Dans cet article
- Le bail location garage relève du Code civil (articles 1709 à 1778) et non de la loi du 6 juillet 1989
- La durée du bail est librement fixée entre les parties, avec une moyenne constatée de 1 à 3 ans
- Le loyer mensuel moyen d’un garage se situe entre 50 et 150 € selon la ville et le type de stationnement
- Le contrat doit comporter 10 mentions obligatoires pour être juridiquement valide
- Le dépôt de garantie est plafonné en pratique à 1 à 2 mois de loyer, sans encadrement légal strict
- Les revenus locatifs d’un garage sont imposés au régime micro-foncier (abattement 30 %) ou au réel selon le montant
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un bail de location de garage ?
- Quel type de bail pour louer un garage ?
- Quelle durée pour un bail de location de garage ?
- Comment rédiger un contrat de location de garage ?
- Prix et loyer d’un garage en 2026
- Obligations du propriétaire et du locataire
- Résiliation et renouvellement du bail garage
- Fiscalité et déclaration des revenus locatifs d’un garage
En 18 ans de conseil immobilier à Dijon, j’ai accompagné des dizaines de propriétaires qui sous-estimaient l’importance d’un bail location garage bien rédigé. Beaucoup pensent qu’un simple accord verbal suffit pour louer un box ou une place de parking. C’est une erreur qui peut coûter cher. Que vous soyez bailleur ou locataire, un contrat écrit protège vos intérêts et sécurise la relation locative. Je vous explique tout ce qu’il faut savoir pour rédiger, signer et gérer un bail de garage en 2026, avec les règles juridiques à jour, les prix du marché et un modèle type détaillé.
Qu’est-ce qu’un bail de location de garage ?
Un bail de location de garage est un contrat de louage qui encadre la mise à disposition d’un espace de stationnement contre le paiement d’un loyer. Il peut s’agir d’un garage fermé, d’un box, d’un parking couvert ou d’une simple place de stationnement en extérieur. Ce contrat définit les droits et obligations de chaque partie : le bailleur (propriétaire) et le preneur (locataire).
Contrairement à ce que beaucoup croient, la location d’un garage ne relève pas de la loi du 6 juillet 1989 qui régit les baux d’habitation. Le cadre juridique applicable est celui du Code civil, articles 1709 à 1778, relatifs au contrat de louage. Cette distinction est fondamentale car elle offre une grande liberté contractuelle aux deux parties.
Il existe toutefois une exception importante : lorsque le garage est loué en accessoire d’un logement (mentionné dans le même bail d’habitation), il suit alors les règles de la loi de 1989. Dans ce cas, le locataire bénéficie des mêmes protections que pour son logement principal. Je recommande toujours à mes clients de bien distinguer ces deux situations avant de rédiger quoi que ce soit.

Quel type de bail pour louer un garage ?
La question revient systématiquement lors de mes consultations : quel type de bail choisir pour louer un garage ? La réponse dépend de la situation contractuelle.
Le bail civil de droit commun
C’est le cas le plus fréquent. Lorsque le garage est loué indépendamment de tout logement, le bail relève du droit commun des contrats (Code civil). Les parties fixent librement la durée, le loyer, les conditions de résiliation et les charges. C’est ce type de bail que j’utilise dans 90 % des cas pour mes clients investisseurs à Dijon.
Le bail accessoire au bail d’habitation
Si le garage figure dans le même contrat que le logement, ou s’il est mentionné comme accessoire dans un avenant, la loi du 6 juillet 1989 s’applique intégralement. Le locataire bénéficie alors d’un bail de 3 ans (bailleur personne physique) ou 6 ans (personne morale), avec un préavis d’un mois et toutes les protections associées. Si vous louez un appartement et un garage dans le même immeuble au même locataire, je vous conseille vivement de rédiger deux contrats distincts pour garder la souplesse du bail civil sur le garage.
Le bail commercial ou professionnel
Dans certains cas, un garage peut être loué à un professionnel pour un usage commercial (entrepôt, atelier). Le bail commercial et sous-location s’applique alors, avec ses règles spécifiques de durée minimale de 9 ans et de droit au renouvellement. Cette situation reste marginale pour les garages classiques.
Quelle durée pour un bail de location de garage ?
La durée d’un bail location garage de droit commun est totalement libre. Il n’existe aucune durée minimale ni maximale imposée par la loi. En pratique, voici ce que je constate sur le terrain depuis presque deux décennies.
| Type de bail garage | Durée habituelle | Préavis bailleur | Préavis locataire |
|---|---|---|---|
| Bail civil (droit commun) | 1 à 3 ans | Libre (souvent 1 à 3 mois) | Libre (souvent 1 mois) |
| Bail accessoire habitation | 3 ou 6 ans | 6 mois avant échéance | 1 mois (zone tendue) ou 3 mois |
| Bail commercial | 9 ans minimum | 6 mois (triennal) | 6 mois (triennal) |
| Bail à durée indéterminée | Pas de terme fixe | Selon clause contractuelle | Selon clause contractuelle |
Je conseille généralement une durée de 12 mois renouvelable par tacite reconduction. C’est le meilleur compromis entre stabilité locative et flexibilité. Cela permet de réviser le loyer chaque année et de récupérer le garage sans attendre des années en cas de besoin. Le bail peut aussi être conclu à durée indéterminée, auquel cas chaque partie peut y mettre fin à tout moment en respectant le délai de préavis convenu.
Concernant le préavis, rien n’est imposé par la loi pour un bail civil. En pratique, un délai d’un mois pour le locataire et de deux à trois mois pour le bailleur est raisonnable et couramment appliqué. Précisez-le clairement dans le contrat pour éviter tout litige. Pour aller plus loin sur le sujet du renouvellement d’un bail de location, j’ai rédigé un guide complet.
Comment rédiger un contrat de location de garage ?
Rédiger un bail de garage n’est pas compliqué, mais il faut être rigoureux. Voici les 10 mentions essentielles que je recommande d’inclure systématiquement.
Les mentions obligatoires du bail garage
- Identité complète du bailleur et du locataire (nom, prénom, adresse, date de naissance)
- Description précise du bien loué (adresse, numéro de lot, surface, type : garage fermé, box, place extérieure)
- Usage autorisé (stationnement de véhicule, stockage limité, interdiction de certains usages)
- Date de prise d’effet et durée du bail
- Montant du loyer, périodicité et modalités de paiement
- Montant du dépôt de garantie et conditions de restitution
- Charges récupérables (taxe d’ordures ménagères, entretien des parties communes)
- Conditions de résiliation et délais de préavis
- Clause de révision du loyer (indexation sur l’IRL ou autre indice)
- État des lieux d’entrée et de sortie
Même si la loi n’impose pas d’état des lieux pour un bail civil de garage, je le recommande systématiquement. C’est la meilleure protection en cas de dégradation. Prenez des photos datées du sol, des murs, de la porte et de la serrure. Si vous cherchez un modèle complet de contrat locatif, consultez mon article sur le bail de location en PDF qui propose plusieurs formats téléchargeables.

Modèle type de bail de location de garage
Voici la structure type que j’utilise pour mes clients. Le contrat doit être établi en deux exemplaires originaux (un pour chaque partie) et signé par les deux parties. Aucune forme particulière n’est exigée : un document manuscrit ou imprimé fait parfaitement l’affaire. L’enregistrement aux impôts n’est pas obligatoire mais peut s’avérer utile en cas de litige.
Vous pouvez rédiger le bail vous-même ou utiliser un modèle gratuit en ligne. Selon les informations du site Service-Public.fr, le contrat de location d’un garage ou parking doit être rédigé par écrit pour être opposable aux tiers, même si un bail verbal reste théoriquement valide entre les parties. Mon conseil : ne prenez jamais ce risque.
Prix et loyer d’un garage en 2026
Le loyer d’un garage est libre : aucun encadrement ne s’applique (sauf bail accessoire en zone tendue). Les prix varient considérablement selon la localisation, le type de garage et la demande locale. Voici les fourchettes que j’observe en 2026.
| Type de stationnement | Paris intra-muros | Grande métropole | Ville moyenne (Dijon) | Zone rurale |
|---|---|---|---|---|
| Place extérieure | 80 à 150 €/mois | 40 à 80 €/mois | 30 à 50 €/mois | 15 à 30 €/mois |
| Place couverte | 120 à 200 €/mois | 60 à 120 €/mois | 40 à 70 €/mois | 25 à 45 €/mois |
| Box fermé | 150 à 300 €/mois | 80 à 160 €/mois | 55 à 100 €/mois | 35 à 60 €/mois |
| Garage individuel | 200 à 400 €/mois | 100 à 200 €/mois | 70 à 130 €/mois | 40 à 80 €/mois |
À Dijon, le marché reste très accessible comparé aux grandes métropoles. Un garage fermé en centre-ville se loue autour de 80 à 120 € par mois, tandis qu’en périphérie vous pouvez descendre à 50 ou 60 €. La rentabilité brute d’un garage tourne généralement entre 6 et 10 %, ce qui en fait l’un des investissements locatifs les plus rentables. Si vous envisagez l’achat, pensez à consulter mon article sur les frais de notaire pour un parking pour anticiper les coûts d’acquisition.
Le dépôt de garantie n’est pas encadré par la loi pour un bail civil. En pratique, je recommande de demander un à deux mois de loyer. C’est suffisant pour couvrir d’éventuelles dégradations sans décourager les candidats locataires. La restitution intervient dans le délai prévu au contrat (généralement un mois après l’état des lieux de sortie).
Obligations du propriétaire et du locataire
Même avec la liberté contractuelle du bail civil, certaines obligations fondamentales s’imposent aux deux parties en vertu du Code civil.
Les obligations du bailleur
- Délivrer le garage en bon état : le bien doit être utilisable conformément à sa destination (porte fonctionnelle, serrure en état, sol praticable)
- Assurer la jouissance paisible : le propriétaire ne peut pas accéder au garage sans l’accord du locataire ni en modifier l’usage
- Effectuer les grosses réparations : toiture, murs porteurs, portail motorisé défaillant relèvent du bailleur (sauf clause contraire)
- Remettre une quittance de loyer sur demande du locataire
Les obligations du locataire
- Payer le loyer et les charges aux échéances convenues
- User du garage conformément à la destination prévue au bail (interdiction de stocker des matières dangereuses, d’y exercer une activité commerciale non autorisée)
- Entretenir le garage et effectuer les réparations locatives (nettoyage, remplacement d’ampoule, graissage de serrure)
- Restituer le bien en bon état à la fin du bail, sous réserve de la vétusté normale
- Souscrire une assurance couvrant les risques locatifs (incendie, dégât des eaux, responsabilité civile)
L’assurance du locataire est un point que je vérifie toujours. Même si aucune loi ne l’impose formellement pour un bail civil de garage, je recommande d’en faire une clause obligatoire du contrat. Une simple extension de l’assurance habitation suffit généralement et coûte moins de 5 € par mois.

Résiliation et renouvellement du bail garage
La souplesse du bail civil s’applique pleinement à la résiliation. Les modalités sont celles prévues au contrat, et uniquement celles-là. C’est pourquoi je passe toujours du temps à rédiger des clauses de sortie claires et équilibrées.
Résiliation par le locataire
Le locataire peut quitter le garage à tout moment en respectant le délai de préavis inscrit dans le bail. Ce préavis est en général d’un mois. La notification se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre récépissé. Le locataire reste redevable du loyer pendant toute la durée du préavis, sauf accord amiable avec le bailleur.
Résiliation par le bailleur
Le bailleur peut également résilier le bail en respectant le préavis contractuel (souvent deux à trois mois). Il n’a pas besoin de justifier d’un motif particulier, contrairement au bail d’habitation. C’est un avantage majeur du bail civil : vous récupérez votre bien sans contrainte de motif (ni reprise pour habiter, ni vente, ni motif légitime et sérieux).
Le renouvellement par tacite reconduction
Si le bail prévoit une clause de tacite reconduction, il se renouvelle automatiquement aux mêmes conditions à l’expiration de chaque période. C’est le mécanisme le plus courant et le plus simple. Le bailleur peut profiter du renouvellement pour proposer une révision du loyer en respectant le délai de préavis prévu. Pour approfondir les démarches de renouvellement de bail, j’ai détaillé la procédure étape par étape.
Fiscalité et déclaration des revenus locatifs d’un garage
Les revenus tirés de la location d’un garage sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. Deux régimes fiscaux s’offrent à vous en 2026.
Le régime micro-foncier
Si vos revenus fonciers bruts totaux (garages et autres biens) ne dépassent pas 15 000 € par an, vous bénéficiez automatiquement du régime micro-foncier. L’administration applique un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus bruts. Vous déclarez simplement le montant des loyers perçus sur votre déclaration de revenus (formulaire 2042). C’est le régime que j’utilise pour la plupart de mes clients qui possèdent un ou deux garages.
Le régime réel
Si vos charges déductibles (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurance propriétaire, frais de gestion) dépassent 30 % de vos revenus, le régime réel est plus avantageux. Il nécessite de remplir la déclaration 2044 et de conserver tous les justificatifs. Ce régime s’impose également si vos revenus fonciers dépassent 15 000 €. Selon les informations publiées par l’administration fiscale sur impots.gouv.fr, l’option pour le réel est irrévocable pendant trois ans.
La TVA et la CFE
La location de garages nus entre particuliers est en principe exonérée de TVA. En revanche, si vous louez des emplacements de stationnement aménagés (barrières, gardiennage, bornes de recharge), la TVA peut s’appliquer au taux de 20 %. Par ailleurs, le bailleur peut être redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) si la location est considérée comme une activité habituelle. Cette cotisation varie de 200 à 600 € selon les communes.
Pour optimiser la fiscalité sur plusieurs biens, certains investisseurs choisissent de détenir leurs garages via une SCI. C’est une option à étudier dès lors que vous possédez trois garages ou plus, car les frais de structure se justifient mieux avec un portefeuille diversifié.
À retenir
- Rédigez toujours un bail écrit même si la loi ne l’impose pas formellement pour un garage loué seul
- Séparez le bail du garage de celui du logement pour conserver la liberté du bail civil
- Prévoyez un état des lieux d’entrée et de sortie avec photos datées pour éviter tout litige
- Fixez un préavis de 1 mois pour le locataire et 2 à 3 mois pour le bailleur dans le contrat
- Comparez le régime micro-foncier (abattement 30 %) et le régime réel avant de déclarer vos revenus
Questions fréquentes
Quel type de bail pour louer un garage ?
Pour un garage loué seul, le bail de droit commun (Code civil, articles 1709 à 1778) s’applique. Il offre une liberté totale sur la durée, le loyer et les conditions de résiliation. Si le garage est loué avec un logement dans le même contrat, la loi du 6 juillet 1989 s’applique avec ses règles protectrices pour le locataire.
La durée est librement fixée entre les parties. En pratique, la durée la plus courante est de 12 mois avec tacite reconduction. Certains baux sont conclus pour 2 ou 3 ans. Un bail à durée indéterminée est également possible, chaque partie pouvant y mettre fin en respectant le préavis contractuel.Quelle est la durée moyenne d’un bail de location d’un garage ?
Rédigez un document écrit en deux exemplaires comportant l’identité des parties, la description du garage, le montant du loyer, la durée, le dépôt de garantie, les charges, les conditions de résiliation et le préavis. Ajoutez un état des lieux avec photos. Le contrat peut être manuscrit ou imprimé, aucune forme particulière n’est exigée par la loi.Comment faire un contrat de location pour un garage ?
Le bail civil régit la location d’un garage autonome : liberté de fixation du loyer, de la durée et du préavis. Le bailleur doit délivrer un bien en bon état et assurer la jouissance paisible. Le locataire doit payer le loyer, entretenir le garage et l’utiliser conformément à sa destination. L’assurance locative est fortement recommandée.Quelles sont les règles de location d’un garage ?
Juridiquement, un bail verbal est valide entre les parties. Cependant, en cas de litige, il sera très difficile de prouver les conditions convenues (montant du loyer, durée, préavis). Je déconseille formellement cette pratique. Un contrat écrit, même simple, sécurise les deux parties et constitue une preuve en cas de désaccord.Peut-on louer un garage sans contrat écrit ?
Aucune loi n’impose d’assurance pour un bail civil de garage. Toutefois, la plupart des bailleurs l’exigent contractuellement, et c’est une précaution indispensable. Une extension de garantie sur l’assurance habitation coûte généralement moins de 5 € par mois et couvre incendie, dégât des eaux et responsabilité civile.Le locataire d’un garage doit-il souscrire une assurance ?
La résiliation s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception en respectant le préavis fixé dans le contrat. Le bailleur n’a pas besoin de justifier d’un motif particulier, contrairement au bail d’habitation. Le locataire reste redevable du loyer pendant la période de préavis, sauf accord contraire avec le propriétaire.Comment résilier un bail de location de garage ?
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.