Prix m2 dijon par quartier

Dans cet article

  • Le prix moyen au m² à Dijon s’établit autour de 2 750 € en avril 2026, avec des écarts de 1 à 3 selon les quartiers
  • Le centre-ville historique et le quartier Montchapet culminent à 3 400 – 4 200 €/m² pour les appartements
  • Les Grésilles et Fontaine d’Ouche restent les secteurs les plus accessibles, entre 1 400 et 2 000 €/m²
  • Le quartier de la Toison d’Or affiche une progression de +8 % sur deux ans grâce au tramway et aux commerces
  • Les communes limitrophes comme Chenôve, Quetigny ou Talant offrent un rapport surface/prix souvent plus intéressant
  • Je vous détaille quartier par quartier les prix constatés, les tendances et mes conseils d’achat ou d’investissement

Après dix-huit ans à accompagner des acheteurs et des vendeurs sur le marché dijonnais, je constate que la question revient systématiquement : combien coûte le mètre carré dans tel ou tel quartier de Dijon ? La réponse n’est jamais simple, car deux rues parallèles peuvent afficher des écarts de plusieurs centaines d’euros au m². Dans ce guide, je vous livre mon analyse terrain, quartier par quartier, avec les chiffres que j’observe réellement sur les transactions signées, pas seulement sur les annonces en ligne.

Panorama des prix au m² à Dijon en 2026

Dijon reste une ville à taille humaine où le marché immobilier conserve une dynamique saine. En ce début 2026, le prix médian au m² pour un appartement ancien se situe autour de 2 750 €, tandis que les maisons anciennes tournent autour de 2 900 €/m² en moyenne communale. Ces chiffres masquent toutefois des disparités considérables.

Plusieurs facteurs expliquent ces écarts :

  • La proximité du tramway (lignes T1 et T2) valorise les biens de 5 à 12 % par rapport à des secteurs non desservis
  • La qualité du bâti : un immeuble haussmannien du centre-ville n’a rien à voir avec une copropriété des années 1970 aux Grésilles
  • Le diagnostic de performance énergétique pèse de plus en plus ; une étiquette F ou G peut faire décrocher le prix de 15 à 25 % par rapport à un bien classé C ou D
  • L’environnement immédiat : commerces, écoles, espaces verts, nuisances sonores

Pour bien lire les prix que je vais vous présenter, gardez en tête qu’il s’agit de fourchettes de prix constatées sur les ventes effectives des douze derniers mois, pas de prix affichés en vitrine. L’écart entre le prix affiché et le prix signé oscille généralement entre 4 et 8 % à Dijon selon les quartiers.

Le centre-ville historique de Dijon reste le secteur le plus recherché et le plus cher au mètre carré
Le centre-ville historique de Dijon reste le secteur le plus recherché et le plus cher au mètre carré

Centre-ville et Montchapet : le segment premium

Le cœur historique de Dijon, de la place de la Libération jusqu’à la rue de la Liberté, reste le secteur le plus cher de la ville. Les appartements dans les immeubles en pierre de Bourgogne rénovés s’échangent régulièrement entre 3 500 et 4 200 €/m². J’ai même vu des biens d’exception dépasser les 4 500 €/m² rue des Forges ou place François-Rude, mais cela reste marginal.

Le quartier Montchapet, juste au nord-ouest du centre, séduit les familles aisées par ses rues calmes bordées de maisons bourgeoises. Les prix y sont stables, autour de 3 200 à 3 800 €/m² pour les appartements et 3 000 à 3 600 €/m² pour les maisons. C’est un quartier où les biens se vendent vite : en moyenne 45 jours entre la mise en vente et le compromis signé, contre 75 jours pour l’ensemble de Dijon.

Mon conseil : si vous visez le centre-ville, ne négligez pas les passoires thermiques qui peuvent représenter une opportunité à condition de budgéter sérieusement les travaux de rénovation énergétique. Un appartement classé F dans un bel immeuble du centre se négocie parfois 20 % sous le prix du marché, et les aides à la rénovation (MaPrimeRénov’, éco-PTZ) réduisent significativement la facture.

Toison d’Or et Maladière : les secteurs porteurs

Le quartier de la Toison d’Or, au nord de Dijon, a connu une transformation remarquable ces dernières années. Desservi par le tramway, à proximité du centre commercial et du lac Kir, il attire aussi bien les primo-accédants que les investisseurs. Les prix ont progressé de +8 % en deux ans pour s’établir entre 2 600 et 3 100 €/m² selon la résidence et l’étage.

La Maladière, quartier résidentiel situé à l’ouest, bénéficie d’une image très positive grâce à la proximité du parc de la Colombière et du stade Gaston-Gérard. Les appartements s’y négocient entre 2 800 et 3 300 €/m², et les rares maisons qui arrivent sur le marché partent souvent avant même d’être publiées en ligne. C’est typiquement un secteur où travailler avec un conseiller local fait la différence.

Pour un investissement locatif dans ces quartiers, la rentabilité brute tourne autour de 5 à 6 % sur les petites surfaces (studios et T2). Si vous envisagez un meublé, je vous recommande de consulter mon guide sur l’amortissement LMNP à Dijon pour optimiser votre fiscalité.

Grésilles et Fontaine d’Ouche : prix accessibles et renouvellement urbain

Ces deux quartiers constituent les secteurs les plus abordables de Dijon intra-muros. Aux Grésilles, les appartements se négocient entre 1 400 et 2 000 €/m², ce qui permet d’acquérir un T3 pour moins de 100 000 €. Fontaine d’Ouche affiche des prix comparables, entre 1 500 et 2 100 €/m².

Mais attention, ces chiffres bas ne signifient pas forcément une mauvaise affaire, ni une bonne d’ailleurs. Comme je l’explique dans mon article dédié aux Grésilles et Fontaine d’Ouche, ces quartiers bénéficient du programme national de renouvellement urbain (ANRU) qui transforme progressivement le cadre de vie : nouvelles résidences, réaménagement des espaces publics, arrivée de commerces.

Pour un investisseur, ces quartiers présentent un rendement locatif brut de 7 à 9 %, parmi les plus élevés de l’agglomération. Le risque de vacance locative est toutefois plus élevé qu’ailleurs, et la gestion demande de l’attention. Si vous ne souhaitez pas gérer vous-même, consultez mon comparatif de gestion locative à Dijon.

La proximité du tramway valorise les biens immobiliers de 5 à 12 % dans les quartiers dijonnais
La proximité du tramway valorise les biens immobiliers de 5 à 12 % dans les quartiers dijonnais

Quartiers sud : Bourroches, Mansart et alentours

Les quartiers sud de Dijon offrent un bon compromis entre accessibilité et qualité de vie. Le secteur des Bourroches, bien desservi par le tramway T2, affiche des prix entre 2 200 et 2 800 €/m² pour les appartements. C’est un quartier familial, avec des écoles réputées et une ambiance de village en ville que j’apprécie particulièrement.

Le quartier Mansart, un peu plus au sud, se positionne dans une fourchette similaire : 2 100 à 2 700 €/m². On y trouve encore des maisons individuelles avec jardin à des prix raisonnables, entre 2 500 et 3 000 €/m².

Le secteur de la gare et du quartier Clemenceau mérite aussi votre attention. Avec le pôle multimodal et la LGV qui met Paris à 1h40, les prix ont augmenté régulièrement ces cinq dernières années. Comptez 2 600 à 3 200 €/m² pour un appartement bien placé.

Avant de vous engager dans un achat sur ces secteurs, prenez le temps de bien comprendre les étapes d’un achat immobilier à Dijon et surtout de vérifier votre capacité d’emprunt en 2026. Les conditions de crédit restent favorables mais les banques maintiennent des critères stricts sur le taux d’endettement.

Communes de la première couronne : des alternatives à considérer

La métropole dijonnaise offre des opportunités intéressantes juste au-delà des limites communales. Pour beaucoup de familles, gagner 20 à 30 % sur le prix au m² tout en restant à dix minutes du centre-ville en tramway ou en voiture est un arbitrage intelligent.

Voici les communes que je recommande le plus souvent :

Talant : perchée sur les hauteurs, cette commune offre une vue imprenable sur Dijon et des prix entre 2 000 et 2 600 €/m² pour les appartements. Les maisons avec vue se négocient entre 2 400 et 3 000 €/m². Mon guide sur l’achat à Talant vous donnera tous les détails.

Chenôve : souvent sous-estimée, Chenôve propose des prix très attractifs entre 1 600 et 2 200 €/m² avec le tramway en accès direct. J’en parle plus en détail dans mon analyse du marché de Chenôve.

Quetigny : cette commune dynamique à l’est de Dijon affiche des prix entre 2 100 et 2 700 €/m², avec une offre commerciale complète et un cadre de vie agréable. Consultez mon guide d’achat à Quetigny pour approfondir.

Fontaine-lès-Dijon : c’est le premium de la périphérie, avec des prix entre 2 800 et 3 400 €/m² qui rivalisent avec certains quartiers dijonnais. Le cadre résidentiel et les excellentes écoles justifient cet écart. Mon analyse complète est disponible dans l’article sur l’immobilier à Fontaine-lès-Dijon.

Chevigny-Saint-Sauveur : en pleine expansion, cette commune à l’est propose des biens entre 2 200 et 2 800 €/m² avec de nombreux programmes neufs. J’ai détaillé ses atouts dans mon article sur l’immobilier à Chevigny-Saint-Sauveur.

D’autres communes méritent aussi votre attention : Longvic, Saint-Apollinaire ou encore Marsannay-la-Côte, chacune avec ses spécificités et sa gamme de prix.

Les communes de la première couronne dijonnaise offrent des maisons avec jardin à des prix plus accessibles
Les communes de la première couronne dijonnaise offrent des maisons avec jardin à des prix plus accessibles

Tableau comparatif complet des prix par quartier

Pour vous permettre de visualiser rapidement les écarts, voici le tableau synthétique que j’utilise avec mes clients. Les prix correspondent aux transactions effectives observées sur les douze derniers mois.

Quartier / Commune Appartement ancien (€/m²) Maison ancienne (€/m²) Tendance 2025-2026
Centre-ville historique 3 500 – 4 200 Stable
Montchapet 3 200 – 3 800 3 000 – 3 600 Stable / +2 %
Maladière 2 800 – 3 300 3 200 – 3 800 +3 %
Toison d’Or 2 600 – 3 100 2 800 – 3 200 +8 % sur 2 ans
Bourroches 2 200 – 2 800 2 500 – 3 000 +2 %
Mansart 2 100 – 2 700 2 500 – 3 000 Stable
Gare / Clemenceau 2 600 – 3 200 +4 %
Grésilles 1 400 – 2 000 +5 % (renouvellement)
Fontaine d’Ouche 1 500 – 2 100 2 000 – 2 500 +3 %
Fontaine-lès-Dijon 2 800 – 3 400 3 000 – 3 600 Stable
Talant 2 000 – 2 600 2 400 – 3 000 +2 %
Chenôve 1 600 – 2 200 2 000 – 2 600 +3 %
Quetigny 2 100 – 2 700 2 300 – 2 900 +2 %
Chevigny-Saint-Sauveur 2 200 – 2 800 2 400 – 3 000 +4 %
Longvic 1 800 – 2 400 2 100 – 2 700 Stable
Saint-Apollinaire 2 000 – 2 500 2 300 – 2 800 +2 %
Marsannay-la-Côte 2 000 – 2 500 2 200 – 2 800 Stable

Source : données compilées à partir des transactions notariales, base DVF et observations terrain. Dernière mise à jour : avril 2026.

Mes conseils pour choisir le bon quartier selon votre projet

Après avoir accompagné des centaines de transactions, je peux vous dire que le meilleur quartier n’existe pas dans l’absolu. Tout dépend de votre projet, de votre budget et de vos priorités. Voici mes recommandations par profil :

Primo-accédant avec un budget serré : orientez-vous vers Chenôve (desservie par le tramway), les Bourroches ou Longvic. Avec un budget de 150 000 à 180 000 €, vous pouvez trouver un T3 correct dans ces secteurs. Vérifiez bien le DPE pour éviter les mauvaises surprises sur les charges énergétiques.

Famille cherchant une maison : Talant, Quetigny et Chevigny-Saint-Sauveur offrent le meilleur rapport qualité/prix pour les maisons avec jardin. Fontaine-lès-Dijon si votre budget le permet. Comptez entre 250 000 et 350 000 € pour une maison de 100 à 120 m² avec un terrain de 300 à 500 m².

Investisseur locatif en quête de rendement : les Grésilles et Fontaine d’Ouche offrent les meilleurs rendements bruts (7 à 9 %), mais exigent une gestion rigoureuse. La Toison d’Or et les Bourroches proposent un compromis rendement/sécurité plus équilibré (5 à 6 %). Pour les studios étudiants, privilégiez le centre-ville ou le quartier de la gare, proches du campus et bien desservis.

Acheteur en quête de valorisation patrimoniale : le centre-ville historique, Montchapet et la Maladière restent des valeurs sûres. Ces quartiers résistent mieux en période de baisse et se revendent plus facilement.

Évolution récente et tendances à surveiller

Le marché dijonnais a traversé une phase de correction modérée en 2023-2024 sous l’effet de la hausse des taux d’intérêt. Depuis mi-2025, on observe une reprise progressive portée par la détente des conditions de crédit et une demande soutenue, notamment de la part des investisseurs attirés par les prix encore raisonnables de la capitale bourguignonne comparés à Lyon ou Paris.

Plusieurs tendances méritent votre attention :

  • L’effet DPE s’intensifie : l’interdiction de louer les logements classés G depuis janvier 2025 a créé un afflux de biens sur le marché. Ces passoires thermiques se vendent avec des décotes importantes, créant des opportunités pour les acheteurs prêts à rénover
  • Le tramway continue de structurer les prix : chaque station de tramway crée un micro-marché avec des prix supérieurs de 5 à 12 % par rapport aux rues situées à plus de 800 mètres
  • Le neuf reste cher : les programmes neufs à Dijon se commercialisent entre 3 800 et 4 500 €/m², ce qui rend l’ancien rénové souvent plus intéressant financièrement
  • La demande locative étudiante reste forte : avec plus de 40 000 étudiants, Dijon offre un vivier locatif solide pour les petites surfaces

Je recommande également aux acheteurs qui s’intéressent à la périphérie dijonnaise de regarder du côté de Genlis ou Is-sur-Tille pour des budgets plus modestes, voire Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges ou Beaune si vous êtes prêt à vous éloigner un peu de la métropole.

À retenir

  • Comparez toujours le prix signé (données DVF) et non le prix affiché : l’écart moyen est de 4 à 8 % à Dijon
  • Vérifiez le DPE avant de visiter : une étiquette F ou G impacte le prix de 15 à 25 % et peut interdire la mise en location
  • Privilégiez les secteurs à moins de 800 mètres d’une station de tramway pour sécuriser la revente
  • Faites chiffrer les travaux avant de signer le compromis pour intégrer le coût réel dans votre plan de financement
  • Pour un investissement locatif, visez un rendement net après charges d’au moins 4 % pour couvrir les aléas

Questions fréquentes


Quel est le prix moyen au m² à Dijon en 2026 ?

Le prix médian au m² pour un appartement ancien à Dijon s’établit autour de 2 750 € en avril 2026. Ce chiffre varie considérablement selon les quartiers : de 1 400 €/m² aux Grésilles à plus de 4 200 €/m² dans le centre historique. Pour une estimation fiable, je recommande de croiser les données de la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) avec l’avis d’un professionnel local qui connaît les micro-marchés.


Quels sont les quartiers les moins chers de Dijon pour acheter ?

Les quartiers les plus accessibles de Dijon sont les Grésilles (1 400 à 2 000 €/m²) et Fontaine d’Ouche (1 500 à 2 100 €/m²). En première couronne, Chenôve (1 600 à 2 200 €/m²) et Longvic (1 800 à 2 400 €/m²) offrent également des prix attractifs avec l’avantage d’être bien desservies par les transports en commun.


Est-ce le bon moment pour acheter un bien immobilier à Dijon ?

Après la correction de 2023-2024 liée à la hausse des taux, le marché dijonnais montre des signes de reprise depuis mi-2025. Les taux de crédit se sont stabilisés et l’offre reste abondante, notamment grâce aux biens énergivores mis en vente. C’est un contexte plutôt favorable pour les acheteurs qui disposent d’un apport solide et qui peuvent négocier. Je conseille toutefois de ne pas attendre une hypothétique baisse massive des prix qui, à Dijon, a peu de chances de se produire.


Dans quel quartier de Dijon investir pour du locatif ?

Pour un rendement élevé (7 à 9 % brut), les Grésilles et Fontaine d’Ouche sont les plus intéressants, mais la gestion y est plus exigeante. Pour un compromis rendement/sécurité, la Toison d’Or et les Bourroches (5 à 6 % brut) offrent une bonne liquidité locative. Pour les studios étudiants, le centre-ville et le quartier de la gare restent les valeurs sûres grâce à la proximité du campus universitaire.


Comment connaître le vrai prix au m² d’un quartier à Dijon ?

La source la plus fiable est la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières), accessible gratuitement sur le site app.dvf.etalab.gouv.fr. Elle recense toutes les transactions immobilières enregistrées par les notaires. Vous pouvez aussi consulter les données de la chambre des notaires de Côte-d’Or. Attention aux estimations en ligne (MeilleursAgents, SeLoger) qui reflètent les prix affichés et non les prix réellement signés. L’écart peut atteindre 8 % ou plus dans certains quartiers.


Les prix vont-ils continuer à monter à Dijon en 2026 ?

Je prévois une hausse modérée de 2 à 4 % en moyenne sur 2026, avec des disparités selon les quartiers. Les secteurs bénéficiant du renouvellement urbain (Grésilles, Fontaine d’Ouche) et ceux proches du tramway devraient progresser plus vite. Le centre-ville et Montchapet resteront stables. Le facteur clé sera l’évolution des taux de crédit : une baisse supplémentaire relancerait la demande et soutiendrait les prix.


Etienne Chevalier
Etienne Chevalier

Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.