3 tendances du marché immobilier à suivre en 2026

Dans cet article

  • Les taux d’intérêt se stabilisent autour de 3 % à 3,4 % en 2026, redonnant du pouvoir d’achat aux acquéreurs
  • Les prix immobiliers repartent légèrement à la hausse dans les grandes métropoles (+1 à 3 %) après deux ans de correction
  • La rénovation énergétique devient un critère de valorisation majeur, avec des écarts de prix pouvant atteindre 15 à 20 % entre passoires thermiques et logements performants
  • Le volume de transactions remonte vers les 850 000 à 900 000 ventes estimées sur l’année, signe d’un marché qui retrouve de la fluidité
  • L’investissement locatif reste pertinent à condition de cibler les villes moyennes offrant des rendements nets supérieurs à 5 %
  • Le marché immobilier en 2026 offre une fenêtre d’opportunité pour les acheteurs bien préparés

Après deux années mouvementées, la tendance du marché immobilier en 2026 semble enfin s’orienter vers un nouvel équilibre. En tant que conseiller immobilier à Dijon depuis 18 ans, je constate chaque semaine les signaux de cette transformation sur le terrain. Mes clients me posent tous la même question : faut-il acheter maintenant ou attendre encore ? Dans cet article, je décrypte pour vous les trois grandes tendances qui façonnent le marché immobilier cette année, avec des données concrètes et mes recommandations d’expert.

Le contexte du marché immobilier en 2026 : où en est-on ?

Pour bien comprendre la tendance marché immobilier actuelle, il faut remonter le fil des événements. Entre 2022 et 2024, le marché français a connu une correction significative : hausse brutale des taux directeurs par la BCE, contraction du volume de transactions (passé de plus d’un million en 2021 à environ 780 000 en 2024) et baisse des prix dans de nombreuses agglomérations.

En 2025, les premiers signes de stabilisation sont apparus. La Banque centrale européenne a amorcé une détente monétaire progressive, les taux de crédit immobilier ont commencé à refluer, et les acheteurs sont revenus sur le marché, prudemment mais sûrement. Selon les données de la Banque de France sur le crédit aux particuliers, la production de crédits immobiliers a retrouvé un rythme mensuel plus soutenu dès le quatrième trimestre 2025.

En ce premier semestre 2026, je vois clairement trois tendances majeures se dessiner. Elles concernent les taux, l’énergie et la géographie du marché. Détaillons-les ensemble.

La stabilisation des taux autour de 3 % redonne du pouvoir d'achat aux primo-accédants
La stabilisation des taux autour de 3 % redonne du pouvoir d’achat aux primo-accédants

Tendance 1 : la stabilisation des taux redessine le pouvoir d’achat

C’est sans doute la tendance la plus structurante pour le marché immobilier tendance de 2026. Après avoir culminé autour de 4,2 % fin 2023, les taux d’emprunt sur 20 ans se sont progressivement détendus pour atteindre une fourchette de 3 % à 3,4 % au printemps 2026, selon les barèmes que je reçois chaque semaine des courtiers partenaires.

Concrètement, cette baisse change la donne pour les acquéreurs. Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, la mensualité est passée d’environ 1 530 € à 4,2 % à environ 1 410 € à 3,2 %. Cela représente un gain de pouvoir d’achat de près de 120 € par mois, soit l’équivalent de 20 000 € de capacité d’emprunt supplémentaire. Pour en savoir plus sur les conditions de financement actuelles, je vous invite à consulter mon décryptage des taux au Crédit Agricole.

Cette stabilisation des taux a plusieurs conséquences directes :

  • Le retour des primo-accédants : les jeunes ménages, qui avaient été écartés du marché par les taux élevés, retrouvent des conditions d’emprunt accessibles.
  • La reprise des transactions : le volume de ventes repart à la hausse, avec une estimation de 850 000 à 900 000 transactions pour 2026.
  • La fin de la négociation excessive : les marges de négociation, qui avaient atteint 6 à 8 % dans certains secteurs, se réduisent progressivement autour de 3 à 5 %.

Mon conseil : si vous avez un projet d’achat, ne cherchez pas à « timer » le marché au taux le plus bas. Un taux à 3,2 % reste historiquement très correct. En revanche, pensez à renégocier votre prêt dans 2 à 3 ans si les taux continuent de baisser.

Tendance 2 : la rénovation énergétique, nouveau moteur de valeur

La deuxième grande immobilier tendance du marché concerne directement la valeur des biens. Le calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques, instauré par la loi Climat et Résilience, produit désormais des effets très concrets. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être proposés à la location. Les logements F suivront en 2028.

Sur le terrain à Dijon, je constate un phénomène très net : l’écart de prix entre un bien classé D ou mieux et un bien classé F ou G s’est considérablement creusé. Dans certains quartiers, cet écart atteint 15 à 20 % pour des surfaces et des emplacements comparables. C’est une tendance que j’observe aussi bien sur les appartements anciens du centre-ville que sur les maisons des faubourgs.

Classe DPE Impact sur le prix (estimation 2026) Possibilité de location Éligibilité MaPrimeRénov’
A ou B +8 à 12 % (« green premium ») Oui Non (déjà performant)
C ou D Prix de référence du marché Oui Selon travaux
E -5 à 8 % Oui (jusqu’en 2034) Oui
F -10 à 15 % Oui (jusqu’en 2028) Oui (prioritaire)
G -15 à 20 % Non (interdit depuis 2025) Oui (prioritaire)

Cette tendance crée deux types d’opportunités. Pour les acquéreurs disposant d’un budget travaux, acheter une passoire thermique à prix décoté, la rénover et bénéficier des aides de l’ANAH via MaPrimeRénov’ peut s’avérer très rentable. Pour les vendeurs, investir dans la rénovation énergétique avant la mise en vente permet de valoriser significativement le bien et de réduire le délai de vente. Si vous envisagez de vendre, consultez mon guide sur comment vendre sa maison rapidement et au bon prix.

La rénovation énergétique devient un levier majeur de valorisation des biens immobiliers
La rénovation énergétique devient un levier majeur de valorisation des biens immobiliers

Tendance 3 : les villes moyennes attirent acheteurs et investisseurs

La troisième tendance du marché immobilier majeure en 2026 est géographique. Si Paris et les grandes métropoles restent des valeurs sûres sur le long terme, ce sont les villes moyennes qui affichent les dynamiques les plus intéressantes. Dijon, Nantes, Montpellier, Angers, Reims : ces agglomérations de 100 000 à 300 000 habitants combinent qualité de vie, bassin d’emploi diversifié et prix encore accessibles.

Plusieurs facteurs expliquent cette immobilier tendance marché :

  • Le télétravail hybride, désormais ancré dans les pratiques, permet de vivre à 1 h ou 2 h de Paris tout en conservant un emploi métropolitain.
  • Les prix au m² restent 2 à 3 fois inférieurs à ceux de Paris, offrant une surface habitable bien supérieure pour un budget équivalent.
  • Les rendements locatifs y sont souvent plus attractifs : entre 5 et 7 % brut contre 3 à 4 % dans les grandes métropoles.
  • Les projets d’infrastructure (LGV, tramway, écoquartiers) soutiennent la valorisation à moyen terme.

À Dijon par exemple, le prix médian au m² pour un appartement ancien se situe autour de 2 400 à 2 700 € selon les quartiers, avec des pointes à 3 200 € dans l’hypercentre et des opportunités sous les 2 000 € dans les secteurs en développement. Pour l’investissement locatif, la demande reste très soutenue, notamment grâce à la population étudiante. J’en parle en détail dans mon article sur la colocation à Dijon.

Si vous cherchez d’autres pistes d’investissement, je vous recommande également mes analyses sur l’investissement locatif à Nantes, les quartiers rentables à Paris ou encore les prix immobiliers à Montpellier.

Évolution des prix immobiliers : la perspective à long terme

Pour prendre du recul sur ces trois tendances, il est utile d’observer l’évolution du prix immobilier sur 20 ans. Selon les données de l’IGEDD (ex-CGEDD), les prix de l’immobilier en France ont globalement doublé entre 2000 et 2024, même en tenant compte de l’inflation. Cette progression n’a pas été linéaire : forte hausse de 2000 à 2008, correction en 2008-2009, reprise de 2015 à 2021, puis nouvelle correction de 2022 à 2024.

Sur les 10 dernières années, la hausse moyenne nationale est d’environ 20 à 25 %, avec de fortes disparités géographiques. Les métropoles dynamiques ont surperformé, tandis que certaines zones rurales ou villes en déclin démographique ont stagné voire reculé.

Ce que nous apprend cette perspective longue, c’est que l’immobilier reste un placement résilient sur la durée. Les corrections, comme celle que nous venons de traverser, sont des phénomènes normaux dans un cycle immobilier. Elles ne remettent pas en cause la tendance haussière de long terme, portée par la croissance démographique, l’urbanisation et la rareté du foncier. Pour une analyse plus détaillée du cycle actuel, je vous renvoie à mon article complet sur le marché immobilier 2026.

Les villes moyennes comme Dijon attirent de plus en plus d'acheteurs et d'investisseurs
Les villes moyennes comme Dijon attirent de plus en plus d’acheteurs et d’investisseurs

Est-il judicieux d’acheter un bien immobilier en ce moment ?

C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Ma réponse est nuancée mais globalement positive. La conjonction de plusieurs facteurs fait de 2026 une fenêtre intéressante pour acheter :

  • Les taux d’intérêt sont redescendus à des niveaux raisonnables (3 à 3,4 %).
  • Les prix ont corrigé de 5 à 10 % dans de nombreuses villes entre 2022 et 2024, créant des points d’entrée attractifs.
  • Les vendeurs sont redevenus plus réalistes dans leurs attentes de prix.
  • L’offre de biens sur le marché est abondante, laissant le choix aux acheteurs.

Faut-il craindre une crise de l’immobilier à venir ? Je ne le pense pas, du moins pas au sens d’un effondrement brutal des prix. Le marché français dispose de solides filets de sécurité : régulation bancaire stricte (pas de subprimes à la française), demande structurellement supérieure à l’offre dans les zones tendues, et attachement culturel des Français à la propriété. En revanche, des ajustements localisés restent possibles, notamment sur les biens énergivores ou dans les zones rurales en déprise.

Mon avis : achetez si votre projet personnel le justifie (résidence principale, investissement locatif réfléchi) et si votre situation financière est solide. N’achetez pas uniquement pour « profiter » du marché. L’immobilier est un engagement à long terme de 7 à 10 ans minimum pour amortir les frais d’acquisition.

Prévisions du marché immobilier : horizon 2027 à 2030

Au-delà de 2026, quelles sont les prévisions du marché immobilier pour 2027 et au-delà ? Bien sûr, personne ne dispose d’une boule de cristal, mais plusieurs scénarios se dessinent à partir des données actuelles.

Pour 2027, la plupart des analystes anticipent une poursuite de la reprise modérée. Si la BCE continue d’assouplir sa politique monétaire, les taux d’emprunt pourraient descendre vers les 2,5 à 2,8 %, ce qui soutiendrait mécaniquement les prix et les volumes de transactions. Le marché devrait retrouver un rythme de croisière autour de 900 000 à 950 000 ventes annuelles.

Pour les prévisions du marché immobilier à l’horizon 2030, les grandes tendances structurelles joueront un rôle déterminant :

  • La transition énergétique continuera de segmenter le marché entre biens rénovés et biens énergivores, avec des écarts de prix croissants.
  • La démographie (vieillissement, décohabitation, immigration) maintiendra une pression sur la demande de logements. La colocation entre seniors pourrait d’ailleurs devenir une solution de plus en plus prisée.
  • La raréfaction du foncier et l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) limiteront la construction neuve, soutenant les prix de l’ancien.
  • L’évolution des modes de vie (télétravail, mobilité) continuera de redistribuer la demande en faveur des villes moyennes.

Mon sentiment : le marché immobilier français entame un nouveau cycle haussier, mais il sera plus sélectif que le précédent. Tous les biens ne se valoriseront pas de la même façon. L’emplacement, la performance énergétique et la qualité du bien feront la différence.

Mes conseils pratiques pour les acheteurs et les vendeurs

Quelle est la tendance du marché immobilier en ce moment et comment en tirer parti ? Voici mes recommandations concrètes, issues de mon expérience quotidienne sur le terrain.

Si vous êtes acheteur

  • Faites jouer la concurrence bancaire : avec la reprise du marché du crédit, les banques sont en compétition pour attirer de nouveaux clients. Sollicitez au moins 3 établissements ou passez par un courtier.
  • Vérifiez le DPE avec attention : un bien classé F ou G n’est pas forcément une mauvaise affaire, mais chiffrez précisément le coût des travaux de rénovation avant de vous engager. Renseignez-vous sur les aides disponibles auprès de l’annuaire des aides à la rénovation sur service-public.fr.
  • Ne négligez pas les villes moyennes : si votre situation professionnelle le permet, élargissez votre zone de recherche. Le rapport qualité-prix y est souvent bien meilleur.
  • Pensez au LMNP pour l’investissement locatif : le statut de loueur en meublé non professionnel reste fiscalement avantageux. J’ai rédigé un guide complet sur les conditions du statut LMNP et sur comment déclarer son LMNP en ligne.

Si vous êtes vendeur

  • Fixez un prix réaliste dès le départ : les acheteurs de 2026 sont bien informés et comparent. Un bien surévalué restera en ligne des mois, ce qui le « grille » auprès des acheteurs potentiels.
  • Investissez dans le DPE : des travaux d’isolation, un changement de chaudière ou l’installation d’une pompe à chaleur peuvent faire passer votre bien d’une classe F à une classe D, et augmenter sa valeur de 10 à 15 %.
  • Soignez la présentation : home staging, photos professionnelles, diagnostics à jour. Dans un marché plus sélectif, les détails font la différence.
  • Envisagez le viager si vous êtes senior propriétaire : c’est une solution qui monte en puissance. J’explique le principe dans mon article sur le fonctionnement du viager.

Est-ce que le prix de l’immobilier va baisser en 2026 ? À l’échelle nationale, la tendance est plutôt à une stabilisation avec de légères hausses dans les zones dynamiques (+1 à 3 %). Des baisses localisées restent possibles sur les biens mal situés ou énergivores, mais le mouvement général de correction est derrière nous. Le marché retrouve progressivement son équilibre.

À retenir

  • Profitez de la stabilisation des taux autour de 3 à 3,4 % pour concrétiser votre projet d’achat si votre situation le permet
  • Vérifiez systématiquement la classe DPE du bien et chiffrez les travaux de rénovation énergétique avant toute offre
  • Élargissez vos recherches aux villes moyennes pour un meilleur rapport qualité-prix et des rendements locatifs supérieurs
  • Sollicitez au moins 3 banques ou un courtier pour obtenir les meilleures conditions de financement
  • Adoptez une vision à 7-10 ans minimum pour tout achat immobilier afin d’amortir les frais et bénéficier du cycle haussier

Questions fréquentes


Est-ce que le prix de l’immobilier va baisser en 2026 ?

À l’échelle nationale, les prix immobiliers ne devraient pas baisser significativement en 2026. Après la correction de 2022-2024, le marché se stabilise avec de légères hausses de 1 à 3 % dans les zones dynamiques. En revanche, les biens énergivores (classés F ou G au DPE) et ceux situés dans des zones à faible demande peuvent encore perdre de la valeur. La tendance globale est à la reprise modérée, pas à la baisse généralisée.


Quelle est la tendance du marché immobilier en ce moment ?

La tendance actuelle du marché immobilier se caractérise par trois mouvements simultanés : la stabilisation des taux d’emprunt autour de 3 à 3,4 %, le retour progressif des acheteurs (avec un volume estimé de 850 000 à 900 000 transactions en 2026) et une segmentation croissante du marché selon la performance énergétique des logements. Les villes moyennes affichent les dynamiques les plus positives.


Crise de l’immobilier à venir ?

Un effondrement brutal du marché immobilier français est peu probable. Le système bancaire est bien régulé (pas de prêts subprimes), la demande reste structurellement supérieure à l’offre en zone tendue, et la pierre conserve une place centrale dans le patrimoine des Français. En revanche, le marché devient plus sélectif : les biens mal situés, énergivores ou surévalués subissent des décotes importantes. Il s’agit davantage d’une transformation que d’une crise.


Est-il judicieux d’acheter un bien immobilier en ce moment ?

Oui, à condition que votre projet soit mûrement réfléchi et votre situation financière solide. La conjonction de taux stabilisés, de prix ayant corrigé de 5 à 10 % et d’une offre abondante crée une fenêtre d’opportunité pour les acquéreurs. Veillez cependant à vérifier la performance énergétique du bien, à comparer les offres de financement et à adopter un horizon d’investissement de 7 à 10 ans minimum.


Quel est le meilleur moment pour investir dans l’immobilier locatif en 2026 ?

Le premier semestre 2026 offre des conditions favorables pour l’investissement locatif : les prix restent contenus dans de nombreuses villes, les taux sont redevenus accessibles et la demande locative est soutenue par la pénurie de logements neufs. Privilégiez les villes moyennes avec un bassin étudiant ou un marché de l’emploi dynamique, et visez un rendement net d’au moins 4 à 5 %. Le statut LMNP reste un levier fiscal intéressant pour optimiser votre rentabilité.


Comment la rénovation énergétique impacte-t-elle la valeur d’un bien ?

L’impact est désormais considérable. Un logement classé A ou B au DPE bénéficie d’une « green premium » de 8 à 12 % par rapport au prix moyen du marché, tandis qu’un bien classé G subit une décote de 15 à 20 %. Investir dans la rénovation énergétique (isolation, pompe à chaleur, fenêtres) peut donc augmenter significativement la valeur de revente et accélérer la vente. Les aides comme MaPrimeRénov’ permettent de réduire le coût de ces travaux.


Etienne Chevalier
Etienne Chevalier

Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.