Dans cet article
- Les personnes de plus de 75 ans sous condition de revenu fiscal de référence peuvent être totalement exonérées
- Le revenu fiscal de référence 2024 ne doit pas dépasser 12 455 € pour une part (seuil métropole) pour bénéficier d’une exonération totale
- Les titulaires de l’AAH, ASI ou ASPA sont exonérés sans condition d’âge sous plafond de revenus
- Les constructions neuves bénéficient d’une exonération de 2 ans à compter du 1er janvier suivant l’achèvement
- Les logements rénovés avec des travaux d’économie d’énergie peuvent obtenir une exonération de 50 à 100 % pendant 3 ans
- La demande doit être déposée auprès du centre des impôts fonciers avant le 1er janvier de l’année d’application
Sommaire
- Qui peut bénéficier de l’exonération de la taxe foncière ?
- Revenu fiscal de référence : les plafonds à connaître
- Exonération après 75 ans : ce que dit la loi
- Handicap et allocations : les cas d’exonération automatique
- Constructions neuves et rénovations énergétiques
- Revenus modestes : dégrèvement et plafonnement
- Comment savoir si on est exonéré de taxe foncière ?
- Les démarches pour demander l’exonération
- Tableau récapitulatif des exonérations 2026
En 18 ans de conseil immobilier à Dijon, la question revient chaque automne avec la même régularité que les feuilles mortes : qui est exonéré de la taxe foncière ? Et chaque année, je constate que des propriétaires éligibles passent à côté de centaines d’euros d’économies, simplement parce qu’ils ignorent leurs droits. Avec la hausse continue des valeurs locatives cadastrales, cette question n’a jamais été aussi légitime qu’en 2026. Je vous propose un tour d’horizon complet des situations ouvrant droit à une exonération, partielle ou totale, de cet impôt local.
Qui peut bénéficier de l’exonération de la taxe foncière ?
L’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) ne concerne pas uniquement les personnes âgées, contrairement à une idée reçue tenace. Plusieurs catégories de contribuables peuvent en bénéficier, selon des critères liés à l’âge, aux ressources, à la situation personnelle ou à la nature du bien.
Voici les principaux profils concernés :
- Les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, sous condition de revenus
- Les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
- Les bénéficiaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)
- Les personnes percevant l’allocation aux adultes handicapés (AAH)
- Les propriétaires de logements neufs pendant les deux premières années
- Les propriétaires ayant réalisé des travaux d’économie d’énergie éligibles
- Les personnes veuves sous certaines conditions de ressources
Comme je l’explique souvent à mes clients dijonnais, la première étape consiste à vérifier si votre situation entre dans l’une de ces catégories. Selon le site officiel des impôts, l’exonération peut être accordée de plein droit ou sur demande, en fonction du motif invoqué.

Revenu fiscal de référence : les plafonds à connaître
Le revenu fiscal de référence (RFR) constitue le critère déterminant pour la plupart des exonérations liées à la situation personnelle. Il figure sur votre avis d’imposition de l’année précédente. Pour l’exonération de taxe foncière 2026, c’est le RFR de 2024 (avis reçu en 2025) qui est pris en compte.
Les plafonds applicables en métropole pour les revenus 2024 sont les suivants :
- 1 part fiscale : 12 455 € maximum
- 1,5 part : 15 781 € maximum
- 2 parts : 19 107 € maximum
- 2,5 parts : 22 433 € maximum
- Chaque demi-part supplémentaire : + 3 326 €
Ces seuils sont revalorisés chaque année. En Outre-mer, les plafonds sont légèrement supérieurs. Je recommande toujours à mes clients de vérifier leur avis d’imposition dès réception plutôt que de se fier à une estimation approximative de leurs revenus. L’écart entre le revenu net imposable et le revenu fiscal de référence peut jouer en votre faveur, car le RFR intègre certains abattements.
Pour les personnes entre 65 et 75 ans dont le RFR est inférieur à ces seuils, il existe un dégrèvement de 100 € (et non une exonération totale). Ce montant est automatiquement déduit de la taxe foncière de la résidence principale. Si vous envisagez d’acheter un bien pour votre retraite, pensez à intégrer cette donnée dans votre budget global, comme je le détaille dans mon guide sur les tendances du marché immobilier en 2026.
Exonération après 75 ans : ce que dit la loi
C’est sans doute la question que l’on me pose le plus souvent : est-ce vrai qu’à partir de 75 ans on ne paie plus la taxe foncière ? La réponse est oui, mais sous conditions. L’article 1391 du Code général des impôts prévoit une exonération totale de la TFPB pour les propriétaires de plus de 75 ans, à condition de remplir deux critères cumulatifs :
- Avoir 75 ans révolus au 1er janvier de l’année d’imposition (soit être né avant le 2 janvier 1951 pour la taxe foncière 2026)
- Disposer d’un revenu fiscal de référence inférieur aux plafonds mentionnés ci-dessus
Cette exonération porte sur la résidence principale. Elle s’applique de plein droit : vous n’avez normalement aucune démarche à effectuer si l’administration fiscale dispose de toutes vos informations. Cependant, dans la pratique, je constate régulièrement que certains contribuables dijonnais ne reçoivent pas automatiquement cette exonération. Vérifiez votre avis de taxe foncière chaque année.
Point important pour les personnes âgées vivant en couple : si l’un des conjoints a plus de 75 ans et l’autre non, c’est l’âge du contribuable au nom duquel le bien est imposé qui compte. Un changement dans la répartition de la propriété peut parfois permettre de bénéficier de l’exonération. C’est un sujet que j’aborde fréquemment lors de mes rendez-vous avec des clients seniors qui envisagent un achat ou une vente en viager.
L’exonération taxe foncière personne âgée concerne également les résidents en maison de retraite ou en EHPAD, à condition que leur ancien logement reste inoccupé et qu’il ait constitué leur résidence principale avant l’entrée en établissement.
Handicap et allocations : les cas d’exonération automatique
Au-delà de la condition d’âge, plusieurs situations liées au handicap ou à la précarité ouvrent droit à une exonération totale, sans critère d’âge minimum :
Titulaires de l’AAH (allocation aux adultes handicapés) : l’exonération est totale pour la résidence principale, sous réserve que le RFR ne dépasse pas les plafonds. Cette exonération bénéficie aux personnes dont le taux d’incapacité est d’au moins 80 % ou compris entre 50 et 79 % avec une restriction substantielle d’accès à l’emploi.
Titulaires de l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité) : mêmes conditions que pour l’AAH. L’ASI est versée aux personnes invalides qui n’ont pas encore atteint l’âge légal de départ à la retraite.
Titulaires de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) : exonération automatique et totale, puisque le fait même de percevoir cette allocation implique des ressources inférieures aux plafonds. Cette exonération concerne de nombreux propriétaires modestes, y compris des personnes veuves dont la pension de réversion reste faible.
L’exonération taxe foncière veuve n’existe pas en tant que telle dans le code fiscal. En revanche, une personne veuve qui remplit les conditions de revenus et d’âge (plus de 75 ans) bénéficie de l’exonération au même titre que tout autre contribuable éligible. Si le décès du conjoint entraîne une baisse significative des ressources du foyer, il est possible de basculer sous les plafonds et d’obtenir l’exonération dès l’année suivante. Je conseille toujours de faire la demande d’exonération rapidement après un changement de situation.

Constructions neuves et rénovations énergétiques
L’exonération de taxe foncière ne se limite pas aux critères personnels. La nature du bien et les travaux réalisés peuvent également ouvrir des droits, quel que soit l’âge ou le revenu du propriétaire.
Exonération pour construction neuve
Toute construction neuve, reconstruction ou addition de construction bénéficie d’une exonération de 2 ans à compter du 1er janvier suivant l’achèvement des travaux. Cette exonération s’applique à la part communale et intercommunale de la taxe foncière. Attention : depuis 2024, certaines communes ont voté la suppression de cette exonération pour les résidences principales, conformément à la possibilité offerte par la loi de finances. Renseignez-vous auprès de votre mairie avant de compter sur cet avantage.
La déclaration doit être déposée dans les 90 jours suivant l’achèvement auprès du centre des impôts fonciers (formulaire H1 pour une maison, H2 pour un appartement). Un oubli de déclaration entraîne la perte de l’exonération, ce qui représente parfois plusieurs centaines d’euros.
Exonération pour travaux d’économie d’énergie
Les communes et EPCI peuvent voter une exonération de 50 % ou 100 % de la taxe foncière pendant 3 ans pour les logements achevés avant le 1er janvier 1989 ayant fait l’objet de travaux d’amélioration énergétique. Les conditions sont les suivantes :
- Le montant des dépenses doit être supérieur à 10 000 € TTC par logement au cours de l’année précédant l’application de l’exonération
- Ou supérieur à 15 000 € TTC au cours des trois années précédentes
- Les travaux doivent concerner l’isolation, le chauffage, la ventilation ou les énergies renouvelables
Cette exonération n’est pas automatique : il faut en faire la demande avant le 1er janvier de la première année d’application. Pour connaître les détails des diagnostics nécessaires avant travaux, consultez mon article sur le coût des diagnostics immobiliers en 2026.
Revenus modestes : dégrèvement et plafonnement
Si vous ne remplissez pas les conditions pour une exonération totale, vous pouvez néanmoins bénéficier d’un allègement. L’exonération taxe foncière revenu modeste prend la forme d’un plafonnement prévu par l’article 1391 B ter du CGI.
Ce mécanisme limite la taxe foncière de la résidence principale à 50 % des revenus du foyer pour les contribuables dont le RFR ne dépasse pas un certain seuil (environ 28 150 € pour une part en 2026). La différence entre la taxe due et ce plafond est prise en charge par l’État sous forme de dégrèvement.
Concrètement, si votre taxe foncière s’élève à 1 500 € et que votre RFR est de 15 000 €, votre contribution sera plafonnée à 7 500 € (50 % de 15 000 €). Ici, vous payez donc la totalité. Mais si votre RFR est de 2 000 € et votre taxe foncière de 1 200 €, vous ne paierez que 1 000 € (50 % de 2 000 €), l’État prenant en charge les 200 € restants.
Ce dispositif bénéficie principalement aux propriétaires à très faibles revenus dont le bien a une valeur locative cadastrale élevée, situation fréquente chez les retraités modestes propriétaires de longue date dans des quartiers dont les prix ont fortement augmenté. À Dijon, je vois régulièrement ce cas de figure dans les quartiers centraux. Pour comprendre l’évolution des prix, je vous invite à lire mon analyse du marché immobilier 2026.
Par ailleurs, les personnes entre 65 et 75 ans au 1er janvier, dont le RFR est inférieur aux plafonds d’exonération, bénéficient d’un dégrèvement forfaitaire de 100 € sur leur résidence principale. Ce dégrèvement est appliqué automatiquement par l’administration fiscale. À quel âge on ne paie plus la taxe foncière ? Techniquement, jamais de façon automatique : c’est toujours la combinaison âge plus revenus qui déclenche l’exonération, à partir de 75 ans pour l’exonération totale.

Comment savoir si on est exonéré de taxe foncière ?
Plusieurs moyens permettent de vérifier votre éligibilité :
1. Consultez votre espace personnel sur impots.gouv.fr. Votre avis de taxe foncière y est disponible chaque année à partir de septembre. Si vous bénéficiez d’une exonération, elle apparaît clairement sur le document, avec la mention du motif (âge, allocation, construction neuve, etc.).
2. Vérifiez votre revenu fiscal de référence. Il figure en première page de votre avis d’impôt sur le revenu. Comparez-le aux plafonds en vigueur. Si votre RFR est inférieur et que vous remplissez une condition d’âge ou d’allocation, vous êtes potentiellement éligible.
3. Contactez votre centre des impôts fonciers. Les agents du service foncier peuvent vérifier votre situation et vous indiquer si une exonération est applicable. À Dijon, le centre se situe au 1 boulevard de la Trémouille. Vous pouvez également appeler le 0 809 401 401 (numéro non surtaxé).
4. Utilisez le simulateur en ligne. Le site service-public.fr propose un parcours guidé qui vous permet de déterminer si vous pouvez bénéficier d’une exonération ou d’un dégrèvement.
Mon conseil : n’attendez pas de recevoir votre avis de taxe foncière pour réagir. Si vous pensez être éligible, anticipez la démarche dès le printemps. Les corrections après émission de l’avis sont possibles, mais plus longues à traiter. Pour connaître les échéances, consultez mon article sur la date limite de la taxe foncière.
Les démarches pour demander l’exonération
Selon le type d’exonération, les démarches varient :
Exonérations de plein droit (âge + revenus, allocations) : en principe, aucune démarche n’est nécessaire. L’administration croise automatiquement vos données fiscales et sociales. Toutefois, en cas d’erreur ou si vous constatez que l’exonération n’a pas été appliquée, déposez une réclamation via votre espace en ligne sur impots.gouv.fr ou par courrier au service des impôts des particuliers.
Exonération pour construction neuve : déposez la déclaration modèle H1 ou H2 dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux. Le formulaire est téléchargeable sur le site des impôts ou disponible au centre des impôts fonciers.
Exonération pour travaux d’économie d’énergie : adressez une déclaration sur papier libre au centre des impôts fonciers avant le 1er janvier de la première année souhaitée, accompagnée des factures des travaux et de l’attestation de l’entreprise.
Plafonnement en fonction des revenus : le dégrèvement est automatique. Si vous estimez qu’il n’a pas été correctement calculé, vous pouvez faire une réclamation en ligne.
Pour chaque demande, conservez une copie de vos justificatifs. Je recommande de garder les documents pendant au moins 4 ans (délai de reprise de l’administration). Si vous êtes copropriétaire, certaines charges peuvent influencer le calcul de votre imposition ; j’en parle dans mon guide sur la gestion de la copropriété.
Tableau récapitulatif des exonérations 2026
Pour y voir plus clair, voici un tableau synthétique des principales exonérations et allègements de taxe foncière applicables en 2026 :
| Situation | Type d’allègement | Condition de revenus (RFR) | Démarche requise |
|---|---|---|---|
| Plus de 75 ans | Exonération totale | Inférieur aux plafonds (12 455 € / 1 part) | Automatique |
| 65 à 75 ans | Dégrèvement de 100 € | Inférieur aux plafonds | Automatique |
| Titulaire AAH | Exonération totale | Inférieur aux plafonds | Automatique |
| Titulaire ASPA | Exonération totale | Implicite (allocation sous plafond) | Automatique |
| Titulaire ASI | Exonération totale | Inférieur aux plafonds | Automatique |
| Construction neuve | Exonération 2 ans | Aucune | Déclaration H1/H2 sous 90 jours |
| Travaux énergie (logement avant 1989) | Exonération 50 à 100 % pendant 3 ans | Aucune | Demande avant le 1er janvier |
| Revenus modestes (tout âge) | Plafonnement à 50 % du RFR | RFR inférieur à environ 28 150 € / part | Automatique |
| Personne veuve de plus de 75 ans | Exonération totale | Inférieur aux plafonds | Automatique |
Ce tableau résume les cas les plus courants, mais d’autres exonérations temporaires peuvent exister selon les délibérations de votre commune. À Dijon comme ailleurs, les taux et les décisions locales varient d’une année à l’autre. Pour comprendre les spécificités parisiennes par exemple, je vous invite à lire mon décryptage de la taxe foncière à Paris.
Qui est exonéré de taxe foncière en résumé ? Principalement les personnes âgées de plus de 75 ans à revenus modestes, les titulaires d’allocations sociales spécifiques (AAH, ASPA, ASI), et les propriétaires de biens neufs ou rénovés énergétiquement. Le dénominateur commun reste presque toujours le revenu fiscal de référence, sauf pour les exonérations liées au bien lui-même.
Si vous êtes propriétaire et que vous souhaitez optimiser votre fiscalité locale, ne négligez pas non plus les possibilités offertes par le statut de loueur meublé non professionnel ou l’investissement en SCPI, qui peuvent modifier votre situation fiscale globale. L’immobilier ne se résume jamais à un seul impôt : c’est un ensemble de paramètres à maîtriser, et la taxe foncière en fait partie intégrante. En application de l’article 1391 du Code général des impôts, les conditions d’exonération sont réévaluées chaque année : restez vigilant.
À retenir
- Vérifiez votre revenu fiscal de référence sur votre dernier avis d’imposition : il ne doit pas dépasser 12 455 € pour 1 part en 2026
- Si vous avez plus de 75 ans, contrôlez que l’exonération est bien appliquée sur votre avis de taxe foncière dès septembre
- Déclarez toute construction neuve dans les 90 jours (formulaire H1 ou H2) pour ne pas perdre l’exonération de 2 ans
- Pour des travaux d’économie d’énergie supérieurs à 10 000 €, faites la demande d’exonération avant le 1er janvier
- En cas de doute, contactez votre centre des impôts fonciers ou utilisez le simulateur de service-public.fr pour vérifier vos droits
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier de l’exonération de la taxe foncière ?
Les personnes de plus de 75 ans sous plafond de revenus, les titulaires de l’AAH, de l’ASPA ou de l’ASI, les propriétaires de constructions neuves (pendant 2 ans), et les propriétaires ayant réalisé des travaux d’économie d’énergie dans un logement ancien. Le critère commun pour les exonérations liées à la personne est un revenu fiscal de référence inférieur aux seuils fixés chaque année par l’administration fiscale.
Quel est le revenu fiscal de référence pour être exonéré de la taxe foncière ?
Pour la taxe foncière 2026, le RFR de l’année 2024 ne doit pas dépasser 12 455 € pour une part fiscale, 15 781 € pour 1,5 part, et 19 107 € pour 2 parts. Ces plafonds sont revalorisés chaque année et figurent dans les avis publiés par la Direction générale des finances publiques.
Est-ce vrai qu’à partir de 75 ans on ne paie plus la taxe foncière ?
Pas automatiquement. L’exonération totale après 75 ans est soumise à une condition de revenu fiscal de référence. Si vos revenus dépassent les plafonds, vous restez redevable de la taxe foncière même après 75 ans. En revanche, si vous remplissez les deux conditions (âge et revenus), l’exonération est appliquée automatiquement sur votre résidence principale.
Comment savoir si on est exonéré de taxe foncière ?
Consultez votre avis de taxe foncière disponible sur impots.gouv.fr à partir de septembre. L’exonération y est mentionnée avec son motif. Vous pouvez aussi vérifier en comparant votre RFR aux plafonds en vigueur, ou en contactant votre centre des impôts fonciers. Le simulateur de service-public.fr permet également de déterminer rapidement votre éligibilité.
Une personne veuve peut-elle être exonérée de taxe foncière ?
Il n’existe pas d’exonération spécifique au statut de veuf ou veuve. Cependant, le décès du conjoint peut faire baisser le revenu fiscal de référence du foyer sous les plafonds d’exonération. Si la personne veuve a plus de 75 ans et des revenus inférieurs aux seuils, elle bénéficie de l’exonération totale au même titre que tout autre contribuable éligible.
Les propriétaires d’un logement en copropriété sont-ils concernés par l’exonération ?
Oui, les exonérations s’appliquent de la même manière aux lots en copropriété. Le propriétaire d’un appartement peut bénéficier de l’exonération pour construction neuve, pour travaux énergétiques ou pour raisons personnelles (âge, revenus, allocations). La quote-part de taxe foncière est calculée en fonction de la valeur locative cadastrale du lot concerné.
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.