État des lieux de sortie meublé : modèle et comparatif

Dans cet article

  • L’état des lieux de sortie meublé doit obligatoirement inclure un inventaire détaillé du mobilier en plus de la description des murs, sols et équipements
  • Le propriétaire dispose de 1 mois maximum pour restituer le dépôt de garantie si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée
  • Les dégradations liées à la vétusté ne peuvent pas être facturées au locataire, seules les détériorations anormales sont retenues
  • Un état des lieux de sortie meublé réalisé par huissier coûte entre 150 et 300 € selon la superficie du logement
  • En LMNP, l’état des lieux de sortie conditionne le calcul des amortissements et charges déductibles liés au remplacement du mobilier
  • Les modèles conformes au décret du 30 mars 2016 sont disponibles gratuitement sur plusieurs plateformes en ligne

Après 18 ans à accompagner des propriétaires bailleurs à Dijon, je constate que l’état des lieux de sortie meublé reste l’une des étapes les plus redoutées, tant par les locataires que par les propriétaires. Ce document, bien plus complet que son équivalent pour un logement vide, conditionne directement la restitution du dépôt de garantie et peut devenir un véritable casse-tête juridique s’il est mal rédigé. Je vous livre ici tout ce qu’il faut savoir pour réaliser un état des lieux de sortie meublé conforme, efficace et protecteur.

Qu’est-ce qu’un état des lieux de sortie meublé

L’état des lieux de sortie meublé est un document qui décrit l’état du logement et de son mobilier au moment où le locataire remet les clés. Contrairement à un état des lieux simple pour un logement vide, il intègre obligatoirement un inventaire détaillé de chaque meuble et équipement mis à disposition. Ce document est encadré par la loi Alur et le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, qui imposent un formalisme précis.

Son rôle est triple : constater l’état réel du bien à la sortie, le comparer avec l’état des lieux d’entrée, et servir de base pour calculer d’éventuelles retenues sur le dépôt de garantie. En location meublée, l’enjeu est d’autant plus important que le mobilier représente souvent plusieurs milliers d’euros d’investissement. Un canapé taché, un électroménager en panne ou de la vaisselle manquante doivent être consignés avec précision.

Dans mon expérience, je recommande systématiquement de réaliser un pré-état des lieux quelques semaines avant la sortie. Cette visite préalable permet au locataire de corriger certains défauts et d’éviter des retenues injustifiées le jour J.

Comment doit se passer un état des lieux meublé

Le déroulement d’un état des lieux de sortie meublé suit un protocole bien défini. Voici les étapes que j’applique systématiquement avec mes clients dijonnais :

1. La convocation. Le propriétaire ou son mandataire doit prévenir le locataire par lettre recommandée ou tout moyen convenu, en proposant une date et un créneau horaire. Le document doit être réalisé en présence des deux parties ou de leurs représentants. Si l’une des parties refuse de se présenter, l’autre peut faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier).

2. Les conditions de réalisation. L’état des lieux doit impérativement être effectué dans un logement vidé des affaires personnelles du locataire, avec un éclairage suffisant (naturel ou artificiel) et les compteurs en service. Je conseille toujours de le faire en journée pour bénéficier de la lumière naturelle, car certains défauts passent inaperçus sous un éclairage artificiel.

3. L’inspection pièce par pièce. On procède de manière méthodique, en inspectant chaque pièce du sol au plafond : murs, sols, plafonds, menuiseries, prises électriques, robinetterie, puis chaque meuble et équipement listé dans l’inventaire. Les observations doivent être factuelles et précises : « rayure de 5 cm sur le parquet devant la fenêtre » plutôt que « sol abîmé ».

Vérification détaillée de l'état des murs et du mobilier dans une chambre meublée
Vérification détaillée de l’état des murs et du mobilier dans une chambre meublée

4. La signature. Le document est signé par les deux parties. Chacune reçoit un exemplaire original ou une copie numérique certifiée. En cas de désaccord, les réserves sont notées et peuvent être réglées ultérieurement, éventuellement via la procédure contradictoire.

Les mentions obligatoires et le contenu du document

Le décret du 30 mars 2016 impose des mentions obligatoires sans lesquelles l’état des lieux peut être contesté. Pour un logement meublé, ces mentions sont encore plus nombreuses que pour un logement vide. Voici ce que doit contenir le document :

  • Le type d’état des lieux (entrée ou sortie) et sa date de réalisation
  • La localisation précise du logement (adresse complète, étage, numéro de lot)
  • Les noms et coordonnées du locataire et du bailleur (ou de leurs mandataires)
  • Les relevés des compteurs individuels (eau, électricité, gaz) ou leur absence
  • Le détail des clés et dispositifs d’accès remis
  • La description précise de chaque pièce : état des murs, sols, plafonds, menuiseries et équipements
  • L’inventaire complet et détaillé du mobilier avec l’état de chaque élément
  • Les signatures des deux parties

En sortie, le document doit permettre une comparaison directe avec l’état des lieux d’entrée. C’est pourquoi je recommande d’utiliser un formulaire à deux colonnes (entrée/sortie) ou de joindre les deux documents. Des applications comme celles que je détaille dans mon comparatif des applications d’état des lieux facilitent cette mise en parallèle.

L’inventaire du mobilier : la spécificité du meublé

C’est ici que l’état des lieux de sortie meublé se distingue radicalement de celui d’un logement vide. Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixe la liste minimale des meubles et équipements qu’un logement meublé doit comporter. Chacun de ces éléments doit figurer dans l’inventaire avec son état précis à l’entrée et à la sortie.

Les 11 éléments obligatoires d’un logement meublé sont :

  • Literie avec couette ou couverture
  • Volets ou rideaux occultants dans les chambres
  • Plaques de cuisson
  • Four ou four à micro-ondes
  • Réfrigérateur avec compartiment freezer (ou congélateur séparé)
  • Vaisselle et ustensiles de cuisine en quantité suffisante
  • Table et sièges
  • Étagères de rangement
  • Luminaires
  • Matériel d’entretien ménager
  • La literie (sommier, matelas)

Dans la pratique, la plupart des logements meublés que je gère à Dijon contiennent bien plus que ce minimum. Un T2 meublé standard peut facilement compter 40 à 60 éléments à inventorier : du grille-pain aux rideaux en passant par les cadres décoratifs. Je conseille à mes clients bailleurs de photographier chaque élément lors de l’entrée et de joindre ces photos à l’inventaire. En cas de litige à la sortie, ces preuves visuelles sont déterminantes.

Contrôle des équipements de cuisine lors de l'inventaire du mobilier
Contrôle des équipements de cuisine lors de l’inventaire du mobilier

Pour chaque élément, il faut noter l’état selon une échelle claire : neuf, bon état, état d’usage, usé, dégradé, manquant. Les termes vagues comme « correct » ou « moyen » sont à proscrire car ils laissent place à l’interprétation. Si vous gérez plusieurs biens meublés, l’utilisation d’un bail de location meublé accompagné d’un inventaire standardisé vous fera gagner un temps considérable.

Quelles dégradations peuvent être facturées au locataire

C’est la question qui cristallise le plus de tensions. Tout ne peut pas être facturé au locataire, et la distinction entre usure normale (vétusté) et dégradation anormale est fondamentale. Selon l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989, le locataire est responsable des dégradations qui lui sont imputables, mais pas de l’usure normale liée au temps.

Voici des exemples concrets tirés de ma pratique :

Situation constatée Facturable au locataire ? Justification
Peinture jaunie après 5 ans d’occupation Non Vétusté normale
Trou dans le mur (cheville non rebouchée) Oui Dégradation imputable
Taches de brûlure sur le plan de travail Oui Usage anormal
Joint de douche noirci après 3 ans Non Usure liée à l’usage courant
Canapé déchiré ou taché en profondeur Oui Dégradation du mobilier
Matelas affaissé après 4 ans Non Vétusté prévisible
Vaisselle manquante ou cassée Oui Écart avec l’inventaire d’entrée
Store vénitien tordu ou cassé Oui Dégradation imputable
Moquette usée sur les zones de passage Non Vétusté normale
Électroménager en panne suite à mauvais usage Oui Dégradation prouvée

La clé réside dans l’application d’une grille de vétusté. Si une grille a été annexée au bail (ce que je recommande systématiquement), elle permet de calculer la part résiduelle à la charge du locataire. Par exemple, si un canapé a une durée de vie estimée à 10 ans et que le locataire l’a occupé 6 ans, seuls 40 % de la valeur de remplacement pourront être retenus en cas de dégradation anormale. Sans grille de vétusté, le juge appliquera sa propre appréciation, souvent moins favorable au bailleur.

État des lieux de sortie meublé et caution : règles de retenue

En location meublée, le dépôt de garantie (souvent appelé « caution ») peut atteindre 2 mois de loyer hors charges, contre 1 mois pour un logement vide. C’est un point important car il offre une marge plus conséquente pour couvrir d’éventuelles réparations. Cependant, les règles de retenue sont strictes.

Le propriétaire dispose d’un délai de 1 mois pour restituer le dépôt de garantie si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée. En cas de différences constatées, ce délai passe à 2 mois. Passé ce délai, le locataire peut exiger la restitution majorée d’une pénalité de 10 % du loyer mensuel par mois de retard.

Pour justifier une retenue, le bailleur doit fournir :

  • L’état des lieux d’entrée et de sortie permettant la comparaison
  • Des devis ou factures correspondant aux travaux de remise en état
  • Des photos datées si possible
  • La grille de vétusté annexée au bail, le cas échéant

Je constate régulièrement que des propriétaires retiennent des sommes sans justificatif suffisant, ce qui aboutit à des litiges devant la commission départementale de conciliation ou le tribunal. Mon conseil : ne retenez que ce que vous pouvez prouver, et conservez toujours les factures de remplacement du mobilier. Pour aller plus loin sur la gestion de votre investissement, consultez mon guide des modèles de bail meublé qui intègre les clauses protectrices à prévoir dès la signature.

Modèles PDF et outils : comparatif des solutions

Le choix du bon modèle d’état des lieux de sortie meublé peut vous faire gagner un temps précieux et surtout vous protéger juridiquement. Voici un comparatif des principales solutions disponibles en 2026 :

Utilisation d'une application numérique pour documenter l'état du mobilier à la sortie
Utilisation d’une application numérique pour documenter l’état du mobilier à la sortie

Solution Format Prix Inventaire mobilier intégré Photos Conformité décret 2016
Service-public.fr (modèle officiel) PDF Gratuit Non (à ajouter) Non Oui
BailPDF PDF interactif Gratuit Oui Non Oui
LegalPlace PDF / Word Gratuit à 19 € Oui Non Oui
Smartloc PDF Gratuit Oui Non Oui
ImmoPad (application) Numérique À partir de 5 €/état des lieux Oui Oui (illimitées) Oui
Startloc (application) Numérique À partir de 3,90 €/état des lieux Oui Oui Oui
Commissaire de justice Papier / PDF 150 à 300 € Oui Oui Oui

Mon avis de professionnel : les modèles PDF gratuits conviennent parfaitement pour un premier logement, à condition d’y annexer un inventaire mobilier détaillé. Dès que vous gérez deux biens meublés ou plus, une application dédiée devient rentable. Elle vous permet de comparer automatiquement entrée et sortie, d’intégrer des photos horodatées et de générer un document incontestable en cas de litige. Pour choisir la meilleure, consultez mon comparatif des 5 meilleures applications d’état des lieux.

Le modèle officiel disponible sur service-public.fr est une base solide mais ne comporte pas d’inventaire du mobilier. Il faudra donc l’enrichir avec une annexe spécifique listant chaque meuble et équipement.

Les obligations du propriétaire en location meublée

En tant que bailleur d’un logement meublé, vos obligations vont au-delà de la simple remise d’un état des lieux. La loi vous impose de :

Fournir un logement décent et équipé. Le logement doit répondre aux critères de décence définis par le décret de 2002, et contenir les 11 éléments de mobilier obligatoires listés par le décret de 2015. Un logement qui ne contient pas l’ensemble de ces éléments ne peut pas être qualifié de « meublé » au sens juridique.

Entretenir le mobilier et les équipements. Le remplacement du mobilier usé par l’usage normal est à la charge du propriétaire. Si le réfrigérateur tombe en panne après 8 ans d’utilisation normale, c’est à vous de le remplacer, pas au locataire. Cette obligation s’applique pendant toute la durée du bail.

Remettre un inventaire précis à l’entrée. Sans inventaire signé à l’entrée, vous ne pourrez pas prouver l’état initial du mobilier et aurez des difficultés à justifier des retenues en sortie. C’est un point que je vois trop souvent négligé par les propriétaires qui gèrent seuls leurs biens.

Restituer le dépôt de garantie dans les délais. Comme indiqué plus haut, 1 mois si conforme, 2 mois si des retenues sont justifiées. Le non-respect de ces délais expose à des pénalités de retard.

Si vous êtes en phase de mise en location, je vous invite à consulter mon article sur le bail de location meublé gratuit qui détaille les clauses essentielles à intégrer pour vous protéger efficacement.

État des lieux de sortie pour un LMNP : ce qu’il faut savoir

Pour les propriétaires en statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel), l’état des lieux de sortie a une dimension supplémentaire : il conditionne en partie la gestion comptable et fiscale de l’investissement. Voici pourquoi c’est important.

En LMNP au régime réel, le mobilier et les équipements font l’objet d’un amortissement comptable. Lorsqu’un meuble est remplacé suite à une dégradation constatée à l’état des lieux de sortie, le coût de remplacement constitue une charge déductible de vos revenus locatifs. Mais attention : pour que cette déduction soit acceptée par l’administration fiscale, il faut pouvoir prouver que le remplacement était nécessaire. L’état des lieux de sortie sert alors de justificatif comptable.

Concrètement, si vous constatez qu’un canapé est dégradé et que la retenue sur le dépôt de garantie ne couvre pas l’intégralité du remplacement, la différence peut être comptabilisée en charge. Pour optimiser votre fiscalité LMNP, conservez systématiquement :

  • L’état des lieux de sortie mentionnant les dégradations
  • Les factures d’achat du mobilier de remplacement
  • Le tableau d’amortissement mis à jour par votre comptable

Un autre point souvent méconnu : si le locataire part sans réaliser d’état des lieux (départ conflictuel, abandon du logement), le bailleur doit faire constater l’état du bien par un commissaire de justice pour préserver ses droits. Le coût de cet acte, entre 200 et 400 € selon la surface, est alors à partager entre les deux parties, sauf si l’absence est imputable au locataire.

Pour approfondir la gestion de votre état des lieux dans un contexte professionnel, notamment si vous louez des locaux commerciaux en parallèle, j’ai rédigé un guide dédié.

À retenir

  • Réalisez systématiquement un pré-état des lieux 2 à 3 semaines avant la sortie pour limiter les litiges
  • Annexez toujours un inventaire photographié et détaillé du mobilier à l’état des lieux d’entrée
  • Appliquez une grille de vétusté annexée au bail pour objectiver les retenues sur le dépôt de garantie
  • Conservez toutes les factures de remplacement du mobilier pour justifier les retenues et optimiser votre fiscalité LMNP
  • Utilisez une application dédiée avec photos horodatées dès que vous gérez plus d’un logement meublé

Questions fréquentes


Comment doit se passer un état des lieux meublé ?

L’état des lieux meublé doit être réalisé en présence du locataire et du bailleur (ou de leurs représentants), dans un logement vidé des affaires personnelles et avec un éclairage suffisant. Il faut inspecter chaque pièce méthodiquement en notant l’état des murs, sols, plafonds et équipements, puis vérifier chaque élément de l’inventaire du mobilier. Le document est signé par les deux parties et chacune en conserve un exemplaire. En cas de désaccord, un commissaire de justice peut être sollicité.


Quelles dégradations peuvent être facturées au locataire ?

Seules les dégradations anormales imputables au locataire peuvent être facturées : trous dans les murs, mobilier cassé ou taché en profondeur, vaisselle manquante, électroménager endommagé par un mauvais usage. L’usure normale liée au temps (peinture jaunie, moquette usée dans les zones de passage, matelas affaissé après plusieurs années) relève de la vétusté et ne peut pas être retenue. L’application d’une grille de vétusté permet de calculer la part résiduelle à la charge du locataire.


Quelles sont les obligations du propriétaire en location meublée ?

Le propriétaire doit fournir un logement décent contenant les 11 éléments de mobilier obligatoires définis par le décret de 2015. Il doit entretenir et remplacer le mobilier usé par l’usage normal à ses frais, remettre un inventaire détaillé et signé à l’entrée du locataire, et restituer le dépôt de garantie dans un délai de 1 mois (état conforme) à 2 mois (retenues justifiées) après la remise des clés.


Qu’est-ce que l’état des lieux de sortie pour un LMNP ?

Pour un Loueur en Meublé Non Professionnel, l’état des lieux de sortie sert non seulement à constater l’état du bien et du mobilier, mais aussi de justificatif comptable. Les remplacements de mobilier dégradé constituent des charges déductibles au régime réel. L’état des lieux documente la nécessité du remplacement et conditionne le calcul des amortissements. Il est essentiel de conserver ce document avec les factures de remplacement.


Quel est le délai de restitution du dépôt de garantie en meublé ?

Le propriétaire dispose d’un mois pour restituer le dépôt de garantie si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, et de deux mois si des retenues sont justifiées par des dégradations. Passé ces délais, le locataire peut réclamer une pénalité de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé.


Peut-on faire un état des lieux de sortie meublé sans le locataire ?

Non, l’état des lieux doit être contradictoire, c’est-à-dire réalisé en présence des deux parties. Si le locataire refuse de se présenter malgré une convocation en bonne et due forme, le bailleur doit faire appel à un commissaire de justice qui réalisera un constat unilatéral. Ce constat a valeur juridique et les frais sont partagés, ou mis à la charge de la partie défaillante.


Quelle différence entre état des lieux meublé et non meublé ?

La principale différence réside dans l’inventaire du mobilier. Un état des lieux meublé doit obligatoirement inclure une liste détaillée de chaque meuble et équipement avec son état, en plus de la description classique du logement. Le dépôt de garantie peut aussi être plus élevé (2 mois contre 1 mois en vide), ce qui modifie les enjeux financiers de la sortie.


Etienne Chevalier
Etienne Chevalier

Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.