En 18 ans de conseil immobilier à Dijon, j’ai accompagné des dizaines de familles dans la préparation de leur transmission patrimoniale. La donation en nue-propriété revient systématiquement dans les discussions, car elle permet de transmettre un bien tout en continuant à l’habiter ou à en percevoir les loyers. Mais la question qui revient le plus souvent reste la même : combien cela coûte-t-il réellement chez le notaire ? Entre les droits de donation, les émoluments notariés et les frais annexes, la facture peut surprendre si l’on n’a pas anticipé. Je vous détaille ici tout ce qu’il faut savoir sur les frais de notaire liés à une donation en nue-propriété, avec des exemples chiffrés et des conseils pratiques pour optimiser votre transmission.
Dans cet article
- La valeur de la nue-propriété dépend de l’âge de l’usufruitier selon le barème fiscal de l’article 669 du CGI
- Les émoluments du notaire sont réglementés par décret et représentent entre 1 % et 2 % de la valeur du bien transmis
- Pour une donation de 200 000 €, les frais totaux (droits + notaire) se situent entre 2 500 € et 15 000 € selon le lien de parenté et les abattements disponibles
- Chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € en abattement par enfant, renouvelable tous les 15 ans
- Donner après 70 ans reste pertinent, mais la valeur fiscale de la nue-propriété augmente significativement
- L’acte notarié est obligatoire pour toute donation immobilière, sans exception
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une donation en nue-propriété ?
- Le barème fiscal du démembrement : calcul de la valeur
- Frais de notaire pour une donation en nue-propriété : le détail complet
- Exemple chiffré : donation de 200 000 euros
- Comment donner la nue-propriété à ses enfants ?
- Donation en nue-propriété après 70 ans
- Les inconvénients d’une donation en nue-propriété
- Abattements et fiscalité : comment réduire la note
Qu’est-ce qu’une donation en nue-propriété ?
La donation en nue-propriété consiste à transmettre la propriété d’un bien immobilier à un bénéficiaire (le nu-propriétaire) tout en conservant l’usufruit, c’est-à-dire le droit d’utiliser le bien ou d’en percevoir les revenus locatifs. C’est ce que l’on appelle un démembrement de propriété.
Concrètement, le donateur (souvent un parent) continue d’habiter le logement ou d’encaisser les loyers jusqu’à son décès. À ce moment-là, l’usufruit s’éteint automatiquement et le nu-propriétaire devient plein propriétaire, sans aucun droit de succession supplémentaire à payer sur ce bien. C’est là tout l’intérêt de cette stratégie patrimoniale.
D’un point de vue juridique, la donation immobilière doit impérativement être réalisée par acte authentique devant notaire, conformément aux dispositions de l’article 931 du Code civil. Impossible donc de procéder par simple acte sous seing privé, ce qui explique l’existence de frais de notaire incompressibles.

Le barème fiscal du démembrement : calcul de la valeur
Le point de départ de tout calcul de donation nu-propriété frais de notaire est la détermination de la valeur fiscale de la nue-propriété. L’administration fiscale utilise un barème fixé par l’article 669 du Code général des impôts, qui répartit la valeur entre usufruit et nue-propriété en fonction de l’âge de l’usufruitier au jour de la donation.
| Âge de l’usufruitier | Valeur de l’usufruit | Valeur de la nue-propriété |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 90 % | 10 % |
| De 21 à 30 ans | 80 % | 20 % |
| De 31 à 40 ans | 70 % | 30 % |
| De 41 à 50 ans | 60 % | 40 % |
| De 51 à 60 ans | 50 % | 50 % |
| De 61 à 70 ans | 40 % | 60 % |
| De 71 à 80 ans | 30 % | 70 % |
| De 81 à 90 ans | 20 % | 80 % |
| 91 ans et plus | 10 % | 90 % |
Plus le donateur est jeune, plus la valeur de la nue-propriété est faible, et donc moins les droits de donation seront élevés. C’est pourquoi je recommande souvent à mes clients dijonnais d’anticiper leur transmission le plus tôt possible. Un parent de 55 ans qui transmet un bien de 300 000 € ne sera taxé que sur 150 000 € (50 % de la valeur), contre 210 000 € s’il attend d’avoir 65 ans.
Frais de notaire pour une donation en nue-propriété : le détail complet
Les frais de notaire pour une donation en nue-propriété se décomposent en quatre postes distincts. Il est essentiel de les comprendre pour éviter les mauvaises surprises le jour de la signature.
1. Les droits de donation (fiscalité)
C’est le poste le plus important. Les droits de donation sont calculés sur la valeur fiscale de la nue-propriété, après application des abattements éventuels. Le barème progressif s’applique en ligne directe (parent vers enfant) :
| Tranche taxable (après abattement) | Taux d’imposition |
|---|---|
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
En ligne directe, chaque parent bénéficie d’un abattement de 100 000 € par enfant. Si la valeur de la nue-propriété est inférieure à ce seuil, aucun droit de donation n’est dû. C’est d’ailleurs ce qui rend la donation en nue-propriété particulièrement efficace : en combinant le démembrement et l’abattement, on peut souvent transmettre un bien sans payer de droits.
2. Les émoluments du notaire
Les émoluments sont réglementés par décret et calculés par tranches sur la valeur en pleine propriété du bien donné. Voici le barème en vigueur :
| Tranche de valeur du bien | Taux des émoluments |
|---|---|
| De 0 à 6 500 € | 4,837 % |
| De 6 500 € à 17 000 € | 1,995 % |
| De 17 000 € à 60 000 € | 1,330 % |
| Au-delà de 60 000 € | 0,998 % |
Pour un bien d’une valeur de 250 000 €, les émoluments s’élèvent à environ 2 350 €. La TVA de 20 % s’y ajoute, portant le total à environ 2 820 € TTC. Ces montants sont identiques quel que soit le notaire choisi, car le tarif est fixé nationalement.
3. La taxe de publicité foncière
Une contribution de sécurité immobilière (anciennement salaire du conservateur) de 0,10 % de la valeur du bien est perçue pour l’inscription au fichier immobilier. Pour un bien à 250 000 €, cela représente 250 €.
4. Les frais divers et débours
Ce poste regroupe les frais avancés par le notaire pour le compte du client : extraits cadastraux, documents d’urbanisme, état hypothécaire, etc. Comptez entre 200 € et 500 € selon la complexité du dossier. Si vous souhaitez comparer avec d’autres types de frais notariés, je vous invite à consulter mon article sur les frais de notaire pour une succession.

Exemple chiffré : donation de 200 000 euros
Prenons un cas concret, très fréquent dans le marché dijonnais. Mme Dupont, 62 ans, souhaite donner la nue-propriété de son appartement estimé à 200 000 € à son fils unique, en conservant l’usufruit.
Étape 1 : calcul de la valeur de la nue-propriété
Mme Dupont a entre 61 et 70 ans. Selon le barème fiscal, la nue-propriété représente 60 % de la valeur du bien, soit 200 000 × 60 % = 120 000 €.
Étape 2 : application de l’abattement
L’abattement en ligne directe est de 100 000 €. La base taxable est donc : 120 000 – 100 000 = 20 000 €.
Étape 3 : calcul des droits de donation
Sur 20 000 €, le barème progressif donne :
- 8 072 € × 5 % = 403,60 €
- 4 037 € × 10 % = 403,70 €
- 3 823 € × 15 % = 573,45 €
- 4 068 € × 20 % = 813,60 €
Total des droits de donation : environ 2 194 €.
Étape 4 : frais de notaire proprement dits
- Émoluments (sur 200 000 € en pleine propriété) : environ 1 996 € HT, soit 2 395 € TTC
- Contribution de sécurité immobilière : 200 €
- Frais divers et débours : environ 400 €
Total global estimé : environ 5 189 €, dont 2 194 € de droits et 2 995 € de frais de notaire au sens strict. Si Mme Dupont avait attendu ses 72 ans, la nue-propriété aurait valu 140 000 €, la base taxable 40 000 €, et les droits auraient doublé. Le timing est crucial.
Pour une simulation plus précise de frais de notaire donation 200 000 euros, je recommande de prendre rendez-vous directement avec un notaire qui pourra intégrer votre situation familiale complète. J’explique également le fonctionnement des frais dans un contexte différent dans mon guide sur le calcul des frais de succession chez le notaire.
Comment donner la nue-propriété à ses enfants ?
La procédure de donation en nue-propriété à ses enfants suit un parcours bien défini. Voici les étapes que je conseille systématiquement à mes clients :
1. Évaluer le bien immobilier
Faites estimer votre bien par un professionnel de l’immobilier ou un expert agréé. L’administration fiscale peut remettre en cause une estimation trop basse, ce qui entraînerait un redressement fiscal. À Dijon, les prix varient considérablement entre le centre historique et la périphérie ; une estimation précise est indispensable.
2. Consulter un notaire
Le notaire est obligatoire pour toute donation immobilière. Il rédigera l’acte authentique, vérifiera l’absence de clause d’inaliénabilité et s’assurera que la donation respecte la réserve héréditaire de chaque enfant. Si vous avez plusieurs héritiers, il veillera à l’équité de la répartition.
3. Déterminer les clauses spécifiques
Vous pouvez assortir la donation de clauses protectrices : clause de retour conventionnel (le bien revient au donateur si le donataire décède avant lui), interdiction d’aliéner sans accord de l’usufruitier, ou encore clause de remploi en cas de vente. Ces clauses n’engendrent pas de surcoût significatif chez le notaire.
4. Signer l’acte et publier
L’acte est signé en étude notariale. Le notaire se charge ensuite de la publication au service de publicité foncière. Le délai total entre le premier rendez-vous et la signature effective est généralement de 4 à 8 semaines.
Pour ceux qui envisagent une structure juridique alternative, mon article sur les frais de notaire pour un achat en SCI peut vous éclairer sur une autre approche de la transmission.
Donation en nue-propriété après 70 ans
La question de la donation nue-propriété après 70 ans revient très souvent dans mes consultations. La réponse est nuancée : c’est encore intéressant, mais l’avantage fiscal diminue progressivement.
À 72 ans, la nue-propriété représente 70 % de la valeur du bien, contre 60 % à 65 ans. Pour un bien de 300 000 €, la différence de base taxable est de 30 000 €, ce qui peut représenter 6 000 € de droits supplémentaires en tranche à 20 %. L’opération reste néanmoins bien plus avantageuse que de ne rien faire et de laisser le bien entrer dans la succession au décès, où il serait taxé sur sa valeur en pleine propriété.
Au-delà de 80 ans, la nue-propriété atteint 80 % de la valeur totale. L’économie liée au démembrement se réduit considérablement, mais elle existe toujours. J’ai accompagné des clients de 82 ans qui ont tout de même économisé plusieurs milliers d’euros par rapport à une transmission classique par succession.
Le véritable enjeu après 70 ans concerne aussi l’assurance-vie. Les primes versées après cet âge bénéficient d’un régime fiscal moins favorable. C’est pourquoi la donation en nue-propriété peut devenir un complément stratégique pour optimiser la transmission globale. Si vous financez encore un crédit sur le bien, consultez mon guide sur l’assurance emprunteur pour vérifier les implications.

Les inconvénients d’une donation en nue-propriété
Je serais malhonnête de vous présenter la donation en nue-propriété comme une solution miracle. Voici les principaux inconvénients que j’explique systématiquement à mes clients avant toute décision :
L’irrévocabilité : une donation est en principe irrévocable. Une fois l’acte signé, vous ne pouvez plus revenir en arrière, sauf cas exceptionnels prévus par la loi (ingratitude, inexécution des charges). Si vos relations familiales se dégradent, vous resterez usufruitier mais le bien appartiendra définitivement au donataire.
La perte de la plus-value : si le bien prend de la valeur après la donation, cette plus-value profite au nu-propriétaire, pas à l’usufruitier. Pour un bien dijonnais dans un quartier en pleine réhabilitation, cela peut représenter un manque à gagner significatif. Pour approfondir la question de la plus-value, consultez mon article sur l’abattement pour durée de détention.
Les conflits potentiels entre usufruitier et nu-propriétaire : qui paie les travaux ? En principe, l’usufruitier assume les réparations d’entretien et le nu-propriétaire les grosses réparations (toiture, structure). En pratique, ces distinctions provoquent régulièrement des tensions familiales.
L’impossibilité de vendre librement : la vente du bien nécessite l’accord conjoint de l’usufruitier et du nu-propriétaire. Si l’un des deux refuse, le bien reste bloqué. Cette situation est particulièrement délicate lorsque l’usufruitier a besoin de liquidités pour financer une maison de retraite.
Le rapport fiscal : en cas de succession, la donation sera rapportée à la masse successorale pour vérifier le respect de la réserve héréditaire. Si la valeur du bien a considérablement augmenté, cela peut déséquilibrer le partage entre héritiers.
Abattements et fiscalité : comment réduire la note
Plusieurs leviers permettent de minimiser les frais de notaire pour une donation immobilière en nue-propriété. Voici les stratégies que je recommande le plus fréquemment :
Maximiser l’abattement de 100 000 € : cet abattement se renouvelle tous les 15 ans. Si vous avez déjà fait une donation il y a plus de 15 ans, l’abattement est à nouveau disponible. Avec deux parents qui donnent, l’abattement total atteint 200 000 € par enfant.
Donner tôt : comme nous l’avons vu, plus le donateur est jeune, plus la valeur de la nue-propriété est faible. Donner à 55 ans plutôt qu’à 75 ans peut diviser la base taxable par presque deux. C’est le levier le plus puissant.
Utiliser le don familial de sommes d’argent : en complément de la donation en nue-propriété, chaque parent peut donner jusqu’à 31 865 € en espèces à chaque enfant (sous conditions d’âge), en franchise totale de droits. Ce montant peut servir à financer les frais de notaire de la donation immobilière.
Fractionner la donation : si vous possédez plusieurs biens, il peut être judicieux de les transmettre progressivement, en espaçant les donations pour renouveler les abattements. Cette stratégie nécessite une planification sur le long terme avec votre notaire.
Le site service-public.fr détaille l’ensemble des abattements applicables selon le lien de parenté, y compris pour les donations entre grands-parents et petits-enfants (abattement de 31 865 €) ou entre frères et sœurs (15 932 €). Pour ceux qui envisagent un premier achat immobilier après avoir reçu une donation, mon guide sur les frais de notaire primo-accédant sera utile.
Quels sont les frais pour la donation d’un bien immobilier de son vivant ? En résumé, ils se composent toujours des mêmes éléments : droits de donation (variables selon la valeur et le lien de parenté), émoluments notariés (réglementés), taxe de publicité foncière et débours. L’ordre de grandeur, pour une donation en ligne directe d’un bien de valeur moyenne, se situe entre 3 000 € et 15 000 € tout compris.
Quel est le montant des frais de notaire pour une donation avec usufruit ? Le montant est strictement identique à celui d’une donation en nue-propriété avec réserve d’usufruit : ce sont deux façons de décrire la même opération juridique. Les émoluments sont calculés sur la valeur en pleine propriété du bien, tandis que les droits de donation portent sur la seule valeur de la nue-propriété. Un simulateur frais de notaire pour donation avec usufruit peut vous donner une première estimation, mais seul le notaire pourra établir le décompte définitif en tenant compte de votre situation personnelle.
À retenir
- Anticipez votre donation avant 61 ans pour bénéficier d’une décote de 50 % ou plus sur la valeur taxable
- Vérifiez que votre abattement de 100 000 € par parent et par enfant est bien disponible (renouvelable tous les 15 ans)
- Prévoyez un budget total de 3 000 € à 5 000 € de frais notariés stricts, hors droits de donation
- Insérez une clause de retour conventionnel dans l’acte pour protéger le donateur en cas de décès prématuré du donataire
- Consultez votre notaire pour une simulation personnalisée intégrant l’ensemble de votre patrimoine et de vos héritiers
Questions fréquentes
Quel est le coût d’une donation en nue-propriété ?
Le coût total dépend de la valeur du bien, de l’âge du donateur et du lien de parenté. Pour un bien de 200 000 € donné par un parent de 62 ans à son enfant, comptez environ 5 000 à 6 000 € tout compris (droits de donation + émoluments + taxes + débours). Si l’abattement de 100 000 € couvre intégralement la valeur de la nue-propriété, seuls les frais de notaire au sens strict restent dus, soit environ 3 000 €.
Comment donner la nue-propriété à ses enfants ?
Il faut obligatoirement passer devant un notaire. La procédure comprend l’estimation du bien, la rédaction de l’acte de donation avec réserve d’usufruit, la signature en étude, puis la publication au service de publicité foncière. Le notaire vérifiera également le respect de la réserve héréditaire et pourra intégrer des clauses de protection (retour conventionnel, interdiction d’aliéner). Comptez 4 à 8 semaines entre le premier rendez-vous et la signature.
Quels sont les inconvénients d’une donation en nue-propriété ?
Les principaux inconvénients sont l’irrévocabilité de la donation, la perte de contrôle sur le bien (vente impossible sans accord du nu-propriétaire), les conflits potentiels sur la répartition des travaux entre usufruitier et nu-propriétaire, et le risque de déséquilibre successoral si le bien prend beaucoup de valeur après la donation.
Quel est le montant des frais de notaire pour une donation avec usufruit ?
Les émoluments du notaire sont calculés sur la valeur en pleine propriété du bien, selon un barème réglementé dégressif (de 4,8 % à 0,998 %). Pour un bien de 200 000 €, les émoluments s’élèvent à environ 2 400 € TTC. Il faut y ajouter la contribution de sécurité immobilière (0,10 %), les débours (200 à 500 €) et, le cas échéant, les droits de donation calculés sur la seule valeur de la nue-propriété.
Quels sont les frais pour la donation d’un bien immobilier de son vivant ?
Les frais se décomposent en quatre postes : les droits de donation (de 5 % à 45 % selon le barème progressif, après abattement), les émoluments notariés (environ 1 à 2 % de la valeur du bien), la contribution de sécurité immobilière (0,10 %) et les débours (200 à 500 €). En ligne directe, avec un abattement de 100 000 € par parent et par enfant, de nombreuses donations de biens de valeur moyenne n’engendrent aucun droit de donation.
La donation en nue-propriété est-elle encore intéressante après 70 ans ?
Oui, mais l’avantage fiscal diminue. À 72 ans, la nue-propriété vaut 70 % du bien au lieu de 50 % à 55 ans. L’opération reste cependant plus avantageuse qu’une transmission par succession, qui serait taxée sur 100 % de la valeur. Même après 80 ans, la décote de 20 % liée à l’usufruit permet de réaliser une économie significative.
Peut-on utiliser un simulateur pour estimer les frais de notaire d’une donation en nue-propriété ?
Plusieurs simulateurs en ligne permettent d’obtenir une estimation indicative des frais de notaire et des droits de donation. Ils sont utiles pour se faire une première idée, mais ne remplacent pas le décompte précis établi par le notaire, qui tiendra compte de votre situation familiale complète (donations antérieures, nombre d’enfants, abattements déjà utilisés).
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.