Après 18 ans à accompagner des investisseurs sur le marché dijonnais, je peux affirmer que la résidence étudiante reste l’un des placements les plus solides de la métropole. Dijon accueille chaque année plus de 40 000 étudiants, et la demande locative autour du campus ne faiblit jamais. Si vous cherchez un investissement à la fois accessible et rentable, le logement étudiant près du campus mérite toute votre attention.
Dans cet article
- Dijon compte plus de 40 000 étudiants pour un parc locatif étudiant structurellement déficitaire
- Un studio étudiant proche du campus se négocie entre 55 000 et 95 000 € selon la résidence et l’état
- La rentabilité brute oscille entre 4,5 % et 6,5 % selon le quartier et le type de bien
- Le statut LMNP permet d’amortir le bien et de percevoir des loyers faiblement imposés pendant 20 ans
- Les quartiers Mansart, Montmuzard et Mirande offrent les meilleurs ratios prix/demande pour un investissement étudiant
- Le taux de vacance locative en résidence étudiante à Dijon reste inférieur à 3 % en moyenne annuelle
Sommaire
- Le marché étudiant dijonnais en chiffres
- Pourquoi investir en résidence étudiante près du campus
- Les quartiers à privilégier autour du campus
- Prix d’achat et rentabilité attendue
- Quel statut fiscal pour un investissement étudiant
- Résidence gérée ou location directe : que choisir
- Les critères de sélection d’un bon investissement étudiant
- Les erreurs à éviter quand on investit en résidence étudiante
Le marché étudiant dijonnais en chiffres
Dijon est la première ville universitaire de Bourgogne-Franche-Comté. L’Université de Bourgogne, Sciences Po Dijon, l’ESC Dijon et les écoles d’ingénieurs attirent chaque année une population étudiante croissante. Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur, la métropole dijonnaise a vu ses effectifs étudiants progresser de 8 % en dix ans.
Face à cette demande, l’offre de logements étudiants reste insuffisante. Le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté ne dispose que d’environ 4 500 places pour plus de 40 000 étudiants. Cela signifie que la grande majorité des étudiants se tourne vers le parc locatif privé. Pour un investisseur, cette tension locative est une garantie de remplissage quasi permanente.
J’observe sur le terrain que les studios meublés de 18 à 25 m² partent en location en moins de 48 heures lorsqu’ils sont situés à proximité du tramway ou du campus. La rentrée universitaire génère un pic de demande dès juin, mais les relocations restent fréquentes toute l’année grâce aux échanges Erasmus et aux stages de fin d’études.

Pourquoi investir en résidence étudiante près du campus
L’investissement en résidence étudiante cumule plusieurs avantages que je détaille régulièrement à mes clients :
Un ticket d’entrée accessible. Contrairement à un appartement familial en centre-ville, un studio étudiant à Dijon s’acquiert à partir de 55 000 € dans l’ancien rénové. C’est un excellent premier investissement, y compris pour les jeunes actifs qui souhaitent se constituer un patrimoine sans mobiliser un apport considérable.
Une demande locative structurelle. La population étudiante se renouvelle chaque année. Contrairement à d’autres segments du marché, vous ne dépendez pas d’un cycle économique ou d’une mode. Tant que Dijon conserve son attractivité universitaire, et c’est le cas depuis des décennies, la demande reste soutenue.
Un rendement supérieur à la moyenne. Les petites surfaces offrent historiquement les meilleurs rendements locatifs. À Dijon, un studio étudiant bien placé génère une rentabilité brute de 5 à 6,5 %, contre 3,5 à 4,5 % pour un T3 en centre-ville. Si vous souhaitez approfondir la question du rendement, je vous invite à consulter mon guide sur l’investissement LMNP à Dijon et les quartiers les plus rentables.
Une gestion simplifiée. Les baux étudiants sont des baux meublés d’une durée de 9 mois, ce qui vous permet de récupérer facilement le logement en cas de besoin. Le mobilier attendu reste standardisé : lit, bureau, rangement, coin cuisine. Pas de travaux lourds ni de prestations haut de gamme à prévoir.
Les quartiers à privilégier autour du campus
En tant que conseiller ancré localement, je connais chaque rue de Dijon. Voici les secteurs que je recommande pour un investissement étudiant :
Le quartier Montmuzard. C’est le cœur du campus universitaire. Les résidences situées boulevard Gabriel, avenue Alain Savary ou rue de Mirande offrent un accès direct aux UFR de lettres, sciences et droit. Les prix au m² restent raisonnables, autour de 2 800 à 3 200 € le m², et la demande locative est maximale. C’est mon premier choix pour un investisseur débutant.
Le secteur Mansart/Chevreul. Situé entre le campus et le centre-ville, ce quartier séduit les étudiants qui veulent combiner proximité universitaire et vie urbaine. Le tramway T1 dessert parfaitement ce secteur. Les studios s’y louent entre 380 et 450 € charges comprises.
Le quartier Mirande/Bourroches. Un peu plus éloigné du campus principal, ce secteur offre des prix d’achat inférieurs de 10 à 15 % par rapport à Montmuzard. La ligne T2 du tramway compense l’éloignement, et les étudiants des écoles de santé (médecine, pharmacie) y trouvent facilement leur bonheur. Pour mieux comprendre le positionnement de chaque quartier, mon article sur les points à vérifier avant d’acheter à Dijon centre vous apportera un éclairage complémentaire.
Le centre-ville historique. Les loyers y sont plus élevés, mais les prix d’achat aussi. La rentabilité est donc légèrement inférieure. En revanche, la revente est plus facile et la valeur patrimoniale plus forte. C’est un bon choix si vous visez un horizon long terme de 15 à 20 ans.

Prix d’achat et rentabilité attendue
Voici un tableau comparatif que j’ai élaboré à partir des transactions que j’ai accompagnées ces deux dernières années :
| Quartier | Prix moyen studio 20 m² | Loyer mensuel CC | Rentabilité brute | Taux de vacance |
|---|---|---|---|---|
| Montmuzard (campus) | 60 000 à 70 000 € | 400 à 440 € | 5,8 à 6,5 % | Moins de 2 % |
| Mansart/Chevreul | 65 000 à 78 000 € | 380 à 450 € | 5,2 à 6,0 % | Moins de 3 % |
| Mirande/Bourroches | 55 000 à 65 000 € | 350 à 400 € | 5,5 à 6,2 % | Moins de 4 % |
| Centre-ville historique | 75 000 à 95 000 € | 420 à 480 € | 4,5 à 5,5 % | Moins de 2 % |
| Résidence gérée (neuf) | 80 000 à 110 000 € | 350 à 420 € (net exploitant) | 3,8 à 4,8 % | Garanti par bail |
Ces chiffres sont des moyennes constatées. La rentabilité nette, après charges de copropriété, taxe foncière et éventuels frais de gestion, se situe généralement 1 à 1,5 point en dessous de la rentabilité brute. Pour calculer précisément votre rendement net, je vous conseille de prendre en compte l’ensemble des charges. Mon article sur les charges de copropriété et leur répartition vous aidera à y voir clair.
Un point important : la taxe foncière à Dijon reste modérée comparée à d’autres métropoles françaises, ce qui préserve la rentabilité nette. Vous pouvez consulter mon analyse détaillée sur la simulation de taxe foncière pour estimer précisément votre charge fiscale.
Quel statut fiscal pour un investissement étudiant
C’est la question que me posent systématiquement mes clients. Pour un investissement en résidence étudiante, le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) est presque toujours le plus adapté. Voici pourquoi :
Le régime réel du LMNP permet d’amortir comptablement le bien immobilier, le mobilier et les frais d’acquisition. Concrètement, vous déduisez chaque année une fraction de la valeur du bien de vos revenus locatifs. Résultat : pendant les 15 à 20 premières années, vos revenus locatifs sont peu ou pas imposés. C’est un avantage fiscal considérable que peu de placements offrent.
Selon l’administration fiscale française, le régime LMNP au réel s’applique tant que vos recettes locatives meublées restent inférieures à 23 000 € par an et ne dépassent pas vos autres revenus professionnels. Avec un studio étudiant à Dijon qui génère 4 500 à 5 500 € de loyers annuels, vous êtes largement dans les clous.
Le micro-BIC est une alternative plus simple si vous ne souhaitez pas tenir une comptabilité. Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % sur vos recettes. Mais dans la majorité des cas que je traite, le régime réel est plus avantageux grâce aux amortissements. Pour un comparatif détaillé entre ces deux régimes, je vous renvoie à mon guide complet sur le LMNP à Dijon.
Concernant l’ancien dispositif Pinel, il n’est plus applicable aux investissements réalisés en 2025 et au-delà. Si vous vous intéressez aux programmes neufs, mon article sur l’immobilier neuf à Dijon et les anciens avantages Pinel retrace l’historique de ce dispositif et ses alternatives actuelles.
Résidence gérée ou location directe : que choisir
Cette question revient constamment dans mes consultations. Les deux approches ont leurs mérites, et le bon choix dépend de votre profil d’investisseur.
La résidence étudiante gérée est un ensemble immobilier confié à un exploitant professionnel (Nexity Studéa, Réside Études, Student Factory, etc.). Vous achetez un lot et signez un bail commercial avec le gestionnaire, qui se charge de tout : mise en location, entretien, gestion quotidienne. Vous percevez un loyer garanti, généralement indexé, qu’il y ait un locataire ou non.
Les avantages sont évidents : aucune gestion locative, pas de risque de vacance, et la récupération de la TVA à 20 % sur le prix d’achat dans le neuf. En contrepartie, la rentabilité est plus faible (3,8 à 4,8 % brut) et vous êtes dépendant de la solidité financière de l’exploitant. J’ai vu des investisseurs dijonnais se retrouver en difficulté quand un gestionnaire a fait faillite.
La location directe consiste à acheter un studio dans une copropriété classique et à le louer vous-même ou via une agence. La rentabilité est supérieure (5 à 6,5 % brut), mais vous assumez la gestion : recherche de locataire, état des lieux, petites réparations. Si vous déléguez à un administrateur de biens, comptez 6 à 8 % du loyer en frais de gestion.
Mon conseil : si vous habitez Dijon ou à proximité et que vous êtes prêt à consacrer quelques heures par an à la gestion, la location directe est nettement plus rentable. Si vous vivez loin ou que vous préférez un placement 100 % passif, la résidence gérée offre une tranquillité d’esprit appréciable. Dans tous les cas, consultez mon guide sur la location d’appartement à Dijon côté propriétaire pour maîtriser les aspects pratiques.

Les critères de sélection d’un bon investissement étudiant
En 18 ans de conseil immobilier à Dijon, j’ai identifié les critères qui font la différence entre un investissement étudiant performant et un achat décevant :
La proximité des transports. Le tramway T1 et T2 est le critère numéro un pour les étudiants dijonnais. Un studio à moins de 5 minutes à pied d’une station se loue 10 à 15 % plus cher qu’un bien équivalent mal desservi. La ligne T1 relie directement la gare au campus ; c’est l’axe en or pour un investisseur.
La surface optimale. Le studio de 18 à 22 m² est le format le plus demandé et le plus rentable au m². En dessous de 16 m², vous risquez de ne pas respecter les normes de décence (la surface minimale légale est de 9 m², mais en pratique, un studio trop petit fait fuir les candidats). Au-dessus de 25 m², le loyer au m² diminue et la rentabilité baisse.
L’état du bien et les prestations. Un logement rénové avec une kitchenette équipée, une salle d’eau fonctionnelle et un bon DPE (classement C ou mieux) se loue sans difficulté et limite le turnover. Les étudiants et leurs parents sont de plus en plus attentifs à la performance énergétique, surtout depuis l’interdiction progressive de location des passoires thermiques prévue par la réglementation DPE du ministère de la Transition écologique.
Les charges de copropriété. Vérifiez systématiquement le montant des charges avant d’acheter. Dans certaines résidences des années 1970 autour du campus, les charges peuvent atteindre 150 à 200 € par mois, ce qui grève sérieusement la rentabilité. Privilégiez les copropriétés bien gérées avec des charges maîtrisées, idéalement sous 80 € mensuels pour un studio.
Le potentiel de revente. Un studio étudiant bien placé à Dijon se revend facilement, car il intéresse aussi bien les investisseurs que les parents qui achètent pour loger leur enfant. La demande de revente est particulièrement forte dans les quartiers Montmuzard et centre-ville.
Les erreurs à éviter quand on investit en résidence étudiante
Au fil des années, j’ai vu des investisseurs commettre des erreurs coûteuses. Voici celles que je vous invite à éviter absolument :
Acheter sur plan sans vérifier l’exploitant. En résidence gérée, la qualité de l’exploitant est aussi importante que l’emplacement. Renseignez-vous sur sa solidité financière, son historique et les avis des propriétaires existants. Un rendement garanti de 5 % par un exploitant fragile vaut moins qu’un rendement de 4 % avec un gestionnaire solide.
Négliger les frais annexes. Le prix d’achat n’est que la partie visible. Ajoutez les frais de notaire (7 à 8 % dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf), les éventuels travaux de mise aux normes, le mobilier initial (comptez 2 000 à 3 500 € pour équiper un studio) et les frais de comptabilité si vous optez pour le régime réel LMNP.
Surestimer le loyer. Je vois régulièrement des projections commerciales avec des loyers gonflés de 10 à 15 %. Vérifiez toujours le loyer réel du marché en consultant les annonces locatives sur le secteur visé. À Dijon, un studio étudiant de 20 m² se loue entre 350 et 480 € selon le quartier et les prestations ; méfiez-vous des promesses au-delà de ces fourchettes.
Oublier la vacance estivale. Avec un bail étudiant de 9 mois, votre logement est potentiellement vide en juillet et août. Deux solutions : proposer le logement en location courte durée estivale (Dijon attire de plus en plus de touristes) ou négocier un bail de 12 mois avec un étudiant qui reste l’été. Intégrez dans votre calcul de rentabilité un à deux mois de vacance par an pour rester réaliste.
Investir trop loin du campus ou des transports. Un studio à 3 000 € le m² dans un quartier excentré semble attractif sur le papier, mais s’il faut 30 minutes de bus pour rejoindre la fac, les étudiants ne viendront pas. L’emplacement prime toujours sur le prix au m².
Pour mieux appréhender l’ensemble des paramètres fiscaux liés à votre investissement, notamment la taxe foncière qui impacte directement votre rendement net, je vous recommande de parcourir mon article sur qui doit payer la taxe foncière et dans quels cas.
De même, si vous envisagez un montage en nue-propriété, sachez que ce dispositif peut s’appliquer aux résidences étudiantes avec un démembrement temporaire de 15 à 20 ans. C’est une stratégie patrimoniale que je recommande aux investisseurs à forte fiscalité.
À retenir
- Ciblez les studios de 18 à 22 m² situés à moins de 5 minutes du tramway T1 ou T2
- Privilégiez les quartiers Montmuzard, Mansart et Mirande pour le meilleur ratio prix/demande
- Optez pour le régime réel LMNP afin de bénéficier des amortissements et réduire votre imposition
- Intégrez 1 à 2 mois de vacance dans votre calcul de rentabilité pour rester réaliste
- Vérifiez les charges de copropriété avant d’acheter : elles ne doivent pas dépasser 80 € par mois pour un studio
Questions fréquentes
Quel budget prévoir pour investir en résidence étudiante à Dijon ?
Pour un studio de 18 à 22 m² proche du campus, comptez entre 55 000 et 95 000 € selon le quartier et l’état du bien. Ajoutez 7 à 8 % de frais de notaire dans l’ancien et 2 000 à 3 500 € de mobilier. Un apport de 10 à 15 % facilite l’obtention du crédit, mais certaines banques financent à 100 % ce type de projet grâce à la solidité de la demande locative étudiante.
Quelle rentabilité espérer pour un studio étudiant à Dijon ?
La rentabilité brute se situe entre 4,5 et 6,5 % selon le quartier et le type de bien. En location directe dans le secteur Montmuzard, on atteint régulièrement 5,8 à 6,5 % brut. En résidence gérée, la rentabilité tourne plutôt autour de 3,8 à 4,8 %. La rentabilité nette, après charges et fiscalité, est généralement inférieure de 1 à 1,5 point.
Le statut LMNP est-il adapté à un investissement étudiant ?
Oui, le LMNP est le statut fiscal le plus avantageux pour un investissement en résidence étudiante. Le régime réel permet d’amortir le bien et le mobilier, ce qui réduit considérablement l’imposition sur les loyers. Avec un studio étudiant générant 4 500 à 5 500 € de loyers annuels, vous restez largement sous le plafond de 23 000 € requis pour conserver le statut de loueur non professionnel.
Faut-il préférer une résidence gérée ou la location en direct ?
La résidence gérée convient aux investisseurs qui recherchent un placement 100 % passif avec un loyer garanti par bail commercial. La location directe offre une rentabilité supérieure de 1 à 2 points, mais implique de gérer la mise en location et l’entretien. Si vous habitez Dijon ou sa région, la location directe est plus rentable. Si vous vivez loin, la résidence gérée vous épargne toute contrainte de gestion.
Quels sont les meilleurs quartiers pour un investissement étudiant à Dijon ?
Le quartier Montmuzard, au cœur du campus, est le choix numéro un avec un taux de vacance inférieur à 2 %. Le secteur Mansart/Chevreul, entre campus et centre-ville, séduit par sa desserte tramway. Le quartier Mirande/Bourroches offre des prix plus bas avec une bonne connexion via la ligne T2. Le centre-ville historique reste un choix patrimonial solide avec une excellente liquidité à la revente.
Comment limiter la vacance locative en période estivale ?
Deux stratégies fonctionnent bien à Dijon. La première consiste à proposer le studio en location courte durée pendant l’été, car Dijon attire un nombre croissant de touristes grâce à sa gastronomie et son patrimoine UNESCO. La seconde est de cibler des étudiants en cursus long (master, doctorat) ou en stage, qui restent souvent 12 mois. Un bail meublé d’un an plutôt qu’un bail étudiant de 9 mois supprime le problème de la vacance estivale.
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.