Dans cet article
- Le taux communal de taxe foncière à Dijon reste stable à 40,16 % en 2026, mais la revalorisation nationale des bases cadastrales de +1,7 % fait grimper la facture
- Un appartement T3 de 65 m² au centre-ville génère une taxe foncière moyenne de 1 150 à 1 400 € selon l’état et l’ancienneté du bien
- Les quartiers Toison d’Or et Montchapet affichent les montants les plus élevés, avec des valeurs locatives cadastrales supérieures de 15 à 25 % à la moyenne dijonnaise
- Les acquéreurs dans le neuf bénéficient d’une exonération de 2 ans sur la part communale, un levier concret pour réduire la charge fiscale les premières années
- La taxe foncière représente entre 8 et 14 % des loyers annuels bruts selon les quartiers, un paramètre décisif pour le rendement locatif net
- Plusieurs dispositifs d’exonération et de dégrèvement existent pour les propriétaires de plus de 75 ans ou en situation de handicap sous conditions de revenus
Sommaire
- Comprendre la taxe foncière à Dijon en 2026
- Taux d’imposition : Dijon et la métropole en détail
- Montants moyens de taxe foncière par quartier dijonnais
- Impact de la revalorisation des bases cadastrales 2026
- Exonérations et réductions applicables à Dijon
- Taxe foncière et rendement locatif : l’équation dijonnaise
- Comment simuler votre taxe foncière à Dijon
- Perspectives d’évolution de la fiscalité locale dijonnaise
Après 18 ans à accompagner des acheteurs et des investisseurs sur le marché dijonnais, je constate que la taxe foncière reste l’un des sujets les plus sous-estimés lors d’un projet immobilier. Pourtant, cette charge récurrente pèse directement sur la rentabilité d’un investissement et sur le budget mensuel des propriétaires occupants. En 2026, la donne évolue encore avec la revalorisation automatique des bases cadastrales décidée au niveau national. Je vous propose un tour d’horizon complet, quartier par quartier, pour anticiper au mieux votre fiscalité locale.
Comprendre la taxe foncière à Dijon en 2026
La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) concerne tous les propriétaires d’un bien immobilier au 1ᵉʳ janvier de l’année d’imposition. À Dijon, comme partout en France, son calcul repose sur trois éléments : la valeur locative cadastrale du bien, un abattement forfaitaire de 50 %, puis l’application des taux votés par les collectivités locales (commune et intercommunalité).
Concrètement, la formule est la suivante : Taxe foncière = (valeur locative cadastrale × 50 %) × taux d’imposition global. La valeur locative cadastrale est censée refléter le loyer annuel théorique que pourrait produire le bien. En pratique, ces valeurs datent pour la plupart de 1970 et sont actualisées chaque année par un coefficient forfaitaire voté en loi de finances.
Pour 2026, le gouvernement a fixé ce coefficient de revalorisation à +1,7 %, aligné sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). C’est nettement moins que les +7,1 % de 2023 ou les +3,9 % de 2024, mais cela s’ajoute aux hausses cumulées des années précédentes. Depuis 2020, les bases cadastrales ont ainsi progressé de plus de 18 % cumulés, ce qui explique la hausse ressentie par de nombreux propriétaires dijonnais.
Je rappelle régulièrement à mes clients que la taxe foncière ne se limite pas à la commune : elle intègre aussi la part de Dijon Métropole, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et les taxes spéciales d’équipement. Tous ces éléments figurent sur l’avis d’imposition reçu en général fin août ou début septembre, avec une date limite de paiement autour du 15 octobre. Pour en comprendre le détail, je vous invite à consulter le guide officiel du ministère de l’Économie sur la taxe foncière.
Taux d’imposition : Dijon et la métropole en détail

En 2026, la municipalité de Dijon a maintenu ses taux de fiscalité locale inchangés, une décision confirmée lors du vote du budget primitif 2026. Ce gel des taux est en place depuis plusieurs années, ce que la maire Nathalie Koenders a qualifié d’engagement fort envers les contribuables dijonnais. Cependant, ne confondez pas gel des taux et gel de la facture : la revalorisation nationale des bases fait mécaniquement augmenter le montant à payer.
| Collectivité | Taux TFPB 2026 | Évolution vs 2025 |
|---|---|---|
| Commune de Dijon | 40,16 % | Stable |
| Dijon Métropole (intercommunalité) | 1,14 % | Stable |
| Taxes spéciales d’équipement | 0,68 % | Stable |
| TEOM (ordures ménagères) | 9,45 % | Stable |
| Taux global cumulé | 51,43 % | Stable |
Ce taux global de 51,43 % appliqué à la base nette d’imposition situe Dijon dans la moyenne haute des villes de taille comparable. Lyon affiche un taux communal de 31,89 %, Strasbourg 42,59 % et Besançon 52,19 %. Le positionnement de Dijon s’explique notamment par le transfert de la taxe d’habitation (supprimée pour les résidences principales) qui a poussé certaines communes à ajuster leur taux foncier. Pour Dijon, ce transfert a été intégré en 2023 sans sur-taxation supplémentaire.
Si vous envisagez d’investir dans les communes limitrophes, sachez que les taux varient sensiblement. À Chenôve, le taux communal atteint 48,31 %, tandis qu’à Ahuy ou Daix, il oscille entre 28 et 33 %, ce qui peut représenter plusieurs centaines d’euros d’écart annuel pour un bien équivalent.
Montants moyens de taxe foncière par quartier dijonnais
Voici l’information que mes clients me demandent le plus souvent : combien vais-je payer selon le quartier ? J’ai compilé ces estimations à partir de ma connaissance du terrain, des données cadastrales et des retours de propriétaires que j’accompagne. Ces montants sont des moyennes indicatives pour un appartement T3 de 65 m² environ, hors exonérations particulières.
| Quartier | Taxe foncière moyenne T3 (65 m²) | Valeur locative cadastrale indicative | Tendance 2026 |
|---|---|---|---|
| Centre-ville / République | 1 200 – 1 400 € | 4 800 – 5 500 € | Stable (revalorisation seule) |
| Montchapet | 1 350 – 1 550 € | 5 200 – 6 000 € | Stable |
| Toison d’Or / Valendons | 1 300 – 1 500 € | 5 000 – 5 800 € | Stable |
| Victor Hugo / Darcy | 1 150 – 1 350 € | 4 500 – 5 200 € | Stable |
| Port du Canal / Bourroches | 950 – 1 150 € | 3 700 – 4 500 € | Stable |
| Université / Mansart | 900 – 1 100 € | 3 500 – 4 300 € | Stable |
| Fontaine d’Ouche | 750 – 950 € | 2 900 – 3 700 € | Stable |
| Grésilles | 700 – 900 € | 2 700 – 3 500 € | Stable |
| Chevreul / Parc | 1 100 – 1 300 € | 4 300 – 5 000 € | Stable |
| Junot / Clemenceau | 1 000 – 1 200 € | 3 900 – 4 700 € | Stable |
Ces écarts s’expliquent par les valeurs locatives cadastrales attribuées à chaque zone. Montchapet et la Toison d’Or, quartiers résidentiels prisés avec des copropriétés soignées, affichent logiquement des valeurs plus élevées. À l’inverse, les quartiers prioritaires comme les Grésilles ou Fontaine d’Ouche présentent des valeurs locatives cadastrales plus basses, ce qui se traduit par une fiscalité foncière plus contenue.
Pour une maison individuelle de 100 m² avec jardin, comptez un montant supérieur de 40 à 60 % par rapport à ces estimations d’appartement. Les maisons de Montchapet ou du quartier Toison d’Or peuvent ainsi dépasser les 2 000 € annuels. À Longvic, les maisons restent plus accessibles fiscalement, avec des taxes foncières moyennes de 1 200 à 1 600 € pour un pavillon de 100 m².
Impact de la revalorisation des bases cadastrales 2026

La revalorisation de +1,7 % des bases cadastrales en 2026 est le mécanisme qui fait augmenter votre taxe foncière même quand les taux communaux restent stables. Concrètement, pour un propriétaire dijonnais qui payait 1 200 € en 2025, cette seule revalorisation ajoute environ 20 € à la facture 2026. C’est modéré si on regarde une seule année, mais l’effet cumulatif depuis 2020 est bien plus significatif.
Prenons un exemple concret que je rencontre régulièrement. Un T3 dans le quartier Victor Hugo avec une valeur locative cadastrale de 4 800 € en 2025 voit celle-ci passer à 4 882 € en 2026 (+1,7 %). Après l’abattement de 50 %, la base nette passe de 2 400 € à 2 441 €. En appliquant le taux global de 51,43 %, la taxe foncière passe de 1 234 € à 1 255 €, soit 21 € de plus. Cette mécanique est identique pour tous les biens de la commune.
Ce qui est important à comprendre, c’est que cette revalorisation est forfaitaire et nationale. Elle ne tient pas compte de l’état réel de votre bien ni de l’évolution locale du marché. Un appartement entièrement rénové dans un immeuble haussmannien du centre-ville et un logement vétuste dans le même quartier subissent la même hausse en pourcentage. C’est l’une des limites du système actuel, et la raison pour laquelle une réforme de la révision des valeurs locatives est régulièrement évoquée, même si elle a été suspendue par le gouvernement pour les propriétés d’habitation.
Pour retrouver l’historique de vos revalorisations successives, consultez votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers ». Vous y trouverez la valeur locative de chaque bien que vous détenez. Si vous constatez une anomalie, comme une surface surévaluée ou un local classé dans la mauvaise catégorie, vous pouvez déposer une réclamation auprès de votre centre des impôts fonciers. J’ai vu des cas où cette démarche a permis de réduire la taxe foncière de 10 à 15 %.
Exonérations et réductions applicables à Dijon
Plusieurs dispositifs permettent de réduire, voire de supprimer, la taxe foncière à Dijon. Les connaître avant d’acheter peut faire une vraie différence dans le calcul de votre investissement. Voici les principaux cas que je rencontre dans ma pratique.
Exonération de 2 ans pour les constructions neuves : tout logement neuf bénéficie d’une exonération de la part communale pendant les deux premières années suivant l’achèvement. C’est un avantage non négligeable, surtout sur les programmes neufs à Dijon, où la taxe foncière peut représenter 1 200 à 1 500 € par an. Pour en bénéficier, il faut déposer la déclaration H1 (maison) ou H2 (appartement) auprès du service des impôts fonciers dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux.
Exonération pour les personnes âgées ou en situation de handicap : les propriétaires de plus de 75 ans dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds (environ 12 455 € pour une part en 2026) sont exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale. Les titulaires de l’AAH (allocation aux adultes handicapés) bénéficient du même dispositif. Pour plus de détails sur les conditions d’annulation de la taxe foncière en 2026, je vous ai préparé un guide dédié.
Dégrèvement pour les 65-75 ans : les propriétaires âgés de 65 à 75 ans, sous conditions de revenus, bénéficient d’un dégrèvement forfaitaire de 100 € sur leur résidence principale. Ce n’est pas considérable, mais combiné avec d’autres dispositifs, cela peut alléger la facture.
Exonération pour travaux d’économie d’énergie : les propriétaires ayant réalisé des travaux de rénovation énergétique d’un montant supérieur à 10 000 € (ou 15 000 € sur trois ans) peuvent bénéficier d’une exonération de 50 à 100 % de la part communale pendant 3 ans. À Dijon, cette exonération a été votée par le conseil municipal. Cependant, elle concerne uniquement les logements achevés avant le 1ᵉʳ janvier 1989.
Si vous souhaitez approfondir la question de qui doit payer la taxe foncière et dans quels cas, notamment lors d’une vente en cours d’année ou d’une situation d’indivision, j’ai rédigé des articles détaillés sur ces sujets.
Taxe foncière et rendement locatif : l’équation dijonnaise

Pour les investisseurs, la taxe foncière est une charge incompressible qui impacte directement le rendement net. À Dijon, selon le quartier choisi, elle peut représenter entre 8 et 14 % des loyers annuels bruts. C’est un paramètre que je calcule systématiquement avec mes clients avant toute décision d’investissement.
| Quartier | Loyer moyen T3 (mensuel) | Taxe foncière moyenne T3 | Part de la TF dans le loyer annuel | Rendement brut indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Centre-ville | 750 € | 1 300 € | 14,4 % | 5,2 % |
| Montchapet | 780 € | 1 450 € | 15,5 % | 4,8 % |
| Toison d’Or | 760 € | 1 400 € | 15,4 % | 4,6 % |
| Université / Mansart | 680 € | 1 000 € | 12,3 % | 5,8 % |
| Grésilles | 600 € | 800 € | 11,1 % | 6,4 % |
| Port du Canal | 700 € | 1 050 € | 12,5 % | 5,5 % |
Le quartier Université est particulièrement intéressant pour les investisseurs ciblant la résidence étudiante : la taxe foncière y est modérée et la demande locative très soutenue. Pour les studios et T2, le ratio taxe foncière/loyer descend même sous les 10 %, ce qui améliore sensiblement le rendement net.
En LMNP (loueur meublé non professionnel), la taxe foncière est déductible des revenus locatifs au réel. C’est un avantage fiscal non négligeable qui permet de diminuer l’assiette imposable. En revanche, en micro-BIC, la taxe foncière est déjà incluse dans l’abattement forfaitaire de 50 %. Pensez à faire le calcul entre les deux régimes : au-delà de 800 à 900 € de taxe foncière annuelle pour un bien meublé, le régime réel devient généralement plus avantageux.
Pour les propriétaires bailleurs, je recommande de mentionner clairement la taxe foncière dans votre budget prévisionnel de mise en location. N’oubliez pas que la TEOM (incluse dans la taxe foncière) est récupérable auprès du locataire via les charges. Sur un T3 à Dijon, la TEOM représente environ 200 à 280 € par an.
Comment simuler votre taxe foncière à Dijon
Avant d’acheter un bien à Dijon, je conseille toujours de demander au vendeur son dernier avis de taxe foncière. C’est le moyen le plus fiable d’estimer votre future charge fiscale. Si le vendeur ne communique pas cette information, voici comment procéder par vous-même.
Méthode 1 : à partir de la valeur locative cadastrale. Rendez-vous sur votre espace impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers ». Vous y trouverez la valeur locative du bien si vous en êtes déjà propriétaire. Pour un bien que vous envisagez d’acheter, demandez au vendeur ou à l’agent immobilier cette information. Ensuite, appliquez la formule : (Valeur locative × 50 %) × 51,43 % = taxe foncière estimée.
Méthode 2 : estimation par comparaison. Utilisez le tableau par quartier que j’ai détaillé plus haut et ajustez en fonction de la surface et du type de bien. Pour un T2 de 45 m², comptez environ 65 à 70 % du montant indiqué pour un T3. Pour une maison de 100 m², multipliez par 1,4 à 1,6.
Méthode 3 : la fiche de renseignement cadastrale. Vous pouvez demander gratuitement une fiche de renseignement sur un bien immobilier auprès du centre des impôts fonciers de Dijon (24 rue Chancelier de l’Hospital). Cette fiche mentionne la valeur locative cadastrale, la catégorie du local et la surface pondérée retenue. C’est un outil précieux pour vérifier que le bien est correctement évalué.
Un piège fréquent que je signale à mes clients : si le bien a fait l’objet de travaux d’agrandissement ou de changement de destination, la valeur locative cadastrale peut avoir été revue à la hausse sans que le vendeur en ait conscience. La déclaration IL (changement de consistance) est obligatoire dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux. Vérifiez toujours que la surface retenue par le fisc correspond à la réalité, surtout si vous achetez un bien récemment rénové. L’impact d’éléments de confort comme une baignoire ou une salle de bain supplémentaire sur la valeur locative est un sujet qui surprend souvent les acquéreurs.
Perspectives d’évolution de la fiscalité locale dijonnaise
Que peut-on anticiper pour les prochaines années ? Plusieurs signaux méritent votre attention si vous êtes propriétaire ou futur acquéreur à Dijon.
Le gel des taux communaux devrait se poursuivre. La majorité municipale a fait du maintien des taux un engagement politique fort. Tant que les recettes de la métropole restent dynamiques (grâce à la TVA et à la cotisation foncière des entreprises), il n’y a pas de pression immédiate pour augmenter le taux de TFPB. Cependant, la fin de la taxe d’habitation a réduit les marges de manœuvre fiscales des communes, et un retournement conjoncturel pourrait changer la donne.
La revalorisation des bases restera le principal facteur de hausse. En 2027, le coefficient devrait à nouveau suivre l’inflation, estimée autour de 1,5 à 2 % selon les projections de la Banque de France. Cumulée sur plusieurs années, cette hausse mécanique représente un vrai enjeu patrimonial.
La révision générale des valeurs locatives reste suspendue. Prévue initialement pour 2026, cette réforme majeure qui devait actualiser les bases cadastrales sur des critères modernes (et non plus ceux de 1970) a été repoussée sine die. Si elle voyait le jour, elle pourrait redistribuer significativement la charge fiscale entre quartiers. Les quartiers anciens du centre-ville, aujourd’hui revalorisés par le marché, pourraient voir leur taxe foncière augmenter, tandis que certains quartiers périphériques pourraient bénéficier d’un ajustement à la baisse.
Pour les investisseurs qui s’interrogent sur l’opportunité d’acheter dans le neuf pour bénéficier de l’exonération temporaire, je conseille de regarder au-delà des deux premières années. La tendance structurelle à la hausse de la taxe foncière doit être intégrée dans vos projections de rentabilité sur 10 ou 15 ans. Si vous hésitez entre plusieurs stratégies, comparez aussi les schémas comme la nue-propriété, où la taxe foncière est à la charge de l’usufruitier pendant toute la durée du démembrement.
Enfin, pour ceux qui souhaitent mensualiser leur taxe foncière, c’est une option que je recommande pour lisser la trésorerie, notamment aux propriétaires bailleurs dont les revenus locatifs sont eux-mêmes mensuels. La hausse continue de la taxe foncière rend cette gestion de trésorerie d’autant plus importante. Pour comparer votre situation avec d’autres villes, consultez notre classement de la taxe foncière moyenne au m² par ville.
À retenir
- Demandez l’avis de taxe foncière du vendeur avant toute offre d’achat pour connaître le montant exact
- Vérifiez la valeur locative cadastrale de votre bien sur impots.gouv.fr et contestez-la si la surface ou la catégorie est erronée
- Intégrez une hausse annuelle de 1,5 à 2 % dans vos projections de rendement locatif sur 10 ans
- Déposez la déclaration H1 ou H2 dans les 90 jours après livraison d’un bien neuf pour bénéficier de l’exonération de 2 ans
- Comparez systématiquement régime réel et micro-BIC en LMNP : au-delà de 900 € de taxe foncière, le réel est souvent plus avantageux
Questions fréquentes
Comment estimer le montant de la taxe foncière pour un bien à Dijon en 2026 ?
Le moyen le plus fiable est de demander au vendeur son dernier avis d’imposition. À défaut, récupérez la valeur locative cadastrale du bien (sur impots.gouv.fr ou auprès du centre des impôts fonciers), divisez-la par deux, puis multipliez par le taux global de 51,43 %. Pour un T3 de 65 m² à Dijon, comptez entre 700 € (Grésilles) et 1 550 € (Montchapet) selon le quartier.
Pourquoi la taxe foncière augmente à Dijon alors que les taux n’ont pas changé ?
L’augmentation provient de la revalorisation annuelle des bases cadastrales, fixée à +1,7 % pour 2026 par la loi de finances. Ce coefficient national s’applique uniformément à tous les biens, indépendamment des décisions de la commune. Depuis 2020, ces revalorisations cumulées représentent plus de 18 % de hausse sur les bases, ce qui se traduit par une augmentation équivalente du montant à payer.
Quels quartiers de Dijon ont la taxe foncière la plus basse ?
Les quartiers Grésilles et Fontaine d’Ouche affichent les montants les plus bas, avec des taxe foncières moyennes de 700 à 950 € pour un T3 de 65 m². Cela s’explique par des valeurs locatives cadastrales inférieures à celles des quartiers résidentiels prisés comme Montchapet ou la Toison d’Or, où les montants peuvent dépasser 1 500 €.
Peut-on être exonéré de taxe foncière à Dijon en 2026 ?
Oui, plusieurs cas d’exonération existent. Les propriétaires de plus de 75 ans sous conditions de revenus (revenu fiscal de référence inférieur à environ 12 455 € pour une part) sont totalement exonérés sur leur résidence principale. Les logements neufs bénéficient d’une exonération de 2 ans sur la part communale. Les propriétaires ayant réalisé plus de 10 000 € de travaux d’économie d’énergie dans un logement ancien (avant 1989) peuvent obtenir une exonération de 3 ans.
La taxe foncière est-elle déductible des revenus locatifs à Dijon ?
En location nue au régime réel (revenus fonciers), la taxe foncière est intégralement déductible, hors TEOM qui est récupérable auprès du locataire. En LMNP au régime réel, elle est également déductible en charge. En revanche, en micro-foncier (abattement de 30 %) ou micro-BIC (abattement de 50 %), elle est incluse dans l’abattement forfaitaire et ne peut pas être déduite séparément.
Comment contester sa taxe foncière si le montant semble trop élevé ?
Commencez par vérifier la valeur locative cadastrale sur impots.gouv.fr et comparez la surface pondérée retenue avec la surface réelle de votre logement. Si vous constatez une erreur (surface surévaluée, catégorie de confort inadaptée, éléments disparus non déclarés), adressez une réclamation au centre des impôts fonciers de Dijon. Vous disposez d’un délai jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement. Dans certains cas, la correction peut réduire la taxe foncière de 10 à 15 %.
Etienne Chevalier est conseiller immobilier independant a Dijon depuis 18 ans. Ancien directeur d agence, il partage ses analyses du marche dijonnais et ses conseils pour investir, acheter ou vendre en Cote-d Or.