7 documents indispensables pour un compromis de vente

En 18 ans de métier à Dijon, j’ai vu des dizaines de compromis retardés, voire annulés, à cause d’un seul document manquant. Un diagnostic oublié, un relevé de charges introuvable, un état hypothécaire incomplet : chaque pièce absente peut repousser votre projet de plusieurs semaines. Les documents pour compromis de vente ne sont pas une simple formalité administrative. Ils protègent l’acheteur, sécurisent le vendeur et permettent au notaire de rédiger un acte juridiquement solide.

Que vous vendiez une maison individuelle ou un appartement en copropriété, je vous détaille ici tous les documents compromis de vente à rassembler, côté vendeur comme côté acheteur, pour signer sereinement.

Dans cet article

  • Le vendeur doit fournir 7 catégories de documents avant la signature du compromis
  • Le dossier de diagnostics techniques (DDT) est obligatoire depuis 1997 et comprend jusqu’à 10 diagnostics
  • En copropriété, la loi Alur impose 19 documents supplémentaires à transmettre à l’acheteur
  • L’acheteur verse généralement entre 5 % et 10 % du prix comme dépôt de garantie à la signature
  • Un compromis incomplet ouvre un délai de rétractation prolongé tant que les pièces manquent
  • Préparer son dossier 3 à 4 semaines avant la mise en vente évite les blocages au moment de la signature

Pourquoi les documents du compromis sont essentiels

Le compromis de vente, aussi appelé promesse synallagmatique de vente, est un avant-contrat qui engage juridiquement les deux parties. Dès sa signature, l’acheteur et le vendeur sont liés : le premier s’engage à acheter, le second à vendre, au prix et aux conditions convenus. Seules les conditions suspensives (obtention de prêt, absence de servitude, etc.) peuvent remettre en cause la transaction.

Pour que cet engagement soit valable et protège chacun, le notaire ou l’agent immobilier doit disposer d’un dossier complet de documents. Sans eux, plusieurs risques se présentent :

  • Le délai de rétractation de 10 jours de l’acheteur ne commence à courir qu’une fois tous les documents annexés au compromis transmis. Si une pièce manque, ce délai est repoussé indéfiniment.
  • Le notaire peut refuser de rédiger l’acte authentique si le dossier est incomplet, ce qui retarde la vente de plusieurs semaines.
  • L’acheteur peut invoquer un vice du consentement si une information essentielle ne lui a pas été communiquée, ce qui peut entraîner l’annulation pure et simple de la vente.

Chaque document compromis de vente a donc une fonction précise : informer, protéger et sécuriser. Voyons maintenant lesquels sont indispensables.

Le dossier de diagnostics techniques regroupe jusqu'à dix documents obligatoires
Le dossier de diagnostics techniques regroupe jusqu’à dix documents obligatoires

Les 7 documents indispensables côté vendeur

Voici les sept catégories de pièces que tout vendeur doit rassembler. Je les classe par ordre de priorité, car certaines demandent plus de temps à obtenir.

1. Le titre de propriété

C’est la pierre angulaire du dossier. Ce document, délivré par le notaire lors de votre acquisition, prouve que vous êtes bien le propriétaire légitime du bien. Il mentionne l’origine de propriété, la description cadastrale et les éventuelles servitudes. Si vous l’avez égaré, votre notaire peut en demander une copie au Service de la publicité foncière (comptez environ 15 € et 2 à 3 semaines de délai).

2. Le dossier de diagnostics techniques (DDT)

Le DDT regroupe l’ensemble des diagnostics immobiliers obligatoires. Leur nombre varie selon l’ancienneté du bien, sa localisation et son type. Voici les principaux :

  • DPE (Diagnostic de performance énergétique) : valable 10 ans, obligatoire pour toute vente
  • Amiante : pour les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997
  • Plomb (CREP) : pour les logements construits avant le 1er janvier 1949
  • Électricité et gaz : si les installations ont plus de 15 ans (validité 3 ans)
  • Termites : dans les zones à risque définies par arrêté préfectoral (validité 6 mois)
  • État des risques et pollutions (ERP) : obligatoire partout (validité 6 mois)
  • Assainissement non collectif : pour les biens non raccordés au tout-à-l’égout
  • Audit énergétique : depuis avril 2023 pour les logements classés F ou G, et depuis janvier 2025 pour les logements classés E

Je recommande systématiquement à mes clients de faire réaliser ces diagnostics dès la mise en vente, pas au moment du compromis. Cela évite les mauvaises surprises et accélère considérablement la signature.

3. Les documents d’urbanisme

Le notaire vérifiera la situation urbanistique du bien. Vous devez fournir ou mettre à disposition :

  • Le certificat d’urbanisme (informatif ou opérationnel)
  • Les éventuels permis de construire et déclarations préalables de travaux
  • L’attestation de conformité des travaux réalisés

Si des travaux ont été effectués sans autorisation, mieux vaut régulariser la situation avant la mise en vente. J’ai vu à Dijon des ventes échouer à cause d’une véranda construite sans permis il y a 20 ans.

4. Les informations sur le bien

L’acheteur a droit à une information complète. Préparez :

  • La superficie exacte (loi Carrez en copropriété, ou surface habitable pour une maison)
  • Les plans du logement si vous en disposez
  • Les derniers avis de taxe foncière et de taxe d’habitation
  • Les factures de travaux importants réalisés (toiture, chauffage, isolation)

5. L’état hypothécaire

Le notaire demandera un état hypothécaire auprès du Service de la publicité foncière pour vérifier qu’aucune hypothèque, privilège ou servitude ne grève le bien. Ce document est indispensable pour garantir à l’acheteur qu’il acquiert un bien libre de toute charge. En pratique, c’est le notaire qui s’en occupe, mais anticipez le délai de réponse qui peut atteindre 3 semaines.

6. Les justificatifs d’identité et de situation personnelle

Le vendeur doit présenter :

  • Pièce d’identité en cours de validité
  • Livret de famille ou acte de naissance
  • Contrat de mariage ou convention de PACS le cas échéant
  • Jugement de divorce si applicable

Ces pièces permettent au notaire de vérifier votre capacité juridique à vendre et d’identifier les éventuels co-indivisaires.

7. Les informations sur les charges et la consommation

Pour permettre à l’acheteur de budgétiser son acquisition, fournissez :

  • Les 3 dernières factures d’énergie (électricité, gaz, fioul)
  • Le montant annuel de la taxe foncière
  • Le cas échéant, le montant des charges de copropriété

Ces informations, bien que parfois considérées comme secondaires, font partie intégrante du document pour compromis de vente et renforcent la transparence de la transaction. D’ailleurs, si vous devez financer votre prochain achat, pensez à consulter un simulateur de crédit immobilier pour anticiper vos mensualités.

Le notaire vérifie chaque document avant la rédaction du compromis de vente
Le notaire vérifie chaque document avant la rédaction du compromis de vente

Documents à fournir par l’acheteur pour le compromis

On parle beaucoup des obligations du vendeur, mais quels sont les documents à fournir à l’acheteur de son côté ? Le dossier est plus léger, mais tout aussi important :

  • Pièce d’identité en cours de validité (CNI ou passeport)
  • Justificatif de domicile de moins de 3 mois
  • Justificatifs de financement : attestation de prêt, simulation bancaire ou justificatif d’apport personnel
  • Contrat de mariage ou convention de PACS si achat en couple
  • Coordonnées du notaire choisi par l’acheteur (chaque partie peut avoir son propre notaire sans surcoût)

Les documents à fournir par l’acheteur pour compromis de vente servent principalement à vérifier son identité et sa capacité financière. Si vous êtes primo-accédant, renseignez-vous sur les réductions de frais de notaire auxquelles vous pourriez avoir droit.

Concernant le dépôt de garantie, quelle somme verser à la signature du compromis de vente ? En pratique, le montant se situe généralement entre 5 % et 10 % du prix de vente. Ce n’est pas une obligation légale, mais un usage solidement ancré. Cette somme est séquestrée chez le notaire ou l’agent immobilier et viendra en déduction du prix final. Si la vente ne se réalise pas pour une raison prévue par une condition suspensive, le dépôt est intégralement restitué.

Si vous souscrivez un crédit immobilier, n’oubliez pas de vérifier les conditions de votre assurance emprunteur, car elle conditionne souvent l’obtention du prêt.

Documents spécifiques en copropriété : obligations loi Alur

Si le bien vendu est un lot de copropriété, le dossier s’étoffe considérablement. La loi Alur du 24 mars 2014 a imposé la transmission de documents complémentaires à l’acheteur. Le but : assurer une transparence totale sur la santé financière et technique de la copropriété.

Voici les pièces spécifiques aux documents compromis de vente copropriété :

  • Le règlement de copropriété et ses modificatifs
  • Les procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales
  • La fiche synthétique de copropriété
  • Le carnet d’entretien de l’immeuble
  • Le diagnostic technique global (DTG) s’il a été réalisé
  • Le plan pluriannuel de travaux (PPT), obligatoire depuis 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots, et depuis 2025 pour celles de 51 à 200 lots
  • Le montant des charges courantes et du fonds de travaux
  • Les sommes susceptibles d’être dues par l’acquéreur (appels de fonds votés)
  • L’état des impayés de charges au sein de la copropriété
  • L’état daté, document comptable fourni par le syndic de copropriété

Le syndic facture généralement l’état daté entre 380 € et 600 € TTC. C’est à la charge du vendeur. Je conseille toujours de le demander dès l’acceptation de l’offre pour ne pas retarder la signature. Pour mieux comprendre le fonctionnement de cette instance, consultez notre article sur la définition du syndic de copropriété.

Les loi Alur documents compromis de vente constituent un renforcement majeur de la protection de l’acquéreur. Ne les négligez pas : leur absence retarde le point de départ du délai de rétractation.

Que faut-il faire avant de signer un compromis de vente

La préparation en amont fait toute la différence entre une vente fluide et un parcours semé d’embûches. Voici ma checklist, forgée par l’expérience :

Pour le vendeur :

  1. Rassembler tous les documents listés ci-dessus, idéalement 3 à 4 semaines avant la signature
  2. Commander les diagnostics techniques auprès d’un diagnostiqueur certifié (budget moyen : 300 à 600 € pour un appartement, 500 à 900 € pour une maison)
  3. Demander l’état daté au syndic si le bien est en copropriété
  4. Vérifier l’état hypothécaire auprès de votre notaire pour anticiper tout blocage
  5. Régulariser les travaux non déclarés le cas échéant
  6. Choisir son notaire et lui transmettre le dossier en amont

Pour l’acheteur :

  1. Obtenir une simulation de prêt ou une attestation de finançabilité auprès de sa banque
  2. Prévoir le dépôt de garantie (5 à 10 % du prix)
  3. Lire attentivement le projet de compromis transmis par le notaire avant la signature
  4. Vérifier les conditions suspensives et demander leur adaptation si nécessaire
  5. Se renseigner sur les frais annexes : frais de notaire, taxe foncière proratisée, charges de copropriété

Mon conseil : ne signez jamais un compromis le jour même de la visite. Prenez le temps de relire chaque clause, de vérifier que tous les compromis de vente documents sont bien annexés et de poser vos questions au notaire.

La signature du compromis engage juridiquement les deux parties
La signature du compromis engage juridiquement les deux parties

À quoi faut-il faire attention dans un compromis de vente

Après 18 ans dans le métier, je peux vous dire que les litiges naissent presque toujours des mêmes zones d’ombre. Voici les points critiques à contrôler :

Les conditions suspensives : elles sont votre filet de sécurité. La plus courante est la condition d’obtention de prêt. Vérifiez que le montant, le taux maximum et la durée correspondent réellement à votre projet. Selon le site Service-Public.fr, l’acheteur dispose d’un délai minimum de 10 jours pour se rétracter sans justification après la signature du compromis.

La description exacte du bien : superficie, dépendances incluses (cave, parking, grenier), servitudes mentionnées. Tout doit correspondre à ce que vous avez visité. En copropriété, la surface loi Carrez doit figurer avec précision ; une erreur de plus de 5 % ouvre droit à une réduction proportionnelle du prix.

Le délai de réalisation : c’est la date limite pour signer l’acte authentique. Il est généralement fixé entre 3 et 4 mois après le compromis. Si vous avez un crédit à obtenir, assurez-vous que ce délai est réaliste.

Les clauses pénales : elles prévoient les indemnités en cas de défaillance d’une partie. Le montant habituel est de 10 % du prix de vente. Si l’acheteur renonce sans motif légitime après le délai de rétractation, il perd son dépôt de garantie.

L’état des installations : les diagnostics électricité et gaz peuvent révéler des anomalies. Si c’est le cas, négociez une clause prévoyant la prise en charge des travaux ou une diminution du prix.

Enfin, si vous êtes en situation particulière (problème de santé, activité professionnelle à risque), anticipez les conditions de votre assurance emprunteur en cas de risques aggravés pour éviter un refus de prêt tardif.

Compromis de vente entre particuliers : quelles différences

Un papier compromis de vente entre particulier est tout à fait légal. Rien n’oblige à passer par un notaire pour le compromis (l’acte authentique, lui, est obligatoirement notarié). Cependant, je le déconseille dans la grande majorité des cas, et voici pourquoi.

Un compromis sous seing privé rédigé entre particuliers présente des risques importants :

  • Oubli de clauses essentielles (conditions suspensives, délai de rétractation)
  • Absence de vérification juridique sur la situation du bien (hypothèques, servitudes)
  • Gestion du dépôt de garantie sans tiers séquestre, ce qui peut poser problème en cas de litige
  • Non-conformité avec les obligations d’information (diagnostics, documents copropriété)

Si vous choisissez malgré tout cette voie, utilisez un modèle actualisé et veillez à annexer l’intégralité des compromis de vente document obligatoires. Le Code civil (article 1589) précise qu’une promesse de vente vaut vente dès lors qu’il y a accord sur la chose et sur le prix.

Mon conseil : faites au minimum relire le compromis par un notaire avant signature. Cette précaution coûte peu et peut vous éviter des mois de contentieux. Si votre acquisition concerne un bien en SCI, les formalités sont encore plus spécifiques ; consultez notre guide sur les frais de notaire pour un achat en SCI.

Tableau récapitulatif des documents par situation

Pour vous aider à visualiser l’ensemble des document compromis de vente maison et appartement, voici un tableau synthétique :

Document Maison individuelle Appartement (copropriété) Qui le fournit
Titre de propriété Oui Oui Vendeur / Notaire
DPE Oui Oui Diagnostiqueur certifié
Diagnostic amiante (avant 1997) Oui Oui Diagnostiqueur certifié
Diagnostic plomb (avant 1949) Oui Oui Diagnostiqueur certifié
Diagnostic électricité / gaz (+15 ans) Oui Oui Diagnostiqueur certifié
État des risques et pollutions (ERP) Oui Oui Vendeur (formulaire en ligne)
Diagnostic termites (zone à risque) Oui Oui Diagnostiqueur certifié
Mesurage loi Carrez Non obligatoire Oui Diagnostiqueur / Géomètre
Assainissement non collectif Si concerné Non SPANC (service communal)
Règlement de copropriété Non Oui Syndic / Vendeur
PV des 3 dernières AG Non Oui Syndic
État daté Non Oui Syndic (380 à 600 € TTC)
Carnet d’entretien Non Oui Syndic
Fiche synthétique copropriété Non Oui Syndic
Plan pluriannuel de travaux Non Oui (si voté) Syndic
Avis de taxe foncière Oui Oui Vendeur
Justificatifs d’identité Oui Oui Vendeur et acheteur

Ce tableau vous permet de vérifier en un coup d’œil que votre dossier est complet. Gardez-le sous la main lors de la préparation de votre vente.

Si vous envisagez une donation en nue-propriété plutôt qu’une vente classique, les documents requis diffèrent sensiblement. N’hésitez pas à vous renseigner en amont.

À retenir

  • Commandez vos diagnostics techniques dès la mise en vente, pas au dernier moment
  • En copropriété, demandez l’état daté au syndic dès l’acceptation de l’offre pour éviter tout retard
  • Vérifiez que les conditions suspensives du compromis correspondent précisément à votre situation financière
  • Conservez une copie de tous les documents annexés au compromis dans un dossier unique
  • Ne signez jamais un compromis entre particuliers sans relecture par un notaire

Questions fréquentes


Quels documents fournir pour un compromis de vente ?

Le vendeur doit fournir le titre de propriété, le dossier de diagnostics techniques complet (DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, ERP, termites selon les cas), les documents d’urbanisme, l’état hypothécaire, les justificatifs d’identité, les informations sur les charges et la taxe foncière. En copropriété, s’ajoutent le règlement de copropriété, les PV d’AG, l’état daté et la fiche synthétique.

Quels sont les documents à fournir à l’acheteur ?

L’acheteur doit principalement fournir une pièce d’identité valide, un justificatif de domicile récent, les justificatifs de financement (simulation bancaire ou attestation de prêt), son contrat de mariage ou convention de PACS le cas échéant, ainsi que les coordonnées de son notaire. Il devra également prévoir le versement du dépôt de garantie, généralement compris entre 5 % et 10 % du prix de vente.

Que faut-il faire avant de signer un compromis de vente ?

Avant de signer, le vendeur doit rassembler l’ensemble des documents obligatoires 3 à 4 semaines en amont, faire réaliser les diagnostics par un professionnel certifié, commander l’état daté au syndic en copropriété et vérifier la situation hypothécaire du bien. L’acheteur doit obtenir une simulation de prêt, prévoir le dépôt de garantie et relire attentivement le projet de compromis transmis par le notaire.

À quoi faut-il faire attention dans un compromis de vente ?

Les points essentiels à vérifier sont les conditions suspensives (montant et durée du prêt, taux maximum), la description exacte du bien et de ses dépendances, le délai de réalisation de la vente (généralement 3 à 4 mois), les clauses pénales en cas de défaillance, et la conformité de la surface loi Carrez en copropriété. Toute anomalie détectée dans les diagnostics doit faire l’objet d’une négociation avant signature.

Quelle somme verser à la signature du compromis de vente ?

L’usage veut que l’acheteur verse un dépôt de garantie compris entre 5 % et 10 % du prix de vente. Cette somme est séquestrée chez le notaire ou l’agent immobilier jusqu’à la signature de l’acte authentique. Elle vient en déduction du prix final. Si la vente ne se réalise pas pour un motif prévu par une condition suspensive, le dépôt est intégralement restitué à l’acheteur.

Peut-on signer un compromis de vente sans notaire ?

Oui, un compromis sous seing privé entre particuliers est juridiquement valable. Cependant, cette pratique comporte des risques importants : oubli de clauses protectrices, absence de vérification hypothécaire, gestion délicate du dépôt de garantie. Je recommande toujours de faire rédiger ou au minimum relire le compromis par un notaire, dont les honoraires pour cette prestation restent modestes au regard de la sécurité apportée.

Combien de temps entre le compromis et l’acte de vente définitif ?

Le délai habituel est de 3 à 4 mois. Ce temps permet au notaire de réaliser les vérifications juridiques (état hypothécaire, droit de préemption, purge des servitudes), à l’acheteur d’obtenir son prêt immobilier et de finaliser son assurance emprunteur, et aux deux parties de lever les éventuelles conditions suspensives. Ce délai peut être raccourci en cas d’achat comptant.


Etienne Chevalier
Etienne Chevalier

Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.