Dans cet article
- La revalorisation des bases locatives cadastrales entraîne une hausse automatique de 1,7 % en 2026 pour tous les propriétaires
- Certaines communes ont voté des augmentations de taux pouvant atteindre +15 à +25 % sur un seul exercice fiscal
- La réforme des valeurs locatives, initialement prévue pour 2026, a été reportée à 2028 par le gouvernement
- Les propriétaires de plus de 75 ans sous conditions de revenus peuvent bénéficier d’une exonération totale
- La déclaration de travaux ou d’éléments de confort (toilettes, baignoire) peut modifier la valeur locative et donc votre taxe
- Il existe des recours légaux pour contester une augmentation jugée anormale auprès du centre des impôts
Sommaire
- Pourquoi la taxe foncière augmente-t-elle chaque année ?
- Le mécanisme de calcul de la taxe foncière
- La revalorisation des bases locatives en 2026
- Les villes qui augmentent le plus la taxe foncière
- La réforme des valeurs locatives : un report qui change la donne
- Qui est concerné par l’augmentation en 2026 ?
- Exonérations et réductions possibles
- L’impact des travaux et éléments de confort sur votre taxe
- Comment contester une augmentation de taxe foncière
- Mes conseils de terrain pour les propriétaires dijonnais
En dix-huit ans de conseil immobilier à Dijon, je n’ai jamais reçu autant de questions sur la taxe foncière augmentation qu’au cours de ces deux dernières années. Chaque automne, mes clients découvrent leur avis d’imposition avec stupéfaction : la facture grimpe, parfois de façon spectaculaire. Ancien directeur d’agence, je décrypte pour vous les mécanismes de cette hausse, les réformes en cours et les leviers concrets dont vous disposez pour maîtriser la situation.
Pourquoi la taxe foncière augmente-t-elle chaque année ?
La première chose que j’explique à mes clients, c’est que la taxe foncière augmentation n’est pas un phénomène ponctuel. C’est un mécanisme structurel qui repose sur deux leviers principaux : la revalorisation annuelle des bases cadastrales et les décisions de taux votées par les collectivités locales.
Chaque année, l’État applique un coefficient de revalorisation forfaitaire aux valeurs locatives cadastrales. Ce coefficient est indexé sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), ce qui signifie que même sans aucune décision locale, votre taxe foncière progresse mécaniquement au rythme de l’inflation. En période de forte inflation comme celle que nous avons connue entre 2022 et 2024, cet effet mécanique a été particulièrement violent : +7,1 % en 2023, puis +3,9 % en 2024.
Le second levier, ce sont les taux votés par les communes et intercommunalités. Depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, de nombreuses collectivités ont compensé le manque à gagner en augmentant le taux communal de la taxe foncière. Je l’ai constaté personnellement sur l’agglomération dijonnaise : plusieurs communes ont relevé leurs taux de façon significative ces trois dernières années. Pour mieux comprendre le détail du calcul, je vous invite à consulter mon guide complet sur le calcul et la simulation de la taxe foncière.

Le mécanisme de calcul de la taxe foncière
Pour bien comprendre pourquoi votre taxe augmente, il faut maîtriser la formule de calcul. La taxe foncière repose sur trois éléments fondamentaux que je détaille ci-dessous.
La valeur locative cadastrale représente le loyer théorique annuel que votre bien pourrait produire s’il était loué dans des conditions normales. Cette valeur est définie à partir de critères datant de 1970 (oui, vous avez bien lu) : surface, nombre de pièces, éléments de confort, situation géographique. Elle est ensuite revalorisée chaque année par le coefficient national.
L’administration fiscale applique ensuite un abattement de 50 % sur cette valeur locative pour obtenir la base d’imposition nette. C’est sur cette base que s’appliquent les taux votés par les collectivités. En pratique, la formule est la suivante :
Taxe foncière = (Valeur locative cadastrale × coefficient de revalorisation × 50 %) × taux d’imposition global
Le taux global est la somme du taux communal, du taux intercommunal et de la taxe spéciale d’équipement éventuelle. Pour une commune comme Dijon, le taux global cumulé dépasse régulièrement les 45 %. Selon le site officiel du ministère de l’Économie, ce mécanisme s’applique uniformément sur tout le territoire, mais les écarts de taux entre communes créent des disparités considérables.
Pour réaliser une estimation personnalisée, vous pouvez utiliser notre simulateur de taxe foncière en ligne qui intègre les derniers taux communaux.
La revalorisation des bases locatives en 2026
Pour l’année 2026, le coefficient de revalorisation des bases locatives cadastrales a été fixé à +1,7 %. Après les hausses exceptionnelles de 2023 et 2024, ce chiffre peut sembler modéré, mais il s’ajoute aux revalorisations cumulées des années précédentes. Concrètement, entre 2022 et 2026, la base cadastrale d’un même bien aura progressé de plus de 14 % cumulés, sans qu’aucun travail n’ait été réalisé.
| Année | Coefficient de revalorisation | Hausse cumulée depuis 2022 |
|---|---|---|
| 2022 | +3,4 % | +3,4 % |
| 2023 | +7,1 % | +10,7 % |
| 2024 | +3,9 % | +15,0 % |
| 2025 | +1,7 % | +16,9 % |
| 2026 | +1,7 % | +18,9 % |
Ce tableau montre bien l’effet d’accumulation. Un propriétaire qui payait 1 500 € de taxe foncière en 2021 voit sa facture passer mécaniquement à environ 1 785 € en 2026, uniquement par l’effet de la revalorisation des bases, sans aucune hausse de taux locale. Si sa commune a en plus relevé son taux, la note peut être bien plus salée.
Pour gérer cette charge croissante au quotidien, de nombreux propriétaires optent pour le prélèvement mensuel. J’ai rédigé un article détaillé sur la mensualisation de la taxe foncière : 10 ou 12 mois, qui vous aidera à choisir la meilleure option.
Les villes qui augmentent le plus la taxe foncière
En tant que professionnel du marché dijonnais, je suis particulièrement attentif aux variations locales. Toutes les communes ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines grandes villes ont procédé à des augmentations de taux très significatives ces dernières années.
Paris a défrayé la chronique en 2023 avec une hausse de +52 % du taux communal, passant de 13,5 % à 20,5 %. Marseille, Lyon, Grenoble et Metz figurent également parmi les villes ayant sensiblement relevé leurs taux. En Côte-d’Or, plusieurs communes de la métropole dijonnaise ont suivi le mouvement, bien que de façon plus mesurée.
Pour avoir une vision précise de la situation dans votre commune, je vous recommande de consulter notre classement de la taxe foncière moyenne au m² par ville. Vous y trouverez des données comparatives actualisées.

Il faut savoir que les écarts entre communes voisines peuvent être considérables. À titre d’exemple, dans l’agglomération dijonnaise, le taux communal peut varier du simple au double entre une commune comme Quetigny et certains villages périurbains. Ce paramètre est essentiel à intégrer lorsque vous réfléchissez à un achat immobilier : la taxe foncière augmentation est un coût de détention qui pèse directement sur la rentabilité d’un investissement.
D’après les données publiées par la Direction générale des finances publiques sur data.gouv.fr, les disparités entre communes se sont encore accentuées en 2025, et cette tendance se poursuit en 2026.
La réforme des valeurs locatives : un report qui change la donne
La grande réforme des valeurs locatives cadastrales, qui devait entrer en vigueur en 2026, a été officiellement reportée à 2028. Cette réforme vise à actualiser les bases cadastrales, aujourd’hui fondées sur des critères de 1970, pour les aligner sur les loyers réels du marché. Le gouvernement a annoncé ce report pour éviter un choc fiscal brutal sur des millions de propriétaires.
Ce report a des conséquences concrètes. D’un côté, les propriétaires de biens situés dans des quartiers qui se sont dévalorisés depuis 1970 continuent de payer une taxe disproportionnée par rapport à la valeur réelle de leur logement. De l’autre, certains propriétaires de biens dans des zones très prisées bénéficient encore de bases cadastrales anormalement basses.
À Dijon, j’observe ce phénomène au quotidien : des appartements du centre-ville dont la valeur a été multipliée par trois en cinquante ans conservent une base cadastrale modérée, tandis que certains pavillons en périphérie, dans des secteurs moins attractifs, supportent une charge relativement plus lourde. Pour en savoir plus sur les implications de ce report, consultez mon article sur l’annulation de la taxe foncière en 2026.
Selon le nouveau calendrier publié par Actu-Juridique, les premières simulations de la réforme montrent que certains propriétaires pourraient voir leur taxe augmenter de 30 à 50 % lorsque les nouvelles bases entreront en vigueur, tandis que d’autres bénéficieraient de baisses significatives.
Qui est concerné par l’augmentation en 2026 ?
La réponse courte : tous les propriétaires de biens immobiliers bâtis et non bâtis sont concernés par la revalorisation annuelle de 1,7 %. Que vous possédiez un appartement, une maison, un terrain constructible, un local commercial ou un garage, la base cadastrale de votre bien augmente automatiquement.
Cependant, certains propriétaires sont plus touchés que d’autres. Voici les profils les plus impactés en 2026 :
- Les propriétaires de communes ayant voté une hausse de taux : la revalorisation nationale se cumule avec l’augmentation locale, créant un effet multiplicateur
- Les multipropriétaires : l’augmentation s’applique à chaque bien détenu, l’addition peut être lourde pour un investisseur possédant plusieurs logements
- Les propriétaires ayant réalisé des travaux déclarés : ajout de pièces, création de surfaces habitables, installation d’éléments de confort modifiant la valeur locative
- Les propriétaires n’ayant pas vérifié leur fiche descriptive : des erreurs dans la description cadastrale peuvent entraîner une surévaluation de la base
Je conseille systématiquement à mes clients acquéreurs, que ce soit pour une maison à Dijon centre ou un bien en périphérie comme Chenôve ou Talant, de demander les trois derniers avis de taxe foncière du vendeur. Cela permet d’anticiper la charge récurrente et d’identifier d’éventuelles anomalies.
Exonérations et réductions possibles
Face à la taxe foncière augmentation continue, il est crucial de connaître les dispositifs d’allègement existants. En dix-huit ans de métier, j’ai aidé de nombreux propriétaires à identifier des exonérations auxquelles ils avaient droit sans le savoir.
L’exonération pour les personnes âgées : les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond (environ 12 455 € pour une part en 2026), bénéficient d’une exonération totale de la taxe foncière sur leur résidence principale. Ceux de plus de 65 ans sous les mêmes conditions de revenus bénéficient d’un dégrèvement de 100 €. Ces seuils sont définis par l’administration fiscale sur impots.gouv.fr.
L’exonération pour construction neuve : tout logement neuf bénéficie d’une exonération de 2 ans à compter du 1er janvier suivant l’achèvement des travaux. Cette exonération est de droit pour la part départementale et peut être accordée pour la part communale sur décision du conseil municipal.
L’exonération pour les bénéficiaires de l’AAH ou de l’ASPA : les personnes percevant l’allocation aux adultes handicapés ou l’allocation de solidarité aux personnes âgées peuvent être exonérées sous conditions de revenus et de cohabitation.

Le plafonnement en fonction du revenu : la taxe foncière de la résidence principale ne peut excéder 50 % du revenu fiscal de référence du foyer. Si c’est le cas, vous pouvez obtenir un dégrèvement sur réclamation.
Les exonérations liées aux travaux de rénovation énergétique : certaines communes ont voté une exonération partielle ou totale (de 50 à 100 %) pour une durée de 3 ans, en faveur des logements ayant fait l’objet de dépenses de rénovation énergétique supérieures à 10 000 € (ou 15 000 € sur 3 ans).
L’impact des travaux et éléments de confort sur votre taxe
C’est un sujet que je traite régulièrement avec mes clients : l’ajout d’éléments de confort modifie la valeur locative cadastrale et donc la taxe foncière. L’administration fiscale recense précisément chaque élément de confort de votre logement : nombre de salles de bains, de toilettes, présence d’un ascenseur, d’une piscine, d’un garage intégré.
La fameuse question des toilettes revient souvent. L’ajout d’un WC supplémentaire peut effectivement faire augmenter votre valeur locative cadastrale, car il constitue un élément de confort additionnel dans la grille d’évaluation. Le même raisonnement s’applique à l’installation d’une seconde salle de bains ou d’une baignoire. J’ai d’ailleurs rédigé un article spécifique sur l’impact de la baignoire sur votre taxe foncière.
Attention cependant : les travaux d’entretien courant (ravalement, remplacement de fenêtres à l’identique, réfection de toiture) ne modifient pas la valeur locative. Seuls les travaux qui ajoutent de la surface, créent de nouvelles pièces ou ajoutent des éléments de confort déclenchent une réévaluation.
Mon conseil : avant d’entreprendre des travaux d’agrandissement, demandez à votre centre des impôts une simulation de l’impact sur votre taxe foncière. Cela vous évitera les mauvaises surprises. C’est un réflexe que j’encourage systématiquement chez les propriétaires qui achètent à Longvic ou Marsannay-la-Côte avec un projet de rénovation.
Comment contester une augmentation de taxe foncière
Quand un client me signale une hausse anormale, la première chose que je vérifie avec lui, c’est sa fiche descriptive H1 (maison) ou H2 (appartement). Ce document, consultable auprès de votre centre des finances publiques, décrit votre bien tel que l’administration le voit : surface, nombre de pièces, éléments de confort, année de construction.
Les erreurs sont plus fréquentes qu’on ne le pense. J’ai accompagné un client propriétaire à Dijon qui payait sa taxe foncière sur une surface surévaluée de 18 m² depuis plus de dix ans. Après réclamation, il a obtenu un remboursement sur les deux dernières années et une baisse pérenne de sa taxe.
Voici la procédure que je recommande :
- Consultez votre avis d’imposition en détail sur impots.gouv.fr : vérifiez la valeur locative brute, les taux appliqués et les éventuelles exonérations
- Demandez votre fiche descriptive auprès du service des impôts fonciers de votre commune pour vérifier la cohérence des informations
- Comparez avec des biens similaires : si vos voisins dans le même immeuble paient sensiblement moins, il peut y avoir une anomalie
- Déposez une réclamation via votre espace personnel sur impots.gouv.fr ou par courrier recommandé au centre des impôts fonciers, en joignant les pièces justificatives
- Respectez les délais : la réclamation doit être déposée avant le 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement
En cas de désaccord persistant, vous pouvez saisir le conciliateur fiscal départemental, puis le tribunal administratif. Selon l’article dédié sur service-public.fr, la procédure de réclamation est gratuite et peut aboutir à des corrections rétroactives sur les années non prescrites.
Mes conseils de terrain pour les propriétaires dijonnais
Après dix-huit ans à accompagner des propriétaires sur le marché dijonnais, j’ai quelques recommandations très concrètes à partager concernant la taxe foncière augmentation dans notre métropole.
Premièrement, intégrez systématiquement la taxe foncière dans votre calcul de rendement locatif. Sur l’agglomération dijonnaise, la taxe foncière représente en moyenne entre 1 et 2 mois de loyer pour un appartement de type T2-T3. Avec les augmentations récentes, ce ratio tend à se dégrader. C’est un paramètre que je détaille dans chacune de mes analyses de marché, que ce soit pour les prix au m² par quartier à Dijon ou pour les communes périphériques.
Deuxièmement, ne négligez pas l’aspect fiscal lors d’un achat. Deux maisons identiques dans deux communes voisines peuvent avoir un écart de taxe foncière de plusieurs centaines d’euros par an. Sur une durée de détention de vingt ans, cela représente une différence significative. Que vous cherchiez à Nuits-Saint-Georges, à Genlis ou à Saint-Apollinaire, demandez toujours le montant exact de la taxe foncière avant de formuler une offre.
Troisièmement, si vous êtes en indivision, sachez que la taxe foncière est envoyée à un seul indivisaire mais qu’elle est due par tous les copropriétaires indivis au prorata de leurs parts. J’ai rédigé un article complet sur qui reçoit la taxe foncière en cas d’indivision pour clarifier ce point souvent source de conflits.
Enfin, je recommande vivement la mensualisation du paiement. Plutôt que de subir un prélèvement unique en octobre, étalez la charge sur dix mois. Cela n’empêche pas la hausse, mais elle devient beaucoup plus digeste au quotidien.
À retenir
- Vérifiez votre fiche descriptive cadastrale (H1 ou H2) pour repérer d’éventuelles erreurs de surface ou d’éléments de confort
- Comparez le taux communal de votre commune avec les communes voisines avant tout achat immobilier
- Demandez les trois derniers avis de taxe foncière au vendeur lors d’une acquisition
- Vérifiez si vous êtes éligible à une exonération liée à l’âge ou aux revenus en consultant impots.gouv.fr
- Optez pour la mensualisation sur 10 mois pour lisser la charge dans votre budget
Questions fréquentes
Qui est concerné par l’augmentation de la taxe foncière en 2026 ?
Tous les propriétaires de biens immobiliers bâtis et non bâtis sont concernés par la revalorisation forfaitaire de +1,7 % des bases locatives en 2026. Cette hausse s’applique automatiquement sur l’ensemble du territoire, indépendamment des décisions communales. Les multipropriétaires et les propriétaires de communes ayant voté une hausse de taux sont les plus impactés.
Qui va avoir l’augmentation de la taxe foncière ?
L’augmentation concerne l’intégralité des propriétaires, qu’il s’agisse d’une résidence principale, secondaire, d’un bien locatif ou d’un terrain. Seuls les biens bénéficiant d’une exonération temporaire (construction neuve de moins de 2 ans) ou les propriétaires remplissant les conditions d’exonération liées à l’âge et aux revenus sont épargnés.
Pourquoi ma taxe foncière augmente-t-elle tous les ans ?
Votre taxe foncière augmente chaque année en raison de la revalorisation annuelle des bases locatives cadastrales, indexée sur l’inflation. À cela peuvent s’ajouter des hausses de taux votées par votre commune ou intercommunalité, ainsi que des modifications de la valeur locative liées à des travaux déclarés ou à une mise à jour de votre fiche descriptive par l’administration.
Quelles sont les villes qui augmentent le plus la taxe foncière ?
Parmi les grandes villes, Paris a procédé à la hausse la plus spectaculaire avec +52 % du taux communal en 2023. Marseille, Lyon, Grenoble, Metz et plusieurs communes de banlieue ont également significativement relevé leurs taux. Les augmentations varient fortement d’une commune à l’autre ; il est indispensable de vérifier le taux de votre commune sur le site des impôts.
Quel âge pour ne plus payer de taxe foncière ?
Les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition peuvent être totalement exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale, à condition que leur revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond fixé chaque année (environ 12 455 € pour une part en 2026). Les personnes de plus de 65 ans sous les mêmes conditions bénéficient d’un dégrèvement de 100 €.
Comment est calculée la taxe foncière en 2026 ?
La taxe foncière 2026 est calculée en appliquant le coefficient de revalorisation de +1,7 % à la valeur locative cadastrale de votre bien, puis un abattement de 50 % pour obtenir la base nette. Les taux votés par la commune et l’intercommunalité sont ensuite appliqués à cette base. Le montant final dépend donc à la fois de la revalorisation nationale et des décisions fiscales locales.
Peut-on contester une augmentation de taxe foncière ?
Oui, vous pouvez déposer une réclamation auprès de votre centre des impôts fonciers si vous constatez une erreur sur votre fiche descriptive (surface, nombre de pièces, éléments de confort). La réclamation doit être effectuée avant le 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement. En cas de désaccord, le conciliateur fiscal départemental puis le tribunal administratif peuvent être saisis.
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.