Après 18 ans dans l’immobilier dijonnais, je peux vous dire que l’achat en nue-propriété reste l’un des montages les plus méconnus du grand public, et pourtant l’un des plus puissants pour se constituer un patrimoine solide. J’ai accompagné des dizaines d’investisseurs sur ce type d’opération : certains y ont trouvé exactement ce qu’ils cherchaient, d’autres ont découvert que ce n’était pas adapté à leur situation. Dans cet article, je vous livre tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer, sans jargon inutile et avec des chiffres concrets.
Dans cet article
- Acheter en nue-propriété permet d’acquérir un bien avec une décote de 30 à 40 % sur le prix du marché
- L’usufruitier (souvent un bailleur social) gère le bien pendant 15 à 20 ans sans aucune charge pour le nu-propriétaire
- Les frais de notaire sont calculés sur la valeur de la nue-propriété, soit environ 2 à 3 % dans le neuf
- Le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer pendant la durée du démembrement, mais récupère la pleine propriété sans fiscalité supplémentaire
- Ce montage est particulièrement adapté aux contribuables fortement imposés souhaitant préparer leur retraite ou transmettre un patrimoine
- Le prix de la nue-propriété varie selon la durée du démembrement et l’âge de l’usufruitier (barème fiscal ou économique)
Sommaire
- Comment fonctionne l’achat en nue-propriété ?
- Quel est le prix d’une nue-propriété et comment se calcule la décote ?
- Les avantages fiscaux et patrimoniaux de la nue-propriété
- Quels sont les frais de notaire pour un achat en nue-propriété ?
- Les inconvénients et risques à connaître
- Quel type de bien ne surtout pas acheter en nue-propriété ?
- Nue-propriété en famille : transmission et succession
- Les étapes concrètes pour acheter en nue-propriété
- Nue-propriété vs autres investissements immobiliers
Comment fonctionne l’achat en nue-propriété ?
Le principe est simple, même si le vocabulaire juridique peut intimider au premier abord. Acheter en nue-propriété, c’est acquérir les murs d’un bien immobilier sans en avoir la jouissance immédiate. Le droit de propriété est « démembré » en deux parties distinctes : la nue-propriété (le droit de disposer du bien) et l’usufruit (le droit de l’utiliser ou d’en percevoir les revenus).
Concrètement, lorsque vous achetez en nue-propriété, un autre acteur, l’usufruitier, conserve le droit d’habiter le logement ou de le louer pendant une durée déterminée. Dans les programmes neufs, cet usufruitier est généralement un bailleur institutionnel (office HLM, société foncière) qui s’engage à entretenir le bien et à le louer. Dans le cadre familial, l’usufruitier est souvent un parent qui continue à vivre dans le logement.
À l’issue de la période de démembrement, qui dure en moyenne 15 à 20 ans dans le cadre d’un programme immobilier, la pleine propriété se reconstitue automatiquement et gratuitement entre vos mains. Vous devenez alors propriétaire à 100 %, sans rien payer de plus, sans frais supplémentaires et sans taxation. C’est un mécanisme prévu par le Code civil, articles 578 à 624, qui encadre très précisément les droits et obligations de chaque partie.

Pour résumer le fonctionnement en une phrase : vous payez moins cher aujourd’hui, vous ne touchez pas de loyer pendant la durée du démembrement, mais vous récupérez un bien en pleine propriété à terme, souvent dans un secteur où les prix au mètre carré ont significativement progressé.
Quel est le prix d’une nue-propriété et comment se calcule la décote ?
C’est la question que me posent tous mes clients en premier. Le prix de la nue-propriété dépend principalement de deux facteurs : la valeur vénale du bien en pleine propriété et la durée du démembrement.
Plus la durée de l’usufruit est longue, plus la décote est importante. En pratique, pour un démembrement de 15 ans, la décote se situe généralement entre 30 et 35 %. Pour un démembrement de 20 ans, elle peut atteindre 35 à 40 %. Autrement dit, un appartement dont la valeur en pleine propriété est de 300 000 € pourra être acquis en nue-propriété pour environ 180 000 à 210 000 € selon la durée retenue.
Il existe deux barèmes de valorisation. Le barème fiscal (article 669 du Code général des impôts) s’applique pour les opérations entre particuliers, notamment en famille. Il est fixe et dépend de l’âge de l’usufruitier. Le barème économique, utilisé par les promoteurs dans les programmes neufs, est plus fin : il prend en compte la durée réelle du démembrement, le rendement locatif du bien et les conditions de marché. Selon les données publiées par le ministère de l’Économie, le barème économique reflète plus fidèlement la réalité du marché.
| Durée du démembrement | Décote moyenne (neuf) | Prix pour un bien à 300 000 € | Valeur de l’usufruit |
|---|---|---|---|
| 10 ans | 25 à 30 % | 210 000 à 225 000 € | 75 000 à 90 000 € |
| 15 ans | 30 à 35 % | 195 000 à 210 000 € | 90 000 à 105 000 € |
| 17 ans | 33 à 37 % | 189 000 à 201 000 € | 99 000 à 111 000 € |
| 20 ans | 35 à 40 % | 180 000 à 195 000 € | 105 000 à 120 000 € |
Je conseille toujours à mes clients de comparer les barèmes et de vérifier la cohérence de la décote proposée avec les conditions réelles du marché local. À Dijon, par exemple, les décotes que j’observe sur les programmes récents se situent plutôt dans le haut de la fourchette, ce qui rend l’opération particulièrement intéressante pour ceux qui connaissent bien les prix au mètre carré par quartier.
Les avantages fiscaux et patrimoniaux de la nue-propriété
Si la nue-propriété séduit autant les investisseurs aguerris, c’est avant tout pour ses avantages fiscaux considérables. Voici les principaux que je mets en avant auprès de mes clients :
Sortie de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) : le bien détenu en nue-propriété n’entre pas dans l’assiette de l’IFI. C’est l’usufruitier qui déclare la valeur en pleine propriété. Pour les patrimoines importants, cet avantage peut représenter une économie de plusieurs milliers d’euros chaque année.
Aucun revenu foncier imposable : puisque vous ne percevez pas de loyer, vous n’avez aucun revenu locatif à déclarer. Si vous êtes déjà fortement imposé, notamment dans les tranches à 41 ou 45 %, ne pas ajouter de revenus fonciers à votre déclaration est un avantage majeur. La taxe foncière est d’ailleurs à la charge de l’usufruitier pendant toute la durée du démembrement.
Aucune charge de gestion locative : l’usufruitier assume l’intégralité des charges courantes, de l’entretien, des travaux courants, de la gestion des locataires et de la vacance locative. C’est un investissement que je qualifie souvent de « zéro souci ».

Plus-value calculée sur le prix en pleine propriété : au moment de la revente après reconstitution, la plus-value imposable est calculée sur la valeur d’acquisition en pleine propriété, et non sur le prix réduit de la nue-propriété. Ce mécanisme fiscal est extrêmement favorable et constitue un véritable levier patrimonial. Sachant que la taxe foncière connaît des augmentations régulières, le fait de ne pas la supporter pendant 15 à 20 ans est un avantage non négligeable.
Intérêts d’emprunt déductibles : si vous financez votre acquisition par un crédit immobilier, les intérêts d’emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers existants (si vous en avez par ailleurs). Si vous n’en avez pas, le déficit foncier créé est reportable sur les années suivantes.
Quels sont les frais de notaire pour un achat en nue-propriété ?
C’est l’une des questions qui revient le plus souvent, et la réponse est plutôt favorable à l’investisseur. Les frais de notaire sont calculés sur la valeur de la nue-propriété, pas sur la valeur en pleine propriété du bien. Concrètement, cela signifie que :
Dans le neuf, les frais de notaire (dits « réduits ») représentent environ 2 à 3 % du prix de la nue-propriété. Pour un bien acquis 195 000 € en nue-propriété, comptez entre 3 900 et 5 850 € de frais.
Dans l’ancien, les frais de notaire classiques s’élèvent à environ 7 à 8 % de la valeur de la nue-propriété. Sur le même bien à 195 000 €, cela représente entre 13 650 et 15 600 €. C’est toujours moins que si vous achetiez le bien en pleine propriété à 300 000 €, où les frais grimperaient entre 21 000 et 24 000 €.
L’économie est donc double : vous payez moins cher le bien ET les frais de notaire sont proportionnellement réduits. J’observe que cette mécanique est souvent sous-estimée par les primo-investisseurs, alors qu’elle représente une économie cumulée significative. Pour affiner votre budget, n’hésitez pas à faire réaliser une simulation précise par votre notaire en fonction du département et de la nature du bien.
Les inconvénients et risques à connaître
Par honnêteté professionnelle, je dois aussi vous parler des limites de ce montage. Car acheter en nue-propriété ne convient pas à tout le monde, et il serait irresponsable de ne présenter que les avantages.
Aucun revenu pendant la durée du démembrement : c’est le point central. Pendant 15 à 20 ans, vous ne percevez aucun loyer. Si vous avez besoin de revenus complémentaires immédiats, ce n’est clairement pas la bonne solution. Ce montage s’adresse à des investisseurs qui peuvent immobiliser un capital sur le long terme, typiquement des actifs de 40 à 55 ans qui préparent leur retraite.
Liquidité réduite : revendre une nue-propriété avant la fin du démembrement est possible mais plus complexe que pour un bien classique. Le marché secondaire de la nue-propriété existe, mais il est plus étroit. Je recommande toujours de partir du principe que vous conserverez le bien jusqu’à la fin du démembrement.
Risque lié à l’état du bien à la restitution : même si l’usufruitier est tenu d’entretenir le logement, l’état réel du bien au moment de la reconstitution peut varier. C’est pourquoi il est essentiel de choisir un usufruitier institutionnel solide et de vérifier les clauses de la convention de démembrement, notamment celles relatives aux travaux de remise en état. Dans certains cas, des travaux de rafraîchissement peuvent être nécessaires, ce qui représente un coût supplémentaire à anticiper.
Pas de déduction des travaux pour le nu-propriétaire : contrairement à un investissement locatif classique, vous ne pouvez pas déduire de travaux puisque c’est l’usufruitier qui les réalise. C’est un point que beaucoup oublient dans leur simulation financière.
Quel type de bien ne surtout pas acheter en nue-propriété ?
Mon expérience m’a appris qu’il y a des erreurs à ne pas commettre dans ce domaine. Voici les types de biens que je déconseille formellement en nue-propriété :
Les biens mal situés : la localisation reste le critère numéro un. Un bien en nue-propriété dans une zone sans tension locative, sans transports, sans commerces ni services, c’est un piège. Vous bloquez votre capital pendant 15 à 20 ans : autant le faire dans un secteur porteur. À Dijon, par exemple, les quartiers du centre ou proches des lignes de tramway offrent des perspectives bien différentes de certaines zones périurbaines. Si vous hésitez, consultez nos analyses sur les biens en centre-ville de Dijon pour comprendre les dynamiques de marché.
Les biens avec un usufruitier fragile financièrement : si l’usufruitier est un particulier dont la situation financière est instable, le risque de défaut d’entretien ou de conflit est réel. Privilégiez les opérations avec des bailleurs institutionnels reconnus qui ont les moyens de tenir leurs engagements sur la durée.
Les biens dans des copropriétés déjà vieillissantes : acheter la nue-propriété dans un immeuble qui nécessitera d’importants travaux de rénovation dans les prochaines années peut se révéler coûteux. Même si l’usufruitier prend en charge les travaux courants, les gros travaux (ravalement, toiture) peuvent engendrer des appels de fonds qui, selon la convention, retombent parfois sur le nu-propriétaire.

Les biens surévalués : certains promoteurs gonflent le prix en pleine propriété pour afficher une décote attractive. Je vérifie systématiquement la cohérence du prix de référence avec le marché local. Un bien vendu 300 000 € en pleine propriété alors que les comparables se négocient à 260 000 € annule en grande partie l’avantage de la décote.
Nue-propriété en famille : transmission et succession
L’achat en nue-propriété est aussi un outil de transmission patrimoniale très utilisé en France, notamment entre parents et enfants. Le schéma classique est le suivant : les parents vendent ou donnent la nue-propriété de leur résidence à leurs enfants tout en conservant l’usufruit. Ils continuent à vivre dans le logement, et au décès du dernier parent, les enfants deviennent automatiquement pleins propriétaires sans droits de succession supplémentaires sur la valeur de l’usufruit.
Ce mécanisme est extrêmement puissant sur le plan fiscal. Prenons un exemple concret : un couple de 60 ans possède une maison estimée à 400 000 €. Selon le barème fiscal de l’article 669 du CGI, la valeur de la nue-propriété pour un usufruitier de 60 ans est de 50 %, soit 200 000 €. Avec deux enfants, chaque enfant reçoit 100 000 € de nue-propriété, ce qui tombe pile dans l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant. Résultat : zéro droit de donation.
La vente en nue-propriété avec réserve d’usufruit est une variante où les parents vendent la nue-propriété à leurs enfants plutôt que de la donner. Cette option est intéressante quand les parents ont besoin de liquidités tout en souhaitant rester dans le logement. L’achat de la nue-propriété par les enfants, souvent financé par un crédit, constitue alors un premier investissement immobilier à prix réduit dans un bien qu’ils connaissent déjà.
Attention toutefois : l’administration fiscale surveille de près les opérations entre membres d’une même famille. Le prix de la nue-propriété doit être cohérent avec le barème fiscal et la réalité économique. Une sous-évaluation manifeste peut être requalifiée en donation déguisée, avec des conséquences fiscales sévères.
Les étapes concrètes pour acheter en nue-propriété
Voici la démarche que je recommande à mes clients, étape par étape :
1. Définir votre objectif patrimonial : préparer la retraite, optimiser votre fiscalité, transmettre un patrimoine ? La réponse conditionne le type d’opération (programme neuf avec bailleur social ou démembrement familial).
2. Évaluer votre capacité de financement : même si le prix est réduit, il faut pouvoir assumer les mensualités d’un éventuel crédit sans percevoir de loyer. La plupart des banques financent la nue-propriété, mais elles exigent souvent un apport de 10 à 20 % et vérifient que votre taux d’endettement reste sous les 35 %.
3. Sélectionner le programme ou le bien : analysez l’emplacement, la qualité de l’usufruitier, la durée du démembrement et la décote proposée. Comparez avec les prix réels du marché local. Pour le marché de l’agglomération dijonnaise, je peux vous orienter vers les secteurs les plus porteurs.
4. Faire vérifier la convention de démembrement : c’est le document clé de l’opération. Il doit préciser les droits et obligations de chaque partie, les conditions d’entretien, les modalités de restitution et les clauses de sortie anticipée. Je recommande de le faire relire par un notaire indépendant.
5. Signer et financer : une fois votre financement obtenu, la signature se fait chez le notaire comme pour tout achat immobilier classique. Vous recevez un titre de propriété mentionnant votre qualité de nu-propriétaire.
6. Attendre la fin du démembrement : pendant cette période, vous n’avez rien à faire. Pas de gestion, pas de déclaration de revenus fonciers, pas de taxe foncière. Le bien « travaille » pour vous en prenant de la valeur tandis que l’augmentation annuelle de la taxe foncière ne vous concerne pas.
Nue-propriété vs autres investissements immobiliers
Pour vous aider à situer la nue-propriété par rapport aux autres stratégies, voici un comparatif synthétique que j’utilise régulièrement avec mes clients :
| Critère | Nue-propriété | Location classique (LMNP) | Pinel / Denormandie | Location saisonnière |
|---|---|---|---|---|
| Revenus immédiats | Non | Oui | Oui | Oui |
| Gestion locative | Aucune | À votre charge | À votre charge | Intensive (bail spécifique) |
| Avantage fiscal | Sortie IFI, aucun revenu imposable | Amortissement comptable | Réduction d’impôt plafonnée | Abattement 50 à 71 % |
| Risque de vacance | Nul (pas de loyer) | Moyen | Moyen | Élevé hors saison |
| Horizon d’investissement | 15 à 20 ans | Libre | 6, 9 ou 12 ans | Libre |
| Effort de trésorerie mensuel | Crédit seul | Crédit, charges, travaux | Crédit, charges | Crédit, charges, équipement |
| Complexité administrative | Très faible | Moyenne | Élevée | Élevée (réglementation locale) |
Comme le montre ce tableau, la nue-propriété se distingue par sa simplicité de gestion et son absence totale de risque locatif. En contrepartie, elle exige de renoncer à tout revenu pendant la durée du démembrement. C’est un arbitrage à faire en fonction de votre situation personnelle, de votre horizon de placement et de vos objectifs patrimoniaux. Pour ceux qui s’intéressent à la location saisonnière comme alternative, je détaille les spécificités dans mon guide sur la location saisonnière à Annecy.
Un point que j’observe régulièrement : les investisseurs qui choisissent la nue-propriété ont souvent un patrimoine diversifié et cherchent à sécuriser une partie de leurs actifs tout en optimisant leur fiscalité. Ce n’est généralement pas leur premier investissement, mais c’est souvent celui qu’ils considèrent comme le plus serein.
À retenir
- Vérifiez que la décote proposée correspond aux prix réels du marché local, pas à un prix gonflé artificiellement
- Privilégiez un usufruitier institutionnel solide (bailleur social, foncière reconnue) pour sécuriser l’entretien du bien
- Faites relire la convention de démembrement par un notaire indépendant avant de signer
- Simulez votre effort de trésorerie en intégrant les mensualités de crédit sans aucun loyer pendant 15 à 20 ans
- Pour une transmission familiale, respectez scrupuleusement le barème fiscal de l’article 669 du CGI pour éviter toute requalification
Questions fréquentes
Comment fonctionne l’achat en nue-propriété ?
L’achat en nue-propriété consiste à acquérir un bien immobilier sans en avoir la jouissance immédiate. Le droit de propriété est démembré : vous détenez la nue-propriété (les murs) tandis qu’un usufruitier conserve le droit d’occuper ou de louer le bien pendant une durée déterminée (généralement 15 à 20 ans). À l’issue de cette période, vous récupérez automatiquement la pleine propriété sans frais ni fiscalité supplémentaire.
Les frais de notaire sont calculés sur la valeur de la nue-propriété, et non sur la valeur en pleine propriété du bien. Dans le neuf, ils représentent environ 2 à 3 % du prix d’acquisition. Dans l’ancien, comptez 7 à 8 %. L’économie est donc double puisque le prix d’achat est déjà réduit de 30 à 40 % par rapport à la pleine propriété.Quels sont les frais de notaire pour un achat en nue-propriété ?
Le prix de la nue-propriété dépend de la valeur du bien en pleine propriété et de la durée du démembrement. Pour un démembrement de 15 ans, la décote est généralement de 30 à 35 %. Pour 20 ans, elle atteint 35 à 40 %. Ainsi, un bien valant 300 000 € en pleine propriété se négocie entre 180 000 et 210 000 € en nue-propriété selon la durée retenue.Quel est le prix d’une nue-propriété ?
Évitez les biens mal situés (zones sans tension locative), les biens avec un usufruitier financièrement fragile, les copropriétés vieillissantes nécessitant de gros travaux, et surtout les biens dont le prix en pleine propriété est gonflé artificiellement pour afficher une décote attractive. Vérifiez toujours la cohérence du prix de référence avec le marché local.Quel type de bien ne surtout pas acheter en nue-propriété ?
Oui, la plupart des banques financent l’achat en nue-propriété. Elles exigent généralement un apport de 10 à 20 % et vérifient que votre taux d’endettement reste sous les 35 %. Les intérêts d’emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers existants, ce qui peut créer un déficit foncier reportable sur les années suivantes.Peut-on financer un achat en nue-propriété par un crédit immobilier ?
Non. Le bien détenu en nue-propriété n’entre pas dans l’assiette de l’IFI. C’est l’usufruitier qui doit déclarer la valeur du bien en pleine propriété. Cet avantage est particulièrement intéressant pour les contribuables assujettis à cet impôt, car il permet de réduire significativement leur base imposable.La nue-propriété est-elle soumise à l’IFI ?
Les principaux inconvénients sont l’absence de revenus locatifs pendant toute la durée du démembrement (15 à 20 ans), une liquidité réduite en cas de revente anticipée, l’impossibilité de déduire des travaux, et le risque lié à l’état du bien au moment de la restitution. Ce montage convient aux investisseurs qui n’ont pas besoin de revenus complémentaires immédiats.Quels sont les principaux inconvénients de l’achat en nue-propriété ?
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.