillée de la situation actuelle, consultez notre guide des prix immobiliers à Dijon en 2026.
Évolution par quartier : gagnants et perdants sur 10 ans
La moyenne municipale masque des disparités considérables. Certains quartiers ont vu leur valeur exploser ; d’autres peinent à dépasser l’inflation. Pour une cartographie complète, consultez notre analyse des quartiers chers et accessibles à Dijon.

| Quartier | Prix m² 2016 (est.) | Prix m² 2026 | Évolution | Profil |
|---|---|---|---|---|
| Montchapet | 2 450 € | 3 450 € | +40,8% | Quartier bourgeois, familles CSP+ |
| Centre-ville | 2 300 € | 3 200 € | +39,1% | Patrimoine historique, forte demande locative |
| Toison d’Or | 1 950 € | 2 900 € | +48,7% | Champion de la décennie, néo-quartier attractif |
| Université | 1 750 € | 2 500 € | +42,9% | Locatif étudiant, rendements élevés |
| Bourroches | 1 650 € | 2 300 € | +39,4% | Quartier familial en mutation |
| Grésilles | 1 150 € | 1 500 € | +30,4% | Quartier ANRU, potentiel de revalorisation |
| Chênôve | 920 € | 1 179 € | +28,2% | Périphérie accessible, primo-accédants |
Le grand gagnant : la Toison d’Or. Avec +48,7% en dix ans, ce quartier a bénéficié de la livraison de programmes neufs, de la proximité du centre commercial et de l’amélioration des transports. Il concentre désormais une part croissante des transactions.
Les quartiers qui décrochent. Grésilles (+30,4%) et Chênôve (+28,2%) progressent moins vite que la moyenne. Malgré les programmes de rénovation urbaine, l’image de ces secteurs freine encore la valorisation. C’est précisément là que se trouvent les opportunités pour les investisseurs patients.
Attention
Pour identifier les meilleurs quartiers selon votre stratégie, lisez notre guide : meilleurs quartiers où investir à Dijon.
Combien auriez-vous gagné en achetant en 2016 ?
Pour rendre ces chiffres concrets, simulons l’achat d’un appartement de 60 m² en 2016 dans différents quartiers de Dijon.
| Quartier | Prix d’achat 2016 (60 m²) | Valeur 2026 (60 m²) | Plus-value brute | Rendement annualisé |
|---|---|---|---|---|
| Montchapet | 147 000 € | 207 000 € | +60 000 € | 3,5%/an |
| Centre-ville | 138 000 € | 192 000 € | +54 000 € | 3,4%/an |
| Toison d’Or | 117 000 € | 174 000 € | +57 000 € | 4,1%/an |
| Université | 105 000 € | 150 000 € | +45 000 € | 3,6%/an |
| Bourroches | 99 000 € | 138 000 € | +39 000 € | 3,4%/an |
| Grésilles | 69 000 € | 90 000 € | +21 000 € | 2,7%/an |
| Chênôve | 55 200 € | 70 740 € | +15 540 € | 2,5%/an |
Calculs hors frais de notaire, travaux et fiscalité des plus-values. En ajoutant les loyers perçus sur la période, le rendement global est bien supérieur.
La leçon est claire : même dans les quartiers les plus modestes, l’immobilier dijonnais a généré une plus-value significative. Mais c’est à la Toison d’Or que le couple prix d’entrée + valorisation a été le plus favorable, avec un rendement annualisé de 4,1%. Pour estimer votre propre rentabilité, utilisez notre calculateur de rentabilité immobilière.

Vous envisagez un achat à Dijon ?
Les prix progressent chaque trimestre. Plus vous attendez, plus le ticket d’entrée augmente. Contactez un professionnel du marché dijonnais pour identifier les quartiers à fort potentiel avant que les prix n’accélèrent davantage.
Dijon face aux autres métropoles : où se situé la ville ?
Pour évaluer la pertinence d’un investissement dijonnais, la comparaison avec les métropoles régionales est indispensable.

| Ville | Prix m² 2026 | Ratio vs Dijon | Rendement brut moyen |
|---|---|---|---|
| Paris | 10 500 € | x3,9 | 3,2% |
| Lyon | 5 200 € | x1,9 | 4,1% |
| Strasbourg | 3 400 € | x1,3 | 5,0% |
| Dijon | 2 707 € | Réf. | 6,3% |
| Besançon | 2 100 € | x0,8 | 6,8% |
Source : bases notariales et INSEE, T1 2026.
L’avantage compétitif de Dijon est évident : des prix encore accessibles (près de deux fois moins chers que Lyon), combinés à des rendements locatifs parmi les plus élevés des métropoles françaises. Seule Besançon offre un meilleur rendement brut, mais avec un bassin d’emploi plus restreint et une liquidité moindre.
Pour les investisseurs lyonnais ou parisiens, Dijon représente une alternative crédible : TGV direct, prix maîtrisés, demande locative soutenue par 35 000 étudiants. Notre guide de l’investissement locatif à Dijon détaille les stratégies adaptées à chaque budget.
Variations saisonnières : quel est le meilleur moment pour acheter ?
Le marché dijonnais suit un cycle saisonnier récurrent. L’analyser permet d’optimiser son timing d’achat.
Janvier-mars : le marché redémarre après la pause hivernale. Les stocks sont au plus haut, la concurrence entre acheteurs au plus bas. C’est statistiquement le meilleur moment pour négocier.
Avril-juin : le pic d’activité. Les familles veulent boucler avant la rentrée. Les prix atteignent leur maximum annuel, avec des délais de vente réduits à 45 jours en moyenne.
Juillet-août : pause estivale. Moins de visites, mais les biens restés en ligne sont souvent négociables. Période sous-estimée par les acheteurs avisés.
Septembre-décembre : la rentrée relance le marché locatif. Les investisseurs se positionnent pour capter la demande étudiante. Les prix se stabilisent avant la traditionnelle accalmie de fin d’année.
Conseil d'Etienne
Sur 18 ans de métier à Dijon, j’observe que les meilleures affaires se concluent entre janvier et mars, puis en août. Les vendeurs pressés acceptent des décotes de 3 à 5% pendant ces périodes creuses.
Indicateurs à surveiller et prévisions 2026-2028
Prédire l’évolution des prix immobiliers n’est pas un exercice de voyance. C’est une lecture méthodique d’indicateurs macroéconomiques et locaux.
Les 5 indicateurs clés
- Taux directeur BCE : chaque baisse de 0,25 point libère environ 8% de capacité d’emprunt supplémentaire, ce qui alimente directement la hausse des prix.
- Volume de transactions en Côte-d’Or : un indicateur avancé. Quand les volumes remontent, les prix suivent avec 3 à 6 mois de décalage.
- Stock de biens à la vente : à Dijon, le stock reste 25% inférieur à la moyenne 2018-2019. Cette rareté soutient les prix.
- Démographie et emploi : Dijon Métropole gagne environ 1 500 habitants par an. La création d’emplois dans le tertiaire et la santé alimente la demande.
- Permis de construire : la baisse des mises en chantier (-18% en 2023-2024) réduit l’offre future et crée une tension supplémentaire.
Scénarios pour 2026-2028
| Scénario | Hypothèses | Prix m² 2028 (est.) | Évolution |
|---|---|---|---|
| Optimiste | Taux <2,5%, demande forte | 3 100 € | +14,5% |
| Central | Taux 2,8-3,2%, marché équilibré | 2 900 € | +7,1% |
| Prudent | Taux >3,5%, ralentissement | 2 750 € | +1,6% |
Attention
Même dans le scénario le plus prudent, aucune baisse des prix n’est anticipée à Dijon. La tension entre offre et demande protège le marché dijonnais d’un retournement brutal.
Investir aujourd’hui ou attendre ?
Sur les dix dernières années, chaque année d’attente a coûté en moyenne 817 € par mètre carré de plus-value manquée. Simulez votre projet avec notre calculateur de rentabilité.
Intégrez toutes les charges pour un rendement net réaliste.
Questions fréquentes sur l’évolution des prix à Dijon
Quelle est la hausse totale des prix au m² à Dijon sur 10 ans ?
Quel quartier de Dijon à le plus augmenté en 10 ans ?
Les prix immobiliers à Dijon vont-ils continuer à augmenter ?
Dijon est-elle moins chère que Lyon pour investir ?
Quel est le meilleur moment de l’année pour acheter à Dijon ?
Comment le COVID a-t-il impacté les prix à Dijon ?
Combien aurait rapporté un achat en 2016 à Dijon ?
Étienne Chevalier
Conseiller immobilier · Dijon
Ancien directeur d’agence, 18 ans sur l’agglomération dijonnaise. Spécialiste investissement locatif, quartiers et marché de la Côte-d’Or. Ce blog partage des analyses terrain, sans jargon inutile.