Dans cet article
- L’assurance emprunteur couvre le remboursement de votre prêt en cas de décès, invalidité ou incapacité de travail
- Son coût représente entre 0,09 % et 0,65 % du capital emprunté selon votre profil et le contrat choisi
- La loi Lemoine de 2022 vous permet de changer d’assurance à tout moment, sans frais ni pénalité
- Déléguer son assurance à un assureur externe peut générer une économie de 5 000 à 15 000 € sur la durée totale du prêt
- Les garanties décès et PTIA sont systématiquement exigées ; les garanties ITT et IPT dépendent du projet financé
- Le questionnaire de santé est supprimé pour les prêts inférieurs à 200 000 € par assuré depuis juin 2022
Sommaire
- Qu’est-ce que l’assurance emprunteur ? Définition complète
- Quel est le but et la fonction de l’assurance emprunteur ?
- Les garanties couvertes par l’assurance emprunteur
- Combien coûte une assurance emprunteur en 2026 ?
- Contrat groupe ou délégation : les 3 types d’assurances à connaître
- Loi Lemoine et nouvelles règles : changer d’assurance à tout moment
- Comparatif des assurances emprunteur : banque vs assureur externe
- Mes conseils pratiques pour bien choisir votre assurance emprunteur
En 18 ans de conseil immobilier à Dijon, j’ai vu des dizaines d’acheteurs signer leur offre de prêt sans accorder la moindre attention à l’assurance emprunteur. Résultat : des milliers d’euros perdus sur la durée du crédit, simplement parce que personne ne leur avait expliqué clairement de quoi il s’agissait. Aujourd’hui, je vous propose un tour d’horizon complet pour comprendre la définition de l’assurance emprunteur, évaluer son coût réel et comparer les offres disponibles.
Qu’est-ce que l’assurance emprunteur ? Définition complète
L’assurance emprunteur est un contrat qui garantit la prise en charge de tout ou partie des échéances de remboursement d’un prêt immobilier lorsque l’emprunteur se trouve dans l’impossibilité de les honorer. Concrètement, si vous décédez, si vous devenez invalide ou si une maladie grave vous empêche de travailler, c’est l’assureur qui rembourse la banque à votre place.
D’après la fiche officielle de Service-public.fr sur l’assurance emprunteur, cette couverture intervient dans trois situations principales : le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) et l’incapacité temporaire de travail (ITT). Je tiens à préciser un point que mes clients confondent souvent : l’assurance emprunteur n’est pas légalement obligatoire. Aucune loi ne vous contraint à y souscrire. En revanche, dans la pratique, aucune banque n’accordera un prêt immobilier sans cette garantie. C’est donc une condition contractuelle incontournable.
Pour bien comprendre le mécanisme, imaginez que vous empruntez 250 000 € sur 20 ans. Si demain un accident vous rend incapable de travailler, votre assurance emprunteur prendra en charge vos mensualités selon les conditions prévues au contrat. Sans cette protection, votre famille devrait assumer seule le remboursement du capital restant dû.

Quel est le but et la fonction de l’assurance emprunteur ?
La fonction de l’assurance emprunteur est double. Elle protège simultanément la banque prêteuse et l’emprunteur ainsi que sa famille. Du côté de l’établissement bancaire, c’est une garantie de récupérer les fonds prêtés quoi qu’il arrive. Du côté de l’emprunteur, c’est un filet de sécurité qui évite la saisie du bien immobilier en cas de coup dur.
Dans mon activité quotidienne, je constate que beaucoup de primo-accédants perçoivent l’assurance emprunteur comme une contrainte supplémentaire, un coût inutile. C’est une erreur. J’ai accompagné des familles dijonnaises confrontées à un accident de la vie : une maladie longue durée, un accident grave. Celles qui disposaient d’une assurance emprunteur bien calibrée ont pu conserver leur logement et traverser l’épreuve sans pression financière supplémentaire.
Le but de l’assurance emprunteur se résume en trois points essentiels :
- Sécuriser le remboursement du prêt en cas de décès ou d’invalidité de l’emprunteur
- Protéger le co-emprunteur et les héritiers contre la dette résiduelle
- Permettre à la banque d’accorder le financement en limitant son risque de défaut
Si vous envisagez un achat avec un co-emprunteur, la question de la répartition de la couverture entre les deux profils est cruciale. Je vous recommande de consulter mon guide sur la quotité en assurance emprunteur pour optimiser votre protection.
Les garanties couvertes par l’assurance emprunteur
Toutes les assurances emprunteur ne se valent pas. La différence se joue dans le niveau et l’étendue des garanties proposées. Voici les principales couvertures que vous rencontrerez dans tout contrat d’assurance de prêt immobilier :
La garantie Décès (DC) : c’est le socle minimal. En cas de décès de l’emprunteur, l’assureur rembourse le capital restant dû à la banque. Les héritiers conservent le bien sans aucune dette.
La garantie Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA) : elle intervient lorsque l’assuré se retrouve dans l’impossibilité définitive d’exercer toute activité professionnelle et nécessite l’assistance d’une tierce personne pour les actes de la vie quotidienne.
La garantie Invalidité Permanente Totale (IPT) : elle couvre les situations où le taux d’invalidité reconnu est supérieur ou égal à 66 %. L’assureur prend alors en charge les mensualités restantes.
La garantie Invalidité Permanente Partielle (IPP) : activée pour un taux d’invalidité compris entre 33 % et 66 %, elle assure une prise en charge proportionnelle des échéances.
La garantie Incapacité Temporaire de Travail (ITT) : si un arrêt maladie ou un accident vous empêche temporairement de travailler, l’assureur verse les mensualités pendant votre période d’incapacité, après un délai de franchise généralement fixé à 90 jours.
La garantie Perte d’Emploi (PE) : optionnelle et souvent coûteuse, elle couvre le licenciement économique. Attention, elle ne couvre ni la démission, ni la rupture conventionnelle, ni la fin de CDD. Son coût élevé et ses conditions restrictives la rendent rarement intéressante selon mon expérience.
| Garantie | Couverture | Obligatoire ? | Conditions d’activation |
|---|---|---|---|
| Décès (DC) | Capital restant dû intégralement remboursé | Oui (exigée par les banques) | Décès de l’assuré avant le terme du prêt |
| PTIA | Capital restant dû intégralement remboursé | Oui (exigée par les banques) | Invalidité 100 % + assistance tierce personne |
| IPT | Mensualités prises en charge | Oui pour résidence principale | Taux d’invalidité ≥ 66 % |
| IPP | Mensualités partiellement couvertes | Selon les banques | Taux d’invalidité entre 33 % et 66 % |
| ITT | Mensualités pendant l’arrêt | Oui pour résidence principale | Arrêt de travail avec franchise de 90 jours |
| Perte d’emploi | Mensualités pendant le chômage (partiel) | Non, optionnelle | Licenciement économique uniquement |
Pour les emprunteurs présentant des antécédents médicaux, le parcours peut s’avérer plus complexe. Je vous invite à lire mon article dédié aux risques aggravés en assurance emprunteur pour connaître vos droits et les solutions qui existent.

Combien coûte une assurance emprunteur en 2026 ?
Le coût de l’assurance emprunteur est un poste souvent sous-estimé. Il peut représenter entre 25 % et 35 % du coût total du crédit. C’est considérable. Concrètement, pour un prêt de 250 000 € sur 20 ans, l’assurance peut vous coûter entre 4 500 € et 32 500 € selon votre âge, votre état de santé et le type de contrat choisi.
Le taux d’assurance s’exprime en pourcentage du capital emprunté (TAEA : Taux Annuel Effectif d’Assurance). En 2026, voici les fourchettes que j’observe régulièrement chez mes clients dijonnais :
| Profil emprunteur | Taux contrat groupe (banque) | Taux délégation (assureur externe) | Économie potentielle sur 20 ans (prêt 250 000 €) |
|---|---|---|---|
| 25-35 ans, non-fumeur | 0,25 % à 0,36 % | 0,09 % à 0,15 % | 4 000 € à 10 500 € |
| 35-45 ans, non-fumeur | 0,36 % à 0,45 % | 0,15 % à 0,28 % | 4 000 € à 8 500 € |
| 45-55 ans, non-fumeur | 0,45 % à 0,55 % | 0,28 % à 0,40 % | 3 750 € à 7 500 € |
| 55-65 ans | 0,55 % à 0,65 % | 0,35 % à 0,50 % | 2 500 € à 7 500 € |
Un exemple concret : un couple de 32 ans achète un appartement à Dijon pour 220 000 €. Leur banque leur propose une assurance groupe à 0,34 %, soit environ 62 € par mois et par personne. En passant par un assureur externe, ils obtiennent un taux de 0,11 %, soit 20 € par mois. Sur 20 ans, l’économie dépasse 10 000 € par emprunteur. C’est l’équivalent d’une cuisine équipée.
Le coût dépend de plusieurs facteurs : votre âge à la souscription, votre état de santé, votre profession (certains métiers à risque entraînent des surprimes), vos pratiques sportives et le montant emprunté. Si vous êtes en train de monter votre dossier de financement, pensez à utiliser un simulateur de crédit immobilier pour intégrer le coût de l’assurance dans votre budget global.
Contrat groupe ou délégation : les 3 types d’assurances à connaître
Quels sont les 3 types d’assurances disponibles pour couvrir votre prêt immobilier ? On distingue trois grandes catégories de contrats :
1. Le contrat groupe bancaire : c’est l’assurance proposée directement par votre banque. Elle mutualise les risques entre tous les emprunteurs de l’établissement. Avantage : la souscription est simplifiée et intégrée à l’offre de prêt. Inconvénient majeur : le tarif est identique pour tous les profils d’un même âge, ce qui pénalise les jeunes emprunteurs en bonne santé qui paient pour les profils plus risqués.
2. La délégation d’assurance : vous choisissez librement un assureur externe (compagnie d’assurance, mutuelle, courtier spécialisé). Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, cette liberté de choix est renforcée. La délégation permet un tarif individualisé en fonction de votre profil réel. C’est généralement la solution la plus économique pour les emprunteurs de moins de 50 ans sans problème de santé particulier.
3. L’assurance emprunteur interne proposée par un courtier : certains courtiers en crédit immobilier disposent de leurs propres contrats négociés auprès de compagnies partenaires. Ces offres combinent souvent un bon rapport garanties/prix et un accompagnement personnalisé. C’est une option intermédiaire qui mérite d’être étudiée.
Mon conseil : ne signez jamais le contrat groupe de votre banque sans avoir comparé au moins deux autres offres. La banque ne peut pas refuser une délégation d’assurance si les garanties sont au moins équivalentes à celles de son contrat groupe. C’est la loi.
Loi Lemoine et nouvelles règles : changer d’assurance à tout moment
La loi Lemoine, entrée en vigueur le 1er juin 2022 pour les nouveaux contrats puis le 1er septembre 2022 pour tous les contrats en cours, a profondément transformé le marché de l’assurance emprunteur en France. Voici les trois avancées majeures que vous devez connaître :
La résiliation à tout moment : vous pouvez désormais changer d’assurance emprunteur quand vous le souhaitez, sans attendre de date anniversaire, sans frais et sans pénalité. Avant cette loi, il fallait respecter des fenêtres de résiliation précises (loi Hamon la première année, amendement Bourquin ensuite à chaque anniversaire). Tout cela est désormais simplifié.
La suppression du questionnaire de santé : pour les prêts dont la part assurée est inférieure à 200 000 € par personne et dont le terme intervient avant les 60 ans de l’emprunteur, le questionnaire médical est supprimé. C’est une avancée considérable pour les personnes ayant eu des problèmes de santé. D’après les données de la Banque de France, cette mesure concerne environ 50 % des nouveaux crédits immobiliers.
Le droit à l’oubli réduit à 5 ans : les anciens malades du cancer et de l’hépatite C n’ont plus à déclarer leur pathologie si le protocole thérapeutique est terminé depuis plus de 5 ans (contre 10 ans auparavant).

En pratique, si vous avez souscrit votre prêt il y a plusieurs années avec le contrat groupe de votre banque, je vous recommande vivement de faire jouer la concurrence dès maintenant. La procédure est simple : vous trouvez une offre moins chère avec des garanties équivalentes, vous envoyez une demande de substitution à votre banque qui dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou refuser (en motivant son refus). Le changement s’opère ensuite sans interruption de couverture.
Si vous êtes primo-accédant, c’est le moment idéal pour comparer les offres avant même de signer votre offre de prêt.
Comparatif des assurances emprunteur : banque vs assureur externe
Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai compilé un comparatif basé sur les situations que je rencontre le plus fréquemment auprès de mes clients :
| Critère | Contrat groupe (banque) | Délégation d’assurance |
|---|---|---|
| Tarification | Mutualisée (même prix pour un même âge) | Individualisée (selon profil réel) |
| Coût moyen (35 ans, non-fumeur, 250 000 €) | 75 € à 90 €/mois | 25 € à 45 €/mois |
| Personnalisation des garanties | Limitée (pack standard) | Élevée (garanties à la carte) |
| Délai de franchise ITT | 90 jours en général | 30 à 90 jours selon contrat |
| Prise en charge psy/dos | Souvent exclue | Souvent incluse |
| Facilité de souscription | Intégrée à l’offre de prêt | Démarche séparée (2-5 jours) |
| Changement de contrat | Résiliation à tout moment (loi Lemoine) | Résiliation à tout moment (loi Lemoine) |
Un point essentiel que je souligne systématiquement à mes clients : vérifiez la définition de l’incapacité de travail dans le contrat. Certains contrats couvrent l’impossibilité d’exercer votre profession (définition favorable), tandis que d’autres ne couvrent que l’impossibilité d’exercer toute profession (définition restrictive). Cette nuance peut faire toute la différence au moment d’un sinistre.
Pensez également à vérifier les exclusions de garantie. Certaines activités sportives (parapente, plongée sous-marine, sports de combat), certains déplacements à l’étranger et certaines pathologies liées au dos ou au psychisme peuvent être exclus. Si vous avez un profil atypique, la délégation d’assurance vous offrira généralement plus de souplesse pour négocier l’inclusion de ces garanties.
En matière de gestion patrimoniale globale, le choix de votre assurance emprunteur s’inscrit dans une stratégie plus large. Si vous investissez dans le locatif, sachez que les frais de notaire pour les marchands de biens et les nouvelles règles sur les frais de notaire réduits peuvent aussi impacter votre plan de financement.
Mes conseils pratiques pour bien choisir votre assurance emprunteur
Après 18 ans passés à accompagner des acquéreurs dans leur projet immobilier, voici les recommandations concrètes que je donne systématiquement :
Comparez au moins 3 devis avant de vous engager. Demandez le TAEA (Taux Annuel Effectif d’Assurance) de chaque offre pour comparer sur une base identique. Le TAEA intègre tous les frais liés à l’assurance et constitue le seul indicateur fiable de comparaison.
Ne vous focalisez pas uniquement sur le prix. Un contrat moins cher mais truffé d’exclusions vous coûtera bien plus si un sinistre survient. Vérifiez systématiquement la couverture des affections dorsales et psychologiques, qui représentent les deux premières causes d’arrêt de travail en France.
Adaptez la quotité d’assurance à votre situation réelle. Pour un couple dont les deux conjoints travaillent avec des revenus similaires, une répartition 100 %/100 % offre la meilleure protection. Si l’un des deux revenus est nettement supérieur, une répartition 100 %/50 % peut être un bon compromis entre protection et coût.
Anticipez les changements de situation. Si vous envisagez de changer de métier, de pratiquer un nouveau sport à risque ou si votre situation de santé évolue, informez-vous sur les conditions de maintien de vos garanties. Certains contrats prévoient des clauses de maintien automatique, d’autres exigent une nouvelle déclaration.
Profitez de la loi Lemoine. Si vous remboursez actuellement un prêt avec un contrat groupe souscrit il y a plus de 2 ans, faites un comparatif. Les tarifs ont baissé grâce à l’intensification de la concurrence. Vous pourriez économiser plusieurs milliers d’euros sans perdre la moindre garantie.
Pour ceux qui s’interrogent sur le lissage d’un prêt à taux zéro, sachez que l’assurance emprunteur couvre généralement l’ensemble des lignes de crédit, PTZ compris. Vérifiez ce point dans votre contrat.
À retenir
- Comparez au moins 3 devis en vous basant sur le TAEA pour un comparatif fiable
- Vérifiez la définition de l’incapacité de travail : « votre profession » est bien plus protecteur que « toute profession »
- Utilisez la loi Lemoine pour changer d’assurance à tout moment si vous trouvez moins cher à garanties équivalentes
- Contrôlez que les affections dorsales et psychologiques sont bien couvertes sans exclusion
- Adaptez la quotité entre co-emprunteurs en fonction de vos revenus respectifs pour optimiser protection et coût
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une assurance emprunteur ?
L’assurance emprunteur est un contrat de protection qui garantit le remboursement de votre prêt immobilier si vous ne pouvez plus assurer vos mensualités en raison d’un décès, d’une invalidité, d’une incapacité de travail ou, dans certains cas, d’une perte d’emploi. Elle protège à la fois la banque prêteuse et votre famille.
Le but principal est de sécuriser le remboursement du crédit immobilier face aux aléas de la vie. Pour la banque, c’est la garantie de récupérer les fonds prêtés. Pour l’emprunteur et sa famille, c’est l’assurance de conserver le bien immobilier sans supporter la dette en cas de coup dur comme un décès, un accident grave ou une maladie invalidante.Quel est le but d’une assurance emprunteur ?
La fonction de l’assurance emprunteur est de transférer le risque financier lié à l’impossibilité de rembourser un prêt vers un assureur. En cas de sinistre couvert (décès, PTIA, invalidité, incapacité), l’assureur se substitue à l’emprunteur et verse directement à la banque le capital restant dû ou les mensualités, selon la nature de la garantie activée.Quelle est la fonction d’une assurance emprunteur ?
Les trois types d’assurances emprunteur sont : le contrat groupe bancaire (proposé par votre banque, tarif mutualisé), la délégation d’assurance (contrat souscrit auprès d’un assureur externe, tarif individualisé, généralement moins cher) et le contrat négocié par un courtier (offre intermédiaire combinant accompagnement et tarif compétitif). Depuis la loi Lagarde de 2010, vous êtes libre de choisir l’option qui vous convient.Quels sont les 3 types d’assurances emprunteur ?
Légalement, aucune loi n’impose la souscription d’une assurance emprunteur. Cependant, dans les faits, toutes les banques l’exigent comme condition d’octroi du prêt immobilier. C’est donc une obligation contractuelle, pas légale. Pour les prêts à la consommation de faible montant, certains établissements peuvent s’en passer si d’autres garanties sont fournies.L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?
Oui, depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, vous pouvez résilier et changer votre assurance emprunteur à tout moment, sans frais et sans attendre de date anniversaire. La seule condition : le nouveau contrat doit présenter des garanties au moins équivalentes à celles exigées par votre banque. Celle-ci dispose de 10 jours ouvrés pour accepter ou motiver un refus.Peut-on changer d’assurance emprunteur en cours de prêt ?
Non, depuis juin 2022, le questionnaire de santé est supprimé pour les prêts dont la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et dont le remboursement s’achève avant les 60 ans de l’emprunteur. Au-delà de ces seuils, un questionnaire médical reste exigé. Cette mesure facilite considérablement l’accès au crédit pour les personnes ayant des antécédents de santé.Le questionnaire de santé est-il toujours nécessaire ?
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.